Monthly Archives: February 2010

Une pensée de Pascal sur Jésus et Mahomet

Tout homme peut faire ce qu’a fait Mahomet. Car il n’a point fait de miracles, ni il n’a point été prédit. Nul homme ne peut faire ce qu’a fait Jésus-Christ.

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Is the Koran 100% Allah's Word,or are Muhammad's Words also in it?

Suppose Hindus and Christians believed:

1.That the Hindu Scriptures or NT were 100% God’s words,not a single word from a human.

2.That the Hindu Scriptures or NT said explicitely that nobody could ALTER or CHANGE the words of the text.

3.And that Hindus and Christians believe their text had been 100% preserved,that NO MAN’S words have been ADDED.

If you were to find a PART in the Hindu Scriptures or NT where it is the words of a MAN,then you can say to me:”Look,this shows the text is NOT the word of God,HUMAN WORDS have been added.So I REJECT your religion.”

The Case of Sura 27:91-92:

I have read all of SURA 27 and I know that many times the Koran has the word “SAY” followed by something from Allah.

SO WE HAVE THIS FIRST:

SURA 27:89-90

” Those who bring good works will receive far better rewards, and they will be perfectly secure from the horrors of that day.  As for those who bring evil works, they will be forced into Hell. Do you not get requited for what you did? “
FROM ALLAH’S WORDS TO MOHAMMED’S WORDSThere above it is Allah speaking,obviously but then in SURA 27:91-92 we have a Man’s Words,in fact,those of Mohammed:
The Text
Sura 27:91-92:
” I  (NOTE:Mohammed ) am simply commanded to worship the LORD (NOTE: Reb in Arabic,that is to say ALLAH) of this town.HE (NOTE:Allah) has made it a safe sanctuary  and HE (NOTE:Allah)possesses all things.

I (NOTE:Mohammed) am commanded to be a submitter. And to recite the Koran.
And to recite the Quran. ”

THEN IT CHANGES BACK TO ALLAH TALKING:

Sura 27:92-93:

“Whoever is guided is guided for his own good, and if they go astray, then SAY (NOTE: you,Mohammed,say ), “I am simply a warner.”
And SAY (NOTE:you,Mohammed,say ), “Praise be to GOD; He will show you His proofs, until you recognize them. Your Lord is never unaware of anything you do.”
Again we have:
Notice 27:91-92 begins as ” I am simply commanded to WORSHIP the LORD…” It does not seem logical for God to say he has been ORDERED by anybody to WORSHIP God.

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What the Koran tells us about Islam

Thanks to the KORAN, we have written evidence to what Islam really is and to what it is really saying, just check it out for yourself, it’s all in the book.
1.CUT OFF HANDS of THIEVES: sura 5:38
2.SAMARITAN (3X):suras 20:85/20:87/20:95
3.JEWS bring SCANDAL on EARTH 2X: sura 17:4
4.MOHAMMED found in TORAH and GOSPEL: sura 7:157
5.AHMAD:sura 6:16
6.ABRAHAM thrown into FIRE:sura 21:68-99
7.NIGHT JOURNEY: sura 17:1
8.JIHAD in TORAH and GOSPEL: sura 9:111
9.WOMEN are FIELD:sura 2:223
10.ALLAH prays upon MOHAMMED: sura 33:43/33:56
11. 100 LASHES for ADULTERER:
12.AGAINST SUICIDE:2:195
13.Don’t have Christians/Jews as friends:5:51/5:57
14.Enter Islam COMPLETELY:2:208
15.Followers of Jesus filled with COMPASSION and MERCY:57:27(contradicts 9:111)
16.ALLAH is BEST of PLANNERS(deceivers):3:54/8:30
17.PROPHETS kill MANY:8:67
18.NO COMPULSION in RELIGION:2:256
19.BEST of PEOPLES:3:110
20.KILLING INNOCENT BOY:18:74-81
21.Jesus as RIGHTEOUS son:19:19
22.Mohammed having sins(present tense):40:55/47:19/4:106(seek forgiveness day and night)
23:Cast TERROR in their HEARTS of UNBELIEVERS,strike off HEADS,cut off every FINGERTIPS,because they fight against Allah and
messenger:sura 8:15-17/also 3:151/8:59-60(in this life)/33:25-27/59:2/59:13(PLUS 9:111)
Thanks to  Esperanto for the research work and the info.

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Question pour nos amis musulmans : la Bible a-t-elle été corrompue?

Je remarque qu’à plusieurs reprises, c’est l’intégrité du texte biblique qui est remise en cause par les musulmans, notamment sur ce site ou cette idée est exprimée dans certains commentaires. A ce sujet, j’aurais quelques question à poser aux musulmans et à ceux qui défendent ces thèses.

– Si la Bible que nous avons aujourd’hui est falsifiée, pouvez vous me dire quand la “Bible authentique” a-t-elle été en circulation?

– Pouvez vous me montrer un exemplaire de la Bible authentique?

– A -t -elle été altérée intentionnellement ?

– Pouvez-vous me montrer un exemple d’altérartion du texte dans la Bible?

– Comment ce passage était-il exprimé dans l’original?

– Quand, par qui, comment, où, pourquoi a-t-il été altéré ou corrompu?

– S’agissait- il d’une corruption du texte ou du sens?

Merci de nous éclairer.

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L'égorgement de Eugene Armstrong, vidéo 18+

Souvenez vous, il y a déjà six ans…

“A Washington, un responsable américain s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a confirmé que le corps d’Eugene Armstrong avait été retrouvé, sans donner aucune précision quant au lieu ou la date de la découverte macabre. Quant au document filmé, il semble bien montrer l’exécution de l’Américain mais la CIA étudie la bande avant de l’assurer, selon la même source.

Un activiste, entourés de cinq compagnons, lit une déclaration debout derrière un homme assis, les mains les yeux bandés revêtu d’un survêtement orange et qui sanglote en se balançant d’avant en arrière. La mise en scène ressemble à d’autres exécutions attribuées à Al-Zarqaoui. Le locuteur avertit que les deux autres otages seront tués dans 24 heures si toutes les femmes musulmanes détenues en Irak ne sont pas libérées. Cinq hommes vêtus de noir se tiennent derrière l’homme assis, qui est identifié comme Armstrong dans le document et qui apparaissait déjà dans un précédent film vidéo ayant revendiqué les trois enlèvements.

Quatre des activistes apparaissant dans le film sont armés. Sur le mur est déployée une banderole frappée du sigle du groupe « Taouhid wal Jihad » (unification et guerre sainte). Après avoir lu son texte, l’homme au centre semble sortir un couteau, se jette sur l’otage par derrière, lui tranche la gorge et lui coupe le cou jusqu’à en détacher la tête. La victime halète bruyamment alors que le sang jaillit. Puis le tueur lève en l’air la tête de sa victime qu’il repose sur le reste du corps.”

La religion de paix…une fois de plus, je le répète, ceci n’est pas un cas isolé d’une bande de criminels, mais l’application littérale du “Livre Saint” de l’Islam. Ces choses arrivent aux quatres coins du monde musulman. Cette vidéo est horrible, insoutenable, même si vous ne mettez pas le son. Et pourtant…elle est représentative de l’Islam, non pas radical, mais de l’Islam tout court. Que font ces musulmans sinon émuler le “prophète”, Mahomet? Lui même était un égorgeur. Ne soyons pas dupes, Islam n’est pas synonyme de paix.

http://www.liveleak.com/e/46327ba5c5

Coran. Sourate 8.12 : Et ton Seigneur révéla aux Anges : “Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les coeurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts.

Coran 5.33 : . La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment,

Nouvelle vidéo ici http://www.avraidire.com/2010/09/lhorrible-realite-de-lislam-3brules-vifs18/

L’horrible réalité de l’Islam 3:brûlés vifs(18+)

à voir aussi http://www.avraidire.com/2010/01/lhorrible-realite-de-lislam-2-vraie-lapidation-au-pakistan/

L’horrible réalité de l’Islam 2, vraie lapidation au Pakistan

Des musulmans décapitent un enfant de 9 ans en Thailande (Attention, images choquantes)

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Muslim MAFIA 'Conspiracy' to Subvert America

It’s the ‘inside’ story of jihadism run amok in the U.S.

“Muslim Mafia”WASHINGTON � It’s the book the entire media establishment considered too hot to mention.

It’s the book the Council on American-Islamic Relations tried to stop with an end-run around the First Amendment.

And it’s the only book ever to provide the real “inside” story of jihadism run amok in the U.S.

It’s called “Muslim Mafia: Inside the Secret Underworld That’s Conspiring to Islamize America.”

“Inside” is not just hyperbole.

