Monthly Archives: August 2010

Blogging the Qu'ran in animated 3D:intro

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Bloguer le Coran en 3D: Sourate 2 "La Vache", versets 1-39

Bloguer le coran en 3D animation

Bloguer le Coran : Sourate 2 “la Vache”, versets 1-39

Sourate 2, Al-Baqara (“La Vache”), comme presque chacun des chapitres du Coran, tient son titre de quelque chose dont il est question dans son contenu – en l’occurrence, l’histoire de Moïse communiquant le commandement de Allah aux Israëlites pour qu’ils sacrifient une vache. (2:67-73). C’est la sourate la plus longue du coran – 286 versets –  et elle introduit le schéma général (mais non absolu) du coran qui  consiste à aller du plus long au plus court chapitre, à l’exception de la Fatiha, qui occupe une position privilégiée en tant que première Sourate à cause de son caractère central dans l’Islam. La sourate Al-Baqara, “La Vache,”  fut révélée à Mahomet à Médine – c’est  à dire lors de la seconde partie de sa vie de prophète, qui débuta à La Mecque en 610. En 622 Mahomet et la première communauté Musulmane se déplacèrent à Médine où pour la première fois Mahomet devint un chef politique et militaire. Les théologiens islamiques considèrent généralement que les sourates de Médine prévalent sur les sourates de la Mecque partout où il y  a un désaccord, selon le verset 106 de ce chapitre du Coran, dans lequel Allah parle d’abroger des versets et de les remplacer par de meilleurs. (Cette interprétation du verset 106, toutefois, n’est pas universellement acceptée. Certains disent qu’il ne s’agit pas de l’abrogation de versets du Coran, mais seulement des Ecritures juives et Chrétiennes. Nous traiterons cette question plus loin dans notre série.)

La Sourate 2 contient de nombreuses informations capitales pour les musulmans et ils ont une grande estime pour elle. Le commentateur coranique du Moyen-Age Ibn Kathir (dont le commentaire est encore lu et respecté par les musulmans aujourd’hui) explique que la récitation de cette sourate provoque la détresse de Satan, en racontant que l’un des premiers disciples de Mahomet, Ibn Mas’ud, remarqua que Satan “quitte la maison quand la sourate Al-Baqarah est  récitée, et en partant, il a des gaz” .Sans le mauvais goût de Ibn Mas’ud, Muhammad himself dit: “Satan s’enfuit de la maison dans laquelle la sourate  Baqara est récitée”

Le chapitre commence avec les trois lettres arabes : alif, lam, and mim. De nombreux chapitres du Coran commencent avec ces trois lettres de la même manière, ce qui a donné naissance à beaucoup de spéculations mystiques concernant leur signification réelle . Mais le Tafsir al-Jalalayn, un autre commentaire coranique classique, résument succintement le point de vue suivant : “ Dieu seul sait ce qu’il entend par ces lettres.”

Le verset qui suit immédiatement ces lettres contient une doctrine islamique clé: “ C’est l’Ecriture en conséquent il n’y a pas à en douter.” Le Coran ne doit pas être remis en question ou jugé par aucun critère externe, au contraire, c’est plutôt lui, le Coran, qui constitue le critère par lequel toutes autres choses vont être jugées. Ceci, bien sûr, n’est pas vraiment différent de la façon dont de nombreuses religions voient leurs écritures saintes. Mais il n’y a pas eu dans l’Islam ce changement dans la critique historique et textuelle qui a transformé la façon dont les juifs et les Chrétiens comprennent leurs écritures aujourd’hui. Le Coran est un livre qu’il ne faut jamais douter. Lorsqu’un théologien islamique, Suliman Bashear, enseigna à ses étudiants à  An-Najah National University à Nablus que le Coran et l’Islam étaient le produit d’un développement au cours de l’histoire plutôt qu’un produit livré tout fait et parfait à Mahomet,ils  l’ont jeté par la fenêtre de sa salle de classe.