Chris Gaubatz put his life on the line for the defense of free people and free societies against the global jihad and Islamic supremacism. As detailed in the breathtaking book Muslim Mafia: Inside the Secret Underworld that’s Conspiring to Islamize America

http://www.truthtube.tv/flvplayer.swf

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L’« islamophobie » et le jihad idéologique moderne

L’« islamophobie » et le jihad idéologique moderne

Que font les Musulmans modérés des preuves indubitables que les terroristes jihadistes oeuvrent bien dans le cadre des traditions islamiques classiques et se basent sur le Coran et sur l’exemple de Mahomet pour exhorter leurs coreligionnaires à combattre les infidèles ? Ont-il explicitement et définitivement rejeté les enseignements des jihadistes comme incompatibles avec l’Islam du XXe siècle ? Ont-ils confronté et réfuté l’exégèse jihadiste du Coran et de la Sunna ? Ont-ils présenté une vision alternative de l’Islam suffisamment convaincante pour rivaliser avec « le pur Islam » des jihadistes dans la lutte mondiale pour emporter l’opinion des Musulmans ?

De manière générale, la réponse à toutes ces questions est non. Au lieu de cela, les Musulmans « modérés » ont inventé l’ « islamophobie ».

Aux Nations Unies: un nouveau mot, un nouvel outil de manipulation politique

Jusqu’il y a quelques années, personne n’avait entendu parler d’ « islamophobie ». Mais une année, c’est beaucoup pour une machine de propagande bien rôdée. À l’heure actuelle, ce concept – vague et somme toute creux – est pris au sérieux aux plus hauts niveaux. En décembre 2004, Kofi Annan présida un séminaire onusien consacré à l’ « islamophobie », expliquant avec la plus grande gravité et la plus grande rectitude morale : « (…) lorsque l’on est contraint de forger un néologisme pour décrire la généralisation constante d’un préjugé, c’est d’une évolution bien troublante, bien attristante, qu’il s’agit de rendre compte. C’est ce qui se passe avec l’islamophobie. Le mot est apparu semble-t-il à la fin des années 1980 et au début des années 1990, mais le phénomène lui-même existait depuis des siècles. Le poids de l’histoire et les répercussions des événements récents font qu’aujourd’hui beaucoup de musulmans se sentent blessés et incompris, qu’ils s’inquiètent de voir rogner leurs droits et qu’ils craignent même pour leur personne (…) »[1].

Sans surprise, l’attention de l’ONU resta principalement concentrée sur ces Musulmans blessés et incompris, sans que la question des racines islamiques du terrorisme jihadiste soit évoquée ; sans qu’il y eut non plus de débat quant à la compatibilité de l’Islam avec l’idée mondialement acceptée des droits de l’homme, incarnés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, des Nations Unies elles-mêmes.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : réactions islamiques

Nous avons déjà vu que le cheik iranien Tabandeh rédigea une critique islamique de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Le monde islamique a cru bon de formuler deux réponses majeures au document de l’ONU : La « Déclaration Islamique Universelle des Droits de l’Homme » en 1981, et la « Déclaration du Caire sur les Droits de l’Homme en Islam » en 1990. L’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, que nous devons au courageux libanais Charles Malik, stipule que « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction (…)»[2].

Vous ne trouverez de garantie analogue quant à la liberté de changer de religion dans aucune des deux chartes islamiques; en effet, comme nous l’avons vu, la loi traditionnelle islamique requiert la peine de mort contre ceux qui quittent l’Islam. Qui plus est, la Déclaration du Caire précise : « Tout homme a le droit d’exprimer librement son opinion pourvu qu’elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charia ; Tout homme a le droit d’ordonner le bien et de proscrire le mal, conformément aux préceptes de la Charia (…) »[3].

En se penchant sur l’ « islamophobie » plutôt que sur certaines réalités déplaisantes de l’Islam, l’ONU déshonore les victimes passées et présentes du jihad, et se montre de connivence avec les terroristes. Bien que cette position soit le résultat d’une attitude politiquement correcte et d’un prétendu souci d’éviter que d’innocents Musulmans aient à souffrir de diffamation, elle nuit en réalité aux efforts que fournissent certains Musulmans et non-Musulmans pour examiner les sources réelles de la terreur jihadiste et pour trouver des moyens d’éloigner les Musulmans du chemin de la violence.

Qu’est-ce que l’islamophobie, de toute façon?

Le journaliste et apologiste de l’Islam Stephen Schwartz défini ainsi l’ « islamophobie »:

En dépit de ce que disent certains occidentaux, l’islamophobie existe ; ce n’est pas un mythe. L’islamophobie consiste à …

  • s’attaquer à la religion islamique toute entière, considérée comme un problème pour le monde ;
  • condamner tout l’Islam et son histoire comme extrémiste ;
  • nier l’existence active, dans le monde d’aujourd’hui, d’une majorité musulmane modérée ;
  • insister sur le fait que les Musulmans doivent céder aux requêtes (fondées sur l’ignorance et l’arrogance) des non-Musulmans et faire subir certaines modifications théologiques à leur religion ;
  • traiter tout conflit impliquant des Musulmans (comme, par exemple, en Bosnie-Herzégovine il y a une dizaine d’années) comme causé par les Musulmans eux-mêmes;
  • inciter à la guerre contre l’Islam dans son ensemble.[4]

Bien qu’il puisse exister un certain nombre d’islamophobes dans le monde suivant cette définition, Schwartz embrouille les choses plus qu’il ne les clarifie. Qualifier d’« islamophobe » le fait « de s’attaquer à la religion islamique toute entière, considérée comme un problème pour le monde » signifie-t-il qu’il est également « islamophobe » d’attirer l’attention sur le fait que le Coran et la Sunna du prophète servent de motivation aux activités terroristes ? Si c’est le cas, les jihadistes de par le monde sont eux-mêmes « islamophobes », puisque, comme nous l’avons vu, ils relèvent systématiquement les passages jihadistes du Coran et de la Sunna pour justifier leurs actes. Et discuter clairement de la doctrine du jihad islamique ne revient pas à dire que « la religion islamique toute entière » est « un problème pour le monde ». Personne n’affirme que le tayammum (ablutions au moyen de sable plutôt que d’eau) ou le dhikr (pratique rituelle des derviches notamment) ou encore d’autres éléments de l’Islam posent problème au monde.

Qualifier la condamnation de « tout l’Islam et son histoire comme extrémiste » comme « islamophobe » est tout aussi problématique – et pas seulement du fait de l’imprécision du terme « extrémiste ». Le jihad et la dhimmitude font partie de l’Islam. Mais aucun commandement d’aucune religion n’a jamais été observé uniformément par tous les croyants, ni aucune loi universellement appliquée ; les Juifs et les Chrétiens vivant en territoire islamique ont parfois connu, en différentes époques et différents lieux, un grand degré de liberté. Cependant, cela n’invalide pas le fait que les lois de la dhimma restèrent toujours dans les textes, prêtes à être appliquées par tout dirigeant musulman.

De même, alors qu’il peut sembler « islamophobe » de « nier l’existence active, dans le monde d’aujourd’hui, d’une majorité musulmane modérée », cela n’est en rien pertinent. Qu’une majorité musulmane modérée existe ou non dépend ce que vous entendez par « modérée ». Cela désigne-t-il quelqu’un qui ne prendrait jamais part à un acte de terrorisme ? Cela rendrait modérés une écrasante majorité des Musulmans de la planète. Ou le « modéré » est-il celui qui réprouve sincèrement ces actes de terrorisme ? Cela réduirait le nombre des modérés. Ou un Musulman « modéré » est-il quelqu’un qui s’élève ouvertement contre ces actes et travaille énergiquement à contrer les jihadistes ? Cela ferait encore baisser ce nombre. Ou, enfin, un Musulman « modéré » est-il quelqu’un qui affronte résolument les jihadistes, dans une lutte théologique, pour tenter de convaincre ses coreligionnaires, sur des bases islamiques, que le terrorisme est mauvais ? Il ne nous resterait plus alors qu’une minuscule poignée de modérés.

Enfin, il serait stupide de la part de quiconque de « traiter tout conflit impliquant des Musulmans (…) comme causé par les Musulmans eux-mêmes » ou d’ « inciter à la guerre contre l’Islam dans son ensemble ». Entrer en guerre avec l’Islam dans son ensemble – depuis les bergers grisonnants du Kazakhstan jusqu’à Ben Laden et Zarqawi en passant par les joviales secrétaires de Jakarta – serait absurde et inutile. Mais que veut réellement dire Schwartz lorsqu’il explique que ceux qui préconisent la « guerre contre l’Islam dans son ensemble » sont « islamophobes » ? Y inclut-il ceux qui ont compris qu’un jihad islamique a été déclaré contre les Américains et qui exhortent à la résistance ?

Tout ceci indique que l’ « islamophobie » n’est pour ainsi dire d’aucune utilité en tant qu’outil analytique. Adopter ce concept, c’est accepter la forme la plus virulente d’équivalence théologique, et affirmer, en dépit de l’évidence, que toutes les traditions religieuses sont pareillement capables d’inspirer la violence. Dans de nombreux cas, cela fait partie de l’arsenal mis en œuvre pour salir la civilisation occidentale, en comparant les fautes des Chrétiens à un Islam fictif et idéalisé. Oser cette comparaison, c’est nier cette remarque judicieuse du philosophe Antony Flew, éminent athée (devenu théiste par la suite) : « Jésus est une figure charismatique extrêmement séduisante, ce que n’est absolument pas le prophète de l’Islam. »[5] À nouveau, il ne s’agit pas de prôner l’une ou l’autre théologie comme étant la seule réellement légitime, mais d’analyser le jihad islamique de manière réaliste. Et aussi de renforcer l’idée que la civilisation occidentale vaut la peine d’être défendue.

L’ « islamophobie » en tant qu’arme du jihad

L’accusation d’ « islamophobie » est fréquemment utilisée pour détourner l’attention portée aux jihadistes. Ainsi, en Suisse, suite à une recrudescence du militantisme jihadiste et à l’arrestation de huit personnes soupçonnées d’avoir aidé des islamikazes en Arabie Saoudite, certains Musulmans n’étaient aucunement d’humeur à faire le ménage dans leur communauté : « Ce que nous constatons », déclara Nadia Karmous, à la tête d’un groupe musulman féminin en Suisse, « ce n’est pas une augmentation de l’islamisme, mais une aggravation de l’islamophobie ».[6]

Ce schéma s’est reproduit un peu partout dans le monde ces dernières années, et l’ « islamophobie », industrie florissante, est passée dans le vocabulaire courant. Dans les pays occidentaux, l’ « islamophobie » a rejoint le « racisme », le « sexisme » et l’ « homophobie ». L’absurdité de tout ceci est bien illustrée par un récent incident en Angleterre : alors qu’une équipe de tournage filmait le harcèlement d’un Musulman pour un film intitulé « Islamophobia », deux badauds anglais, qui n’avaient pas remarqué les caméras, se détournèrent de leur chemin pour défendre la personne attaquée. Mais ni les cinéastes ni les journalistes ayant rapporté l’incident ne semblent avoir réalisé la signification de celui-ci, à savoir que les Britanniques ne sont peut-être pas aussi violents et xénophobes que le film en cours de tournage veut le suggèrer.[7]

L’historien Victor Davis Hanson a habilement expliqué le dangereux glissement de centre d’attention que l’ « islamophobie » implique :

En réalité, il n’existe pas un phénomène d’ « islamophobie » – en tout cas pas plus qu’il n’y avait de « germanophobie » à haïr Hitler ou de « russophobie » à détester le stalinisme. Toute injustice ou grossièreté qu’il puisse y avoir à « profiler » certains jeunes hommes du Moyen-Orient est minime par rapport aux efforts déployés par les fascistes islamiques eux-mêmes – ici aux U.S.A., au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en France, en Turquie, en Israël – pour massacrer des Occidentaux et faire exploser des bombes parmi des civils. Le vrai danger, pour des milliers d’innocents, ce n’est pas l’occasionnel fanatique évangéliste ou le politicien mal dégrossi vomissant l’Islam, mais l’anti-sémitisme et l’anti-américanisme pathologiques et savamment orchestrés qui inondent les ondes du monde entier depuis l’Iran, le Liban ou la Syrie bien sûr, mais aussi à partir de pays qui furent nos alliés, comme l’Égypte, l’Arabie Saoudite et le Qatar.[8]

Réforme ou refus de se rendre à l’évidence ?

Un étrange manque de sincérité de la part des réformateurs musulmans va souvent de pair avec les accusations d’islamophobie. En avril 2005, le Toronto Star brossa un élogieux portrait de la féministe musulmane indonésienne Musdah Mulia, se réjouissant de ce qu’elle « blâme les Musulmans, et non l’Islam, pour les inégalités entre hommes et femmes » dans le monde islamique. Ce n’est que l’un des nombreux articles publiés dans les quotidiens et les magazines du monde occidental qui dépeignent le « vrai » Islam comme étant une religion de tolérance, de liberté et d’ouverture. Pourtant l’idée que le « vrai Islam » est plus semblable au pacifisme des Quakers qu’à la religion d’Oussama Ben Laden est fausse et dangereusement fallacieuse. Elle maintient les gens dans l’ignorance quant aux motivations et aux buts réels des jihadistes.

Mulia, selon le journaliste Haroon Siddiqui, « porte le hijab mais précise que ce n’est pas exigé par l’Islam, une position soutenue par une importante majorité des Musulmanes indonésiennes, et même du monde entier, qui ne le mettent pas mais ne se sentent pas moins musulmanes pour autant. » Pourtant, ni Siddiqui ni Mulia ne font mention de la tradition islamique qui rapporte les instructions du prophète : « quand la fille devient pubère, il ne convient pas de voir d’elle une autre partie que le visage et les mains. »[9] Ils ne mentionnent pas non plus, en mentionnant qu’elle « souhaite l’abolition de la polygamie », que Mulia devra mener un combat extrêmement difficile, puisque le Coran dit aux hommes « d’épouser des femmes de leur choix, deux ou trois ou quatre ».[10]

Musdah Mulia, exulte Siddiqui, « n’est pas une féministe occidentalisée et laïque. C’est une spécialiste de l’Islam, et elle est titulaire d’un doctorat obtenu à l’institut des Études Islamiques » de Jakarta. « Elle y enseigne à temps partiel, mais son occupation principale est le poste de directrice de recherche au ministère des affaires religieuses, d’où elle harcèle le gouvernement. Lorsque ses patrons publièrent un rapport gouvernemental à propos de la mise à jour des lois religieuses l’an dernier, elle rédigea une critique de 170 pages qui les mit dans l’embarras et irrita les conservateurs. »

Mulia n’a pas toujours été une telle enquiquineuse. « Petite-fille d’un religieux », elle « a vécu dans un internat islamique et a grandi dans un environnement strict ». Elle garde des souvenirs cuisants de son enfance : « Je ne pouvais pas rire fort. Mes parents ne me permettaient pas de me lier d’amitié avec des non-Musulmans. Si j’en fréquentais, ils m’ordonnaient de prendre une douche après. » Mais ensuite, elle a voyagé « dans d’autres nations musulmanes » et a réalisé que « l’Islam offre de nombreux visages. Cela m’a ouvert les yeux. Une partie de ce que mon grand-père et les oulémas m’avaient appris était juste, mais le reste n’était que mythes. »

Scoop : L’Islam vécu par les musulmans n’est pas l’Islam authentique!

Qu’est-ce qui a donc mené à la transformation de Mulia ? Il s’avère que ses parents, son grand-père, les religieux, tous ont mal compris l’Islam, et qu’elle, Mulia, a mis la main sur le véritable Islam : « plus elle étudiait l’Islam, plus elle le trouvait moderne et génial. »

Le hijab, la burka, le tchador, la polygamie, le divorce qu’un homme peut décréter simplement en prononçant une phrase par trois fois, les lois successorales inéquitables, l’impossibilité pour les femmes de quitter la maison sans l’escorte d’un mâle de la famille dans nombre de contrées islamiques, l’interdiction même, dans certains pays musulmans, de conduire un véhicule… tout ceci, selon Mulia, n’a rien d’islamique. Après tout, dit-elle, « l’Islam a libéré les femmes il y a 1400 ans, bien avant l’Occident ».

L’affirmation selon laquelle Mahomet a amélioré le sort des femmes est curieuse. Elle est basée sur l’allégation selon laquelle les femmes étaient épouvantablement traitées dans la société arabe païenne. Mais les choses se sont-elles réellement améliorées avec la création de l’Islam ? Comme nous l’avons vu, même Aïcha, la bien aimée femme enfant de Mahomet, confia : « je n’ai vu aucune femme souffrir autant que les croyantes. »[11]

Tant de gens qui luttent pour les droits des femmes ou pour une plus large réforme de l’Islam adoptent la même attitude que Mulia. Ils ne peuvent pas admettre que c’est l’Islam lui-même, à travers ses textes sacrés, qui est responsable des problèmes qu’ils cherchent à résoudre. Ils expliquent d’un ton mielleux que les jihadistes, les terroristes, les wahhabites, ou les méchants du moment, quels qu’ils soient, « ont détourné l’Islam », sans offrir aucun plan cohérent pour transformer ces « détourneurs » d’Islam en des êtres paisibles et tolérants.

Mulia n’explique pas comment les « traditions et interprétations culturelles » auxquelles elle s’oppose sont nées dans les contrées islamiques. Comment les Musulmans d’Arabie Saoudite et d’Iran ont-il modelé leurs lois et façonné leurs mœurs si ce n’est à travers l’Islam ? Au-delà de l’essentiel de la foi, explique Mulia, la plupart des lois affectant les femmes sont la création des hommes ; « rien de tout cela n’a été faxé depuis les cieux ». Mais ceux qui légifèrent en Arabie Saoudite, en Iran, au Soudan et au Pakistan pensent précisément suivre un « fax des cieux », à savoir le Coran. Car en définitive, qu’est donc une série de révélations dictées par Allah à Mahomet sinon un « fax des cieux » ?