2:1-29 est une dissertation prolongée sur la perversité de ceux qui rejettent la croyance en Allah, et touche à plusieurs thèmes qui seront par la suite récurrents. Le coran, nous dit-on, est le guide pour ceux qui croient en ce qui a été révélé en Mahomet et  « en ce qui a été révélé avant lui » (v. 4).  Cela implique l’assomption souvent affirmée que le Coran est la confirmation de la Torah et de l’Evangile, qui enseigne le même message que Mahomet reçoit dans les révélations coraniques (voir 5:44-48). Quand il s’est trouvé que la Torah et l’Evangile ne s’accordaient pas avec le Coran, alors on commença à accuser les Juifs et les Chrétiens d’avoir falsifié leurs écritures — ce qui fait l’unanimité dans la croyance islamique aujourd’hui . Muhammad Asad déclare avec assurance: “la  religion du Coran peut être correctement comprise seulement avec en arrière-plan le fait que des grandes religions monothéistes l’ont précédée , lesquelles selon la croyance musulmane atteignent leur point culminant et achèvent leur formulation définitive dans la foi de l’Islam.”

Un autre thème abordé est le contrôle absolu d’Allah sur toutes choses, même le choix des âmes individuelles de croire en lui ou de le rejeter. “ Quand à ceux qui rejettent la Foi, c’est la même chose si tu les avertis ou non, ils ne croiront pas. Allah  a déposé un sceau sur leurs cœurs et sur leur oreilles, et sur leurs yeux il y a un voile, grand est le châtiment qui les attend” (vv. 6-7). Les Qadaris  de l’histoire islamique primitive nous disent que l’homme a son libre arbitre, et est par conséquent capable de choisir de faire le bien ou le mal. Leurs opposants insistèrent que Allah déterminait toute chose. Alors que les deux partis avaient d’abondantes citations coraniques pour soutenir leur argumentation, au bout du compte les autorités musulmanes condamnèrent le Qadarisme comme étant une hérésie, car il limitait l’absolue souveraineté d’Allah sur toutes choses. Par conséquent ceux qui rejettent la foi le font car c’est la volonté d’Allah, selon ces versets, et non parce qu’ils sont libres de choisir. Voici ce que dit Ibn Kathir: “Ces versets indiquent que quiconque Allah a condamné à vivre dans la misère ne trouvera jamais personne pour le guider vers le Bonheur, et que quiconque Allah mène à l’erreur, il ne trouvera jamais personne pour le guider. » (Une bonne analyse de la controverse des Qadari peut être trouvée chez le théologien islamique renommé Ignaz Goldziher dans son livre Introduction to Islamic Theology and Law.)

Ensuite viennent la condamnation des hypocrites et des faux croyants, qui fréquemment tourmentaient Mahomet tout au long de sa vie de prophète (vv. 13-20). Et finalement, il y a l’assertion du caractère sublime du Coran, à tel point que ceux qui doutent sont mis au défi de produire une sourate aussi belle si ils refusent d’en accepter la provenance divine (v. 23).  C’est un défi que  beaucoup ont relevé, mais bien sûr c’est le genre de défi qui ne peut jamais être satisfait aux yeux de ceux qui l’ont lancé –”Même si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s’ils se soutenaient les un les autres”. ” (17:88).

2:25 nous présente les fameux jardins du Paradis, où les croyants vont résider — que nous verrons plus en détail plus loin.

2:30-39 nous raconte l’histoire d’ Adam et Eve, dans un style qui suggère que les auditeurs de la récitation sont déjà familiers avec cette histoire. Allah dit aux anges de se prosterner devant Adam (v. 34), un commandement qui semble dépendre du principe biblique selon lequel l’Homme a été créé à l’image de Dieu, même si cette idée n’apparait pas ici. Selon Ibn Kathir, “Allah  a placé la vertu de Adam au dessus des anges, parce qu’il a enseigné à Adam, et non à eux, le nom de toutes choses. » Satan refusa de se prosterner, et par là-même devint un incroyant (v. 34), et il tenta Adam et Eve avec le fruit défendu. Allah promet des révélations pour guider l’humanité, les avertissant que ceux qui ne tiennent pas compte de ces révélations seront punis par le feu de l’Enfer.