Comme tant d’autres réformateurs islamiques autoproclamés, Mulia semble poursuivre un noble but, mais elle contribue en fait à entretenir la confusion au sujet de l’Islam. Ibn Warraq l’a fort bien écrit : « Il y a des Musulmans modérés, mais l’Islam lui-même n’est pas modéré ». Trop de réformateurs musulmans pensent devoir défendre l’Islam à tout prix, quelles que soient les contorsions mentales à effectuer pour y parvenir – et quitte à passer sous silence certaines choses et à refuser de faire face aux éléments de l’Islam employés par les jihadistes pour justifier leurs actes. Les responsables (wahhabites, extrémistes, etc.), nous dit-on, ne sont que de « mauvais Musulmans ». Et pourtant, ce sont ces mêmes « mauvais Musulmans » qui s’empressent avec le plus de ferveur d’embrasser, dans tous les domaines de la vie, les véritables enseignements de l’Islam, tandis que ce sont les croyants les plus souples, les moins pratiquants, enfin les moins enclins aux interprétations littérales, qui traitent le mieux les femmes et sont le plus attachés à un certain pluralisme et à la coexistence paisible avec les non-Musulmans.

C’est un état des choses que même Musdah Mulia et ses semblables ne pourront refuser de voir éternellement.

Donner une fausse image de l’Islam

En plus de leurs refus de reconnaître que certains éléments déplaisants de l’Islam font bien partie de l’Islam « authentique », certains groupes de pression musulmans et leurs alliés qualifient systématiquement des comptes-rendus véridiques sur l’Islam de « discours incitant à la haine ». En décembre 2004, le CAIR réagit avec mauvaise humeur, comme on pouvait s’y attendre, aux propos tenus par un ex-officiel de la CIA, Bruce Tefft. Le CAIR[12] lui reprochait des déclarations telles que « le terrorisme islamique est basé sur l’Islam tel qu’il est révélé dans le Coran », « prétendre que l’Islam n’a rien à voir avec le 11 septembre, c’est délibérément ignorer une évidence et mal interpréter durablement les évènements » et « il n’y a pas de différence entre l’Islam et le fondamentalisme islamique, qui est une construction totalitaire ». Le CAIR appela la branche canadienne du Centre Simon Wiesenthal, sous l’égide de laquelle l’allocution de Tefft avait eu lieu, à « condamner ces commentaires islamophobes avec la plus grande vigueur. Dépeindre l’Islam et son livre sacré comme promouvant le terrorisme ne peut que conduire à aggraver les préjugés et l’intolérance envers les Musulmans ».

« En tant qu’organisation œuvrant soi-disant à ‹ favoriser la tolérance et la compréhension › », fulmina le CAIR, « le Centre Simon Wiesenthal doit immédiatement rejeter toute rhétorique islamophobe, et tenir son bureau canadien responsable de n’avoir pas récusé les opinions haineuses de l’orateur. »[13]

Bien entendu, beaucoup de musulmans préconisent le jihad en basant leur raisonnement sur le Coran et la Sunna, et Tefft n’a pas inventé cette connexion. Mais au lieu de réfuter ce lien en travaillant sur ces sources islamiques, le CAIR s’est attaqué à Tefft.

Le CAIR indique que le but de sa création consiste à « promouvoir une image positive de l’Islam et des Musulmans en Amérique » et déclare : « nous pensons que les déformations de l’image de l’Islam résultent la plupart du temps de la méconnaissance qu’en ont les non-Musulmans et de la réticence qu’ont les Musulmans à s’expliquer clairement. »[14] Cela sonne bien si vous êtes du genre bien-pensant sentimental – mais les remèdes offerts par le CAIR sont peut-être pires que le mal.

Dhimmitude des médias et des officiels

Que ce soit de peur d’alarmer la population, ou – de manière plus politiquement correcte – de crainte de blesser les Musulmans, ou encore pour ces deux raisons, la réticence des autorités à tirer des conclusions de certains signes témoignant d’une activité jihadiste aux États-Unis frise parfois le ridicule.

En avril 2005, des pompiers conduisant une inspection de routine dans un supermarché de Brooklyn y découvrirent deux cent airbags d’automobile et une pièce tapissée de posters d’Oussama Ben Laden et de photos de décapitations en Irak. Certaines pièces des airbags peuvent être utilisées pour fabriquer des bombes artisanales. Selon le New York Post, le propriétaire du bâtiment « a, selon les dossiers, fait de la prison à la fin des années 70 et au début des années 80 pour incendie criminel, comportement irresponsable, possession d’armes et conspiration ». Mais les autorités furent formelles : le stock caché n’avait rien à voir avec le terrorisme.

Ah bon? Avec quoi avait-il quelque chose à voir, alors ? La pratique du macramé ?

De même, lorsque quinze personnes furent tuées et plus d’une centaine blessées par des explosions dans une raffinerie pétrolière de Texas City, le 23 mars 2005, le FBI élimina rapidement le terrorisme des causes potentielles.[15] Lorsque des groupes jihadistes revendiquèrent la responsabilité des explosions, le FBI continua d’en faire peu de cas.[16] Puis, il apparut que les enquêteurs n’avaient visité le site que huit jours après les faits, et donc après avoir écarté l’hypothèse d’un acte terroriste. Un enquêteur ayant gardé une certaine indépendance d’esprit posa la question : « Comment pouvez-vous éliminer une possibilité alors que vous n’avez encore aucune idée de la cause ? »[17] Plus tard encore, on apprit que, contrairement à qui avait été rapporté initialement, non pas une, mais jusqu’à cinq explosions différentes avait eu lieu dans cette raffinerie.[18]

Il est possible que ces détonations aient été accidentelles, que cinq choses différentes aient cafouillé dans l’usine, déclenchant cinq explosions indépendantes et à peu près simultanées. Et peut-être n’y a-t-il eu aucune participation terroriste. Mais comment le FBI a-t-il pu conclure cela avant même d’enquêter ?

Et ce ne sont que deux exemples d’un schéma usuel, comme l’a documenté l’expert en terrorisme Daniel Pipes:

• Le 1er mars 1994, sur le pont de Brooklyn, un Musulman nommé Rashid Baz cribla de balles un minibus occupé par de jeunes garçons hassidim, tuant l’un d’entre eux[19]. Selon le FBI, il s’agissait d’une « crise de rage dans la circulation routière »[20].

• Le 24 février 1997, dans l’Empire State Building, un Musulman nommé Ali Abu Kamal ouvrit le feu sur des touristes, en tuant un et en blessant six autres avant de se donner lui-même la mort[21]. Le maire de New York, Rudolph Giuliani, informa le public qu’il s’agissait d’un « homme pour qui le monde était rempli d’ennemis ».[22]

• Le 4 juillet 2002, un Musulman nommé Hesham Mohamed Ali Hadayet ouvrit le feu sur les passagers présents au comptoir de la compagnie aérienne israélienne El Al à l’aéroport international de Los Angeles, tuant deux personnes. Le FBI déclara dans un premier temps que « rien n’indiquait qu’il s’agisse d’un acte terroriste ». Toutefois, après qu’il soit apparu qu’Hadayet avait pu être en contact avec Al Qaïda et était connu pour sa haine d’Israël, le FBI classa finalement l’affaire comme acte de terrorisme.[23]

• Les snipers de Washington, John Muhammad et Lee Malvo, qui sont liés à dix-huit fusillades et dix meurtres dans la région de Washington D.C. en octobre 2002, sont deux convertis à l’Islam. Avant qu’ils ne soient pris, les enquêteurs attribuaient ces crimes à un « homme blanc en colère » ; les malfrats s’avérèrent être deux hommes noirs. Après leur capture, les média firent constamment référence à John Muhammad en tant que John Williams, omettant de signaler sa conversion à l’Islam et son changement de nom. Et même après que les croquis de Lee Malvo représentant Oussama Ben Laden (qu’il nomme « un Serviteur d’Allah ») et ses divagations sur le « jihad » aient été révélés, les autorités continuèrent de minimiser la possibilité que les meurtres aient pu avoir un lien quelconque avec l’Islam ou le terrorisme.[24]

• Le 6 août 2003, à Houston, un Musulman nommé Mohammed Ali Alayed égorgea son ami Ariel Sellouk, un Juif. Alayed avait rompu ses relations amicales avec Sellouk après avoir commencé à se plonger davantage dans sa foi. La nuit du meurtre, Alayed téléphona à Sellouk et ils se rencontrèrent dans un bar avant de revenir à l’appartement d’Alayed, où ce dernier tua son ami. Dans le bar, personne n’a vu les deux hommes se disputer. Bien qu’Alayed ait tué Sellouk de la même façon que les bouchers jihadistes en Irak, et bien qu’il se soit rendu à la mosquée après avoir commis le meurtre, les autorités indiquèrent qu’il n’y avait « aucun signe que Sellouk (…) ait été tué à cause de ses origines ou de sa religion »[25].

Il y a beaucoup d’autres exemples similaires : lorsqu’un Musulman nommé El Sayyid Nosair assassina l’activiste politique israélien Meir Kahane à New York le 5 novembre 1990, les autorités attribuèrent le meurtre non pas au jihad mais à la dépression de Nosair ; et lorsqu’un copilote fit s’abîmer en mer le vol 990 d’EgyptAir, le 31 octobre 1999, causant la mort de 217 personnes, les officiels ne postulèrent aucune connexion terroriste, bien que le copilote ait répété à onze reprises « je m’en remets à Allah » en faisant plonger l’appareil.[26]

Les officiels essayent-ils de ne pas alarmer les Américains ? Ou bien tentent-ils de protéger d’innocents Musulmans d’un retour de manivelle ? Quelles que soient leurs motivations, ils maintiennent les Américains dans l’ignorance de la vraie nature du terrorisme jihadiste et de l’ampleur de cette menace.

__________

[1] Discours du Secrétaire Général de l’ONU, 7 décembre 2004 ; http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9637.doc.htm
[2] Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 1948 ; http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm#18
[3] Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en Islam, 5 août 1990, article 22 ; http://www.aidh.org/Biblio/Txt_Arabe/inst_org-decla90.htm
[4] Stephen Schwartz, « The ‘Islamophobes’ That Aren’t », TechCentralStation.com, 28 avril 2005 ; http://www.frontpagemag.com/Articles/ReadArticle.asp?ID=17874
[5] « Atheist Becomes Theist: Exclusive Interview with Former Atheist Antony Flew », Philosophia Christi, hiver 2004 ; http://www.biola.edu/antonyflew/flew-interview.pdf
[6] « Swiss arrests over Saudi attacks », BBCNews, 9 janvier 2004 ; « Muslims in Switzerland fear ‘witch-hunt », Swissinfo, 22 avril 2004
[7] Stuart Jeffries, « Coming to a small screen near you », Guardian, 13 janvier 2005
[8] Victor Davis Hanson, « Cracked Icons », National Review, 17 décembre 2004.
[9] Abou Da’oud, livre 32, n° 4092 ; http://www.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/abudawud/032.sat.html#032.4092
[10] Coran 4:3
[11] Boukhari, vol. 7, livre 72, n° 5825 ; http://www.usc.edu/dept/MSA/fundamentals/hadithsunnah/bukhari/072.sbt.html#007.072.715
[12] Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations)
[13] Conseil des relations américano-islamiques, « CAIR Calls on Wiesenthal Center to Repudiate Islamophobia », 11 décembre 2004 ; http://www.cair-net.org/default.asp?Page=articleView&id=1349&theType=NR
[14] Council on American-Islamic Relations, « About CAIR », http://www.cair-net.org/asp/aboutcair.asp
[15] Pam Easton, « Terrorism Ruled Out in Oil Refinery Blast », Associated Press, 25 mars 2005
[16] SITO Institute, « Qaeda al-Jihad in the United States Claims Responsibility For Texas Refinery Bombing », 25 mars 2005; « Terror cover-up in Texas City ? », WorldNetDaily.com, 5 avril 2005
[17] « Terror cover-up in Texas City ? », WorldNetDaily.com, 5 avril 2005
[18] « Multiple blasts struck refinery», Associated Press, 29 avril 2005.
[19] Uriel Heilman, « Murder on the Brooklyn Bridge », Middle East Quarterly, été 2001; http://www.meforum.org/article/77
[20] Daniel Pipes, « Le terrorisme ignoré », New York Post, 9 juillet 2002; http://fr.danielpipes.org/article/1722
[21] « Gunman shoots 7, kills self at Empire State Building », CNN, 24 février 1997; http://www.cnn.com/US/9702/24/empire.shooting/
[22] Daniel Pipes, « Aveuglement face au terrorisme », New York Sun, 8 février 2005; http://fr.danielpipes.org/article/2400;
[23] Daniel Pipes, « Le terrorisme ignoré », New York Post, 9 juillet 2002;
[24] Michelle Malkin, « Lee Malvo, Muslim hatemonger », Townhall.com, 10 décembre 2003; http://www.townhall.com/opinion/columns/michellemalkin/2003/12/10/160454.html
[25] Andrew Tilghman, « Saudi pleads guilty to killing Jewish friend in Houston », Houston Chronicle, 12 janvier 2004.
[26] Daniel Pipes, « Aveuglement face au terrorisme », New York Sun, 8 février 2005;

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Le jihad se poursuit

Le jihad se poursuit

Voici un test. Laquelle de ces deux déclarations date du XIe siècle, et laquelle du XXIe?

« Oh Dieu, hisse la bannière de l’Islam et de son auxiliaire et discrédite le polythéisme en ployant son échine et en brisant son emprise. Aide ceux qui font le jihad en Ton nom et qui, en T’obéissant, se sacrifient et Te vendent leur âme. (…) Puisqu’ils persistent dans l’égarement, puissent les yeux des adeptes du polythéisme devenir aveugles aux voies de la rectitude » [1]

« Nous demandons à Allah de transformer ce Ramadan en un mois de gloire, de victoire et de puissance, de hisser haut la bannière de la religion [en ce mois], de renforcer l’Islam et les Musulmans, d’humilier le polythéisme et les polythéistes, de faire flotter l’oriflamme du monothéisme, de planter fermement l’étendard du jihad et de frapper les dépravés et les entêtés. . » [2]

Le premier paragraphe est dû à l’érudit islamique du XIe siècle Ibn al-Mawsilaya. Le cheik d’al Qaida Aamer ben Abdallah composa le second en 2004.

Si vous avez échoué dans ce petit test, ne vous inquiétez pas. Après tout, les deux paragraphes sont extrêmement similaires – et ce n’est pas par accident. Les mouvements jihadistes actuels s’inspirent volontairement de l’exemple des antiques guerriers du jihad et invoquent fréquemment leur souvenir. « Pendant le mois de Ramadan », écrivait en 2001 Fouad Mukheimar, secrétaire général de l’association égyptienne de la Charia, « une importante victoire musulmane fut remportée sur les Croisés par [Salah Al-Din] Al-Ayubi (Saladin). Ses conseillers lui avaient recommandé de suspendre le jihad pendant le mois de jeûne, mais Saladin insista pour le continuer pendant le Ramadan parce qu’il savait (…) que le jeûne aide à remporter la victoire, parce que pendant le Ramadan les Musulmans se surpassent par le jeûne, et ainsi la victoire sur leurs ennemis est certaine. Le jeûne leur donne détermination, héroïsme et volonté. (…) Saladin répondit à ses conseillers : ‹ la vie est courte. › Allah apprit la loyauté [de Saladin] et celle de ses soldats, et leur donna une victoire décisive. Ils prirent la forteresse de Safed, la plus importante citadelle des croisés, au milieu du mois de jeûne. [Saladin] conquit les terres d’Al-Sham [la grande Syrie] et purgea Jérusalem de la tyrannie et de la souillure des croisés. » [3] Mukheimar fait aussi référence à la bataille de Badr et à d’autres mêlées historiques pour exhorter les Musulmans d’aujourd’hui à imiter Mahomet et Saladin et à mener eux-mêmes le jihad.

C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les jihadistes qualifient d’ordinaire les troupes américaines de « croisés ». De leur point de vue, la guerre contre le terrorisme qui a commencé pour les Américains le 11 septembre 2001 n’est que le dernier développement d’un conflit en cours depuis plus de mille ans.

Dans quel but combattent-ils ?

Dans leur optique, ce conflit doit déboucher sur l’hégémonie de l’Islam. Pour reprendre les termes d’Oussama ben Laden, les guerriers du jihad du monde entier luttent « pour que le verbe d’Allah et sa religion règnent en maître » [4]

Ceci implique le rétablissement intégral de la loi islamique dans les pays musulmans et surtout, la restauration du califat.

Comme nous l’avons vu, le calife était (dans l’Islam sunnite) le successeur de Mahomet et le chef de la communauté musulmane; le gouvernement turc laïc mis en place par Kemal Atatürk a supprimé le califat en 1924. La théologie islamique ne fait aucune distinction entre le spirituel et le temporel et, pour les Musulmans sunnites, le calife représentait une sorte de combinaison entre un généralissime et un pape, bien qu’il n’ait jamais possédé une autorité spirituelle comparable à celle du pape. Le mécène de Michel-Ange, le pape Jules II, a ainsi l’honneur douteux de figurer dans l’Histoire en tant que l’unique « pape guerrier ». Mais en Islam, l’écrasante majorité des successeurs du prophète furent des califes guerriers.

Beaucoup de groupes jihadistes modernes font remonter le début de tous les maux du monde islamique à la désintégration de l’unité musulmane qui résulta, selon eux, de la suppression du califat.

Le début de nos peines…

Cette harangue du groupe musulman international Hizb ut-Tahrir montre la profondeur de l’anxiété que les jihadistes ressentent face à la perte du califat, dont ils attribuent la responsabilité à Kemal Atatürk, « un agent des Anglais » :

C’était un jour comme celui-ci, il y a 79 ans, et plus précisément le 3 mars 1924, que les kouffars [incroyants] purent récolter les fruits des efforts qu’ils déployèrent inlassablement durant plus de cent ans, complotant et planifiant sans relâche. Cela se produisit lorsqu’un agent anglais criminel, Mustafa Kemal (soit disant Atatürk, le « Père des Turcs » !) annonça que l’Assemblée Nationale avait consenti à abolir le Califat, et qu’il proclama l’établissement d’une république turque laïque, irréligieuse, après s’être lavé les mains de toute responsabilité quant au reste des contrées islamiques occupées par les kouffars durant la première guerre mondiale.