La sourate ensuite aux versets 40-75 se tourne vers les Enfants d’Israël, qui jouent un rôle si important dans le Coran (et non pas dans la conscience islamique moderne, ce qui n’est pas une coïncidence) que nous leur consacrerons notre prochain billet.

Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 11 Juin 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu le 02 Mars 2010

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Bloguer le coran en 3D! Sourate 1, le prologue

Bloguer le Coran : Sourate 1 ; “Le Prologue” ou “l’Ouverture”

La Fatiha (ouverture) est la première sourate (chapitre) du Coran et la prière la plus commune dans l’Islam. Si vous êtes un musulman pieux qui prie les 5 prières quotidiennes requises, vous réciterez la Fatiha 17 fois au cours de ces prières. Selon une tradition islamique, le prophète musulman Mahomet dit que la Fatiha dépassait toute autre révélation venant d’Allah (“le Dieu” en arabe et le mot arabe utilisé par les chrétiens, les juifs et les musulmans arabisants dans la Torah, l’Evangile ou le reste du Coran). Et en effet, cette sourate regroupe de manière efficace et avec éloquence beaucoup des principaux  thèmes du Coran et de l’Islam en général. Allah présenté comme “le Seigneur des Mondes”, qui lui seul doit être adoré et approché pour obtenir de l’aide, le juge miséricordieux de chaque âme quand viendra le Jour Dernier.

En théologie islamique , Allah est celui qui prononce chaque parole du Coran. Certains peuvent trouver étrange le fait que Allah puisse dire quelque chose comme “Allah soit loué, Seigneur des Mondes”, mais dans la tradition islamique on comprend que Allah a révélé cette prière à Mahomet très tôt dans sa vie de prophète (qui commença en l’an 610, lorsqu’il reçut sa première révélation d’Allah par l’intermédiaire de l’ange Gabriel – une révélation qui est écrite dans le 96eme chapitre du Coran) pour que les musulmans sachent comment prier.

C’est pour ses deux derniers versets que la Fatiha nous préoccupe, nous les non-musulmans, et c’est pour ces mêmes versets que la Fatiha a fait la une de certains journaux récemment. Un imam Shi’ite, Husham Al-Husainy, a mis le feu aux poudres en paraphrasant ce passage Durant une prière lors d’une réunion d’hiver du  « Democratic National Committee », donnant l’impression qu’il priait pour que les participants se convertissent à l’Islam. Par la suite, l’ Imam Yusuf Kavakci de la Mosquée Centrale de Dallas pria aussi la Fatiha au Sénat de l’état du Texas, créant dans les esprits les mêmes préoccupations.

Les deux derniers versets de la Fatiha demandent à Allah : 6. Guide-nous dans le droit chemin,

7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

L’interprétation traditionnelle veut que ce “droit chemin” soit l’Islam- voir le livre de l’apologiste islamique John Esposito : The Straight Path (le droit chemin).Le chemin de ceux qui ont provoqué la colère d’Allah est celui des Juifs, et ceux qui se sont égarés sont les Chrétiens.

Le commentateur classique du Coran, Ibn Kathir explique que les deux chemins décrits sont tous deux des chemins d’égarement, et que ces chemins sont ceux des Chrétiens et des Juifs, un fait dont un croyant doit tenir compte afin de pouvoir les éviter. Le chemin des croyants est la connaissance de la vérité ainsi que de vivre par elle. En comparaison, les Juifs ont cessé de pratiquer la religion alors que les Chrétiens ont perdu la vraie connaissance. C’est pourquoi la colère s’est abattue sur les Juifs alors qu’ « être égaré » est une manière plus appropriée de décrire les  Chrétiens.

L’explication de ce passage par Ibn Kathir n’est pas l’interprétation d’un « extrémiste isolé ». En fait, la plupart des commentateurs musulmans croient que les Juifs sont ceux qui ont provoqué la colère d’Allah envers eux et que les Chrétiens sont ceux qui se sont égarés. C’est l’opinion de  Tabari