Depuis ce jour, la oumma islamique a connu des calamités sans nombre ; elle a été fractionnée en petits États totalement contrôlés par les ennemis de l’islam. Les Musulmans ont été opprimés et sont devenus l’objet du mépris des kouffars au Cachemire, aux Philippines, en Thaïlande, en Tchétchénie, en Irak, en Bosnie-Herzégovine, en Afghanistan, en Palestine et en d’autres territoires appartenant aux Musulmans, jusqu’à ce que le sort des Musulmans soit devenu un sujet d’études et de statistiques. Entre autres désastres, des milliers d’entre eux ont été tués, des millions spoliés, et l’honneur de dizaines de milliers d’entre eux a été sali. En lisant la presse ou en écoutant les nouvelles, on découvre toujours les Musulmans victimes de l’oppression, de l’humiliation et de massacres ; cet aspect domine tous les récits.

La oumma [la communauté musulmane, au sens large] n’est plus dans la même situation que lorsque flottait sur elle la bannière de l’Islam, lorsqu’elle était gouvernée par le système du califat qui unissait les Musulmans. Elle n’était pas divisée comme aujourd’hui par des frontières dessinées par les colonialistes kouffars, ni dispersée par des lois d’établissement oppressives. Le Musulman d’alors voyageait d’un coin à l’autre des territoires musulmans sans que personne ne lui demande son identité, ou le considère comme un étranger. Lorsque le califat existait, les Musulmans étaient témoins de la puissance de l’Islam au travers de celle du califat. Ils dirigeaient le monde sous la bannière du califat qui appliquait l’Islam et en transmettait le message – guide et lumière pour le monde. Et maintenant, où est le califat ? Il existait autrefois, mais il a été détruit et aboli en tant que système.

Ce furent des nuits cruciales que celles pendant lesquelles l’entité politique des Musulmans fut détruite. Alors, la oumma islamique aurait dû lever son glaive face à cet agent renégat qui changea le Dar-al-Islam en Dar-al-Kufr et concrétisa pour les kouffars un rêve qu’ils caressaient depuis longtemps. Mais la oumma islamique était accablée, au plus profond du déclin. C’est ainsi que le crime put avoir lieu ; les kouffars resserrèrent leur emprise sur les territoires islamiques et les mirent en pièces. Ils sectionnèrent la oumma unique en nationalités, ethnies et tribus ; ils démembrèrent le pays unique en patries et régions qu’ils séparèrent par des frontières et des barrières. Au lieu d’un seul État, le califat, ils établirent des nations artificielles, et y installèrent comme dirigeants des agents chargés d’exécuter les ordres de leurs maîtres kouffars. Ils évacuèrent la charia islamique du domaine de la politique, de l’économie, des relations internationales, des affaires domestiques et de la justice. Ils dissocièrent le deen [la foi islamique] de l’État et le cantonnèrent à certains rituels, comme ceux du Christianisme. Ils s’attachèrent à détruire la culture islamique, à exclure les idées islamiques, pour les remplacer par la culture et la pensée occidentales.

Une seule chose résoudra ce problème…

Un nouveau calife et la restauration de l’unité islamique sont les seules choses qui peuvent soigner ces maux. Allah désire, dit le document d’Hizb ut-Tahrir, « que la oumma islamique se réveille, stoppe son déclin et se rende compte que son salut ne viendra que du rétablissement du califat. » [5]

Quand les combattants jihadistes affluèrent en Irak en 2003, désireux d’en découdre avec les troupes américaines, le mollah Mustapha Krekar, guide spirituel du groupe terroriste Ansar al-Islam réfugié en Norvège [6], situa leur lutte dans un contexte religieux plus vaste : « La résistance est non seulement une réaction à l’invasion américaine, mais fait aussi partie de la lutte islamique permanente depuis l’effondrement du califat. Toutes les luttes islamiques engagées depuis lors s’inscrivent dans un effort organisé pour rétablir le califat. » [7]

Le père spirituel de tous les radicaux musulmans d’aujourd’hui, l’Égyptien Hasan al-Banna (1906-1949), dénonça la fin du califat parce qu’il séparait « l’État de la religion dans une contrée qui était jusque récemment le lieu de résidence du commandeur des croyants. » Al-Banna voyait dans la fin du califat un élément d’une plus grande « invasion occidentale, armée de toutes [les] influences destructrices de l’argent, de la richesse, du prestige, de l’ostentation, du pouvoir et de la propagande. » [8] Al-Banna mit sur pied la première association jihadiste moderne, l’organisation des Frères Musulmans.

Un autre théoricien musulman influent, Sayyid Abul Ala Maududi (1903-1979), fondateur du parti pakistanais pur et dur Jamaat-e-Islami [Parti Musulman], envisageait la création d’un État islamique unifié qui s’étendrait progressivement à tout le sous-continent indien et au-delà: «Le Parti Musulman ne manquera pas d’apporter aux citoyens d’autres pays l’appel à embrasser la foi qui contient pour eux la promesse du véritable salut et d’un authentique bonheur. Même s’il n’en est pas ainsi, dès que le Parti Musulman disposera des ressources appropriées, il éliminera les régimes non islamiques et établira un gouvernement islamique à leur place.» C’est, selon Mawdudi, exactement ce que firent Mahomet et les premiers califes. « C’est la même politique qui a été appliquée par le Saint Prophète (que la paix d’Allah soit sur lui) et ses successeurs, les illustres califes (puisse Allah être satisfait d’eux). L’Arabie, où le Parti Musulman fut fondé, fut le premier pays soumis et placé sous l’autorité de l’Islam. » [9]

La restauration du califat ainsi que l’expansion de la domination de l’Islam et de sa loi étaient également les buts visés par Oussama Ben Laden et les talibans. En 1996, le mollah Omar était drapé dans la cape de Mahomet, conservée dans un sanctuaire d’Afghanistan, pendant que les talibans le proclamaient « nouveau calife » et « Emir ul-Momineen » (« commandeur des croyants). En mai 2002, un fonctionnaire des États-Unis indiquait que leur plan consistait à « prendre le contrôle de tout le pays » afghan, puis à « étendre le califat ». [10]

Des rêves de califat en Grande-Bretagne et aux États-Unis

De telles idées circulent déjà depuis longtemps en Occident. En 1999, Abu Hamza al-Masri, alors imam de la mosquée de Finsbury Park à Londres, prit la parole lors d’une conférence consacrée à déplorer le 75e anniversaire de la destruction du califat. « L’Islam a besoin de l’épée », affirma-t-il aux 400 Musulmans présents, criant « Allahou Akbar » [Allah est le plus grand]. « Celui qui a l’épée, il aura la Terre ». [11]

Abu Hamza était proche d’Omar Bakri et de l’organisation musulmane britannique maintenant démantelée Al-Muhajiroun. Bakri proclamait son désir de voir « le drapeau noir de l’Islam » – c’est-à-dire l’étendard de bataille du jihad – « flotter au-dessus de Downing Street ». Comme Bakri et Al-Muhajiroun en Grande-Bretagne, Shaker Assem et le Parti de la Libération Islamique (Hizb ut-Tahrir) œuvrent en Allemagne au rétablissement du califat et à l’instauration de la charia. Comme le déclare Assem, « les gens qui disent qu’il y a antagonisme entre la charia et la démocratie occidentale ont raison ». [12]

Et en Amérique ? Recueillons donc l’avis du principal lobby musulman d’Amérique, le Conseil des relations américano-islamiques (Council on American-Islamic Relations, CAIR). Son président Omar Ahmad tint ce discours à une assistance musulmane en 1998 : « l’Islam n’est pas en Amérique pour y devenir l’égal des autres confessions, mais pour y devenir la foi dominante. Le Coran (…) doit devenir la plus haute autorité en Amérique, et l’Islam la seule religion tolérée sur terre. » [13] Ahmad a depuis lors prétendu avoir été mal cité, ce que réfute la journaliste qui l’a entendu.[14] Le porte-parole du CAIR, Ibrahim Hooper, fut presque aussi direct qu’Ahmad, indiquant au Minneapolis Star Tribune : « Je ne voudrais pas donner l’impression que je ne souhaite pas que le gouvernement des États-Unis devienne islamique un jour ou l’autre. Mais je ne ferai rien de violent pour encourager cela. J’agirai par l’éducation. » [15]

Par l’éducation, pas par la violence, dites-vous, M. Hooper? Merci, nous voilà soulagés.

Khomeiny à Dearborn et Dallas

En novembre 2004, à Dearborn, Michigan, des Musulmans organisèrent une manifestation anti-américaine et anti-israélienne. Les manifestants promenèrent une grande maquette de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, et arborèrent des pancartes ornées de slogans tels que « États-Unis, pas touche aux terres musulmanes. » Mais l’image la plus interpellante était celle de deux Musulmanes portant un grand portrait de l’ayatollah Rouhollah Khomeiny.

Le mois suivant, l’Organisation des Musulmans de Metroplex [16], au nord du Texas, rendit un « hommage au grand visionnaire islamique », l’ayatollah Khomeiny, à Irving, un faubourg de Dallas, au Texas. [17]

Khomeiny, un héros ? Aux États-Unis? Que des Musulmans vivant en Amérique le vénèrent est révélateur, car la victoire de Khomeiny en Iran en 1979 incarna l’idée que la loi islamique est supérieure à toute autre et doit être imposée par la force. Selon les mots de Khomeiny lui-même, « de par l’Islam, il incombe à tous les mâles adultes, s’ils ne sont pas handicapés ou invalides, de se préparer à la conquête, de sorte que le mandat de l’Islam soit respecté dans chaque pays du monde. Ceux qui étudient la guerre sainte islamique comprendront pourquoi l’Islam veut conquérir le monde entier. » Le but de cette conquête serait d’établir l’hégémonie de la loi islamique. Comme Khomeiny le dit : « Quel bien cela ferait-il que nous (c.-à-d. les Mollah) demandions que la main du voleur soit coupée, ou que la femme adultère soit lapidée, si nous (les mollah) ne pouvons que conseiller de telles punitions et n’avons pas le pouvoir de les mettre en application ? »

Puis il infligea un démenti flagrant à la foule des partisans bêlant de l’Islam-religion-de-paix : « Ceux qui ne connaissent rien à l’Islam prétendent que l’Islam déconseille de faire la guerre. Ceux [qui disent cela] sont des sots. L’Islam dit : Tuez tous les infidèles tout comme ils vous tueraient tous ! Cela signifie-t-il que les Musulmans devraient attendre d’être submergés [par les Infidèles]? L’Islam dit : Tuez-les, passez-les par le fil de l’épée et dispersez [leurs armées] (…) L’Islam dit : Quelque bien qui soit existe grâce à l’épée et à l’ombre de l’épée ! On ne peut faire obéir les gens qu’avec l’épée ! L’épée est la clef du paradis, qui ne peut être ouvert que pour les guerriers saints ! Il y a des centaines d’autres versets [coraniques] et de hadiths [paroles du prophète] invitant les Musulmans à tenir la guerre en estime et à combattre. Tout ceci signifie-t-il que l’Islam est une religion qui empêche les hommes de faire la guerre? Je crache sur les âmes stupides qui font pareille allégation. » [18]

L’état basé sur la charia qu’envisageait Khomeiny n’était pas de ceux qui garantissent des droits égaux pour tous. En 1985, Saeed Rajai Khorassani, le délégué permanent aux Nations unies de la République islamique d’Iran, déclarait que « le concept même des droits de l’homme était “une invention Judéo-chrétienne” et inadmissible dans l’Islam. (…) selon l’ayatollah Khomeiny, le fait que l’Iran ait fait partie du groupe de nations pionnières ayant rédigé et approuvé la déclaration universelle des droits de l’homme était un ‹des plus ignobles› péchés du shah.» [19]

Les manifestations pro-Khomeiny de Dearborn et Dallas indiquent que les vues de l’ayatollah sur la société sont bien vivantes dans l’Amérique d’aujourd’hui. Et qu’il est dangereusement naïf de supposer que tous les Musulmans acceptent automatiquement et sans remise en question le pluralisme américain et l’idée d’un État qui ne soit pas régi par la loi religieuse. Où les Musulmans américains se situent-ils quant à la doctrine de Khomeiny – et combien d’entre eux y adhèrent ? Ces questions restent taboues dans les principaux médias. Mais si le vieil homme du portrait de Dearborn pouvait parler, il se pourrait qu’il dise : « Ignorez-moi à vos risques et périls. »

Une petite minorité d’extrémistes?

Donc, certains Musulmans veulent instaurer des gouvernements islamiques en Occident. Mais ils ne forment qu’une minuscule minorité ? La plupart des Musulmans vivant en Occident se plaisent dans la société occidentale… non ?

L’expert en terrorisme Daniel Pipes estime que 10 à 15% des Musulmans dans le monde approuvent les ambitions des jihadistes. [20] Mais, dans diverses régions du monde islamique, des signes indiquent que le nombre réel des défenseurs du jihad moderne pourrait être plus élevé. Le leader musulman modéré américain Kamal Nawash affirma durant l’émission « The O’Reilly Factor » en août 2004 que 50% des Musulmans dans le monde soutiennent le jihad. [21] Pendant un procès relatif au financement du terrorisme en février 2005, Bernard Haykel, professeur en recherches islamiques à l’université de New York, déclara : « Il y a plus d’un milliard de Musulmans dans le monde arabe (*), dont 90% supportent le Hamas » [22] – l’organisation islamique terroriste qui envoie des bombes humaines tuer des civils dans les autobus et les restaurants pour faire avancer la cause d’un État islamique palestinien. Imran Waheed, le porte-parole londonien du groupe international jihadiste « pacifique » Hizb ut-Tahrir avança en mai 2005 : « Je crois que 99% des Musulmans où qu’ils soient dans le monde désirent la même chose, un califat pour les diriger. » [23]

Selon un sondage effectué au Pakistan en 2004 par le Pew Research Center, « 65% des personnes interrogées sont partisans d’Oussama et une majorité relative de 47% estiment que les attentats suicides palestiniens contre les Israéliens sont justifiés. En outre, 46% pensent que les attaques d’occidentaux en Irak sont légitimes. »[24]

Rétablissement de l’unité musulmane

Un des principaux regrets de l’ Hizb ut-Tahrir est le manque d’unité des Musulmans ; à la bonne vieille époque du califat, la oumma [communauté] musulmane « n’était pas divisée comme aujourd’hui par des frontières dessinées par les colonialistes kouffars ».

Les jihadistes considèrent cette unité comme essentielle, en partie parce que le triomphe de Saladin sur les croisés n’eut lieu qu’après qu’il eut regroupé la majeure partie du monde musulman. Avant Saladin, les croisés avaient pu jouer sur les dissensions entre les abbassides sunnites de Bagdad et les fatimides chiites du Caire, entrant même dans de perfides alliances avec les uns contre les autres. Mais en 1171, Saladin permit que l’appel à la prière résonne à travers le Caire au nom du calife abbasside ; les fatimides furent renversés, et le monde islamique réunifié. [25] Certaines des victoires les plus retentissantes remportées sur les croisés ne furent possibles que grâce à cette unité, et les jihadistes d’aujourd’hui n’ont pas oublié cette leçon.

 

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[1] Cité par Carole Hillenbrand, “The Crusades: Islamic Perspectives”, Oxford: Routledge, 2000, p.165.
[2] Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), «Le magazine Internet Sawt Al-Djihad appelle à l’intensification du combat pendant le mois de Ramadan, ‹mois du djihad›», Dépêche spéciale N° 804, 22 octobre 2004. http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=subjects&Area=jihad&ID=SP80404#_edn1
[3] Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), «Un religieux égyptien: ‹Le Ramadan, mois du djihad›», Dépêche spéciale N° 308, 5 décembre 2001. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP30801
[4] “Full text: bin Laden’s ‘letter to America,’” Guardian, 24 novembre 2002 http://observer.guardian.co.uk/worldview/story/0,11581,845725,00.html
[5] Hizb ut-Tahrir, “The Khilafah was destroyed in Turkey 79 years ago; so let the Righteous Khilafah be declared again in Turkey”, 22 février 2003.
[6] Mustapha Krekar y fait actuellement l’objet d’une procédure d’expulsion (NdT)
[7] Neil MacFarquhar, “Rising Tide of Islamic Militants See Iraq as Ultimate Battlefield,” New York Times, August 13, 2003.
http://www.hvk.org/articles/0803/128.html
[8] Brynjar Lia, The Society of the Muslim Brothers in Egypt (Ithaca, NY: Ithaca Press, 1998), 28.
[9] Syed Abul Ala Maududi, “Jihad in Islam,” Discours prononcé à Lahore, 13 avril 1939
[10] Craig Pyes, Josh Meyer, and William C. Rempel, “Officials Reveal Bin Laden Plan,” Los Angeles Times, 18 mai 2002.
[11] Daniel Simpson, “British Moslem radicals urge Islamic fightback”, Reuters, 6 mars 1999
[12] Steve Zwick, “The Thinker”, in “The Many Faces of Islam,” Time Europe, 16 décembre 2002. http://www.time.com/time/europe/magazine/article/0,13005,901021216-397459,00.html
[13] Lisa Gardiner, “American Muslim leader urges faithful to spread Islam’s message,” San Ramon Valley Herald, July 4, 1998 http://www.danielpipes.org/394.pdf
[14] Art Moore, “Should Muslim Quran be USA’s top authority?” World-NetDaily.com, 1er mai 2003. http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=32341
[15] John Perazzo, “Hamas and Hizzoner,” FrontPageMagazine.com, 5 mars 2003. http://www.frontpagemag.com/Articles/ReadArticle.asp?ID=6473
[16] La liaison routière entre Dallas et Fort Worth forme l’axe d’une conurbation nommée Metroplex, composée de plus de trente municipalités jointives. Dallas compte près de 1,2 million d’habitants et Fort Worth plus de 500 000, mais avec les villes voisines, Metroplex totalise plus de cinq millions deux cent mille personnes. (NdT)
[17] The Dallas News blog, 17 décembre 2004
[18] Cité par Amir Taheri, Holy Terror: Inside the World of Islamic Terrorism (New York: Adler & Adler, 1987), 241-43.
[19] Cité par Amir Taheri, The Spirit of Allah: Khomeini and the Islamic Revolution (New York: Adler and Adler, 1986), 20, 45.
[20] Daniel Pipes, “Advancing U.S. National Interests Through Effective Counterterrorism,” Testimony presented to Secretary’s Open Forum, Department of State, January 30, 2002. http://www.danielpipes.org/article/428
[21] “O’Reilly Factor Flash,” August 5, 2004, http://www.billoreilly.com/pg/jsp/general/genericpage.jsp?pageID=368
[22] William Glaberson, “Defense in Terror Trial Paints a Rosier Picture of ‘Jihad,’” New York Times, 25 février 2005 http://www.nytimes.com/2005/02/25/nyregion/25sheik.html?ex=1267074000&en=6f1459fba8b0ab1a&ei=5088&partner=rssnyt
[23] Kathy Gannon, “Radical Islamic Group Growing in Asia,” Associated Press, 1er mai 2005
[24] Khalid A-H Ansari, “65% Pakistanis support Osama, says report”, Mid-Day, 27 mars 2004. http://web.mid-day.com/news/world/2004/march/79639.htm
[25] Voir notamment Bernard Lewis, “Les Assassins” (Éditions Complexe, mai 2001)

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Bloguer le Coran, Sourate 1, "le Prologue" ou "L'Ouverture"

Bloguer le Coran : Sourate 1 ; “Le Prologue” ou “l’Ouverture”

La Fatiha (ouverture) est la première sourate (chapitre) du Coran et la prière la plus commune dans l’Islam. Si vous êtes un musulman pieux qui prie les 5 prières quotidiennes requises, vous réciterez la Fatiha 17 fois au cours de ces prières. Selon une tradition islamique, le prophète musulman Mahomet dit que la Fatiha dépassait toute autre révélation venant d’Allah (“le Dieu” en arabe et le mot arabe utilisé par les chrétiens, les juifs et les musulmans arabisants dans la Torah, l’Evangile ou le reste du Coran). Et en effet, cette sourate regroupe de manière efficace et avec éloquence beaucoup des principaux  thèmes du Coran et de l’Islam en général. Allah présenté comme “le Seigneur des Mondes”, qui lui seul doit être adoré et approché pour obtenir de l’aide, le juge miséricordieux de chaque âme quand viendra le Jour Dernier.

En théologie islamique , Allah est celui qui prononce chaque parole du Coran. Certains peuvent trouver étrange le fait que Allah puisse dire quelque chose comme “Allah soit loué, Seigneur des Mondes”, mais dans la tradition islamique on comprend que Allah a révélé cette prière à Mahomet très tôt dans sa vie de prophète (qui commença en l’an 610, lorsqu’il reçut sa première révélation d’Allah par l’intermédiaire de l’ange Gabriel – une révélation qui est écrite dans le 96eme chapitre du Coran) pour que les musulmans sachent comment prier.

C’est pour ses deux derniers versets que la Fatiha nous préoccupe, nous les non-musulmans, et c’est pour ces mêmes versets que la Fatiha a fait la une de certains journaux récemment. Un imam Shi’ite, Husham Al-Husainy, a mis le feu aux poudres en paraphrasant ce passage Durant une prière  lors d’une réunion d’hiver du  « Democratic National Committee », donnant l’impression qu’il priait pour que les participants se convertissent à l’Islam. Par la suite, l’ Imam Yusuf Kavakci de la Mosquée Centrale de Dallas pria aussi la Fatiha au Sénat de l’état du Texas, créant dans les esprits les mêmes préoccupations.

Les deux derniers versets de la Fatiha demandent à Allah : 6. Guide-nous dans le droit chemin,

7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

L’interprétation traditionnelle veut que ce “droit chemin” soit l’Islam- voir le livre de l’apologiste islamique John Esposito : The Straight Path (le droit chemin).Le chemin de ceux qui ont provoqué la colère d’Allah est celui des Juifs, et ceux qui se sont égarés sont les Chrétiens.

Le commentateur classique du Coran, Ibn Kathir explique que les deux chemins décrits sont tous deux des chemins d’égarement, et que ces chemins sont ceux des Chrétiens et des Juifs, un fait dont un croyant doit tenir compte afin de pouvoir les éviter. Le chemin des croyants est la connaissance de la vérité ainsi que de vivre par elle. En comparaison, les Juifs ont cessé de pratiquer la religion alors que les Chrétiens ont perdu la vraie connaissance. C’est pourquoi la colère s’est abattue sur les Juifs alors qu’ « être égaré » est une manière plus appropriée de décrire les  Chrétiens.

L’explication de ce passage par Ibn Kathir n’est pas l’interprétation d’un « extrémiste isolé ». En fait, la plupart des commentateurs musulmans croient que les Juifs sont ceux qui ont provoqué la colère d’Allah envers eux et que les Chrétiens sont ceux qui se sont égarés. C’est l’opinion de  Tabari, Zamakhshari, le Tafsir al-Jalalayn, le Tanwir al-Miqbas min Tafsir Ibn Abbas, et Ibn Arabi, ainsi que Ibn Kathir. Une nuance, mais non majoritaire, serait celle de Nisaburi, qui dit que “ceux qui ont mérité la colère d’Allah sont les gens de négligence, et ceux qui se sont égarés sont ceux qui sont immodérés.”

Wahhabis s’est amené des critiques pour avoir dit il y a quelques années  « comme les Juifs” et “comme les  Chrétiens »entre parenthèses dans ce passage du Coran imprimé en Arabie Saoudite. Quelques commentateurs occidentaux se sont imaginé que cette interprétation avait pour origine les saoudiens, ainsi que toute cette idée coranique d’hostilité envers les Chrétiens et les Juifs. Les musulmans partout dans le monde apprenaient en tant que fait que la prière qui est au centre même de leur foi jetait l’anathème sur les Juifs et les Chrétiens.

Mais malheureusement, cette interprétation est vénérable et courante dans la théologie islamique. Il est peu probable qu’imprimer  une interprétation entre parenthèses dans une traduction puisse affecter l’attitude des musulmans, dans la mesure où le texte arabe est  toujours et en tous lieux la référence normative, et puisque tant de commentaires contiennent l’idée que ce sont les Juifs et les Chrétiens qui sont visés dans ce passage. Critiqués dix-sept fois par jour, par celui qui est pieux..

Veuillez remarquer que je ne dis pas que l’interprétation anti-juive et anti-chrétienne de la Fatiha soit « la plus correcte ».Tandis que je ne crois pas que les textes religieux soient indéfiniment malléables  et puissent être interprétés de telle sorte  qu’on puisse leur faire dire ce que l’on veut- comme certains apparemment le font, en l’occurrence cette lecture par Nisaburi- il n’ y a rien dans le texte lui-même qui nous donne la certitude absolue qu’il s’agit de Juifs et de Chrétiens. Il est bon de noter que dans son  volumineux commentaire du Coran intitulé de manière évocatrice  Fi Zilal al-Qur’an (In the Shade of the Qur’an- à l’ombre du Coran), le théoricien du Djihad du vingtième siècle, Sayyid Qutb ne fait pas mention des Juifs et des Chrétiens quand il cite ce passage. En même temps, l’idée selon laquelle dans l’Islam les Juifs se sont attirés la colère d’Allah et que les Chrétiens se sont égarés  ne dépend pas seulement de ce passage. Les Juifs ont attisé la colère d’Allah en rejetant Mahomet (2:87-90), et les Chrétiens se sont égarés en confessant la divinité du Christ. (5:72).

Le Hadith, le recueil  des paroles et des actes de Mahomet et des premiers musulmans, contient aussi des informations faisant le lien entre la colère d’Allah envers les Juifs et  la malédiction sur les Chrétiens, les amenant à s’égarer du droit chemin. (Les Juifs aussi sont maudits, selon le Coran  2:89, et tous deux sont maudits selon 9:30). Un  hadith raconte  qu’un des premiers musulmans, Zaid bin ‘Amr bin Nufail, lors d’un de ses voyages, fit la rencontre d’érudits juifs et chrétiens. Le savant juif lui dit”Tu n’embrasseras pas notre religion sans recevoir une part de la colère d’Allah” et le Chrétien dit  “Tu n’embrasseras  pas notre religion sans recevoir une part de la malédiction d’Allah.” Zaid, cela va sans dire, devint un musulman.

A la lumière de ces quelques passages et d’autres du même genre il ne devrait pas s’avérer surprenant que de nombreux commentateurs musulmans aient compris la Fatiha selon ce point de vue.

La semaine prochaine : une introduction au chapitre du Coran le plus long,  Sourate 2, “La vache,” et un résumé des versets 1-39.

(Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 04 Juin 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu  le 23 Février 2010

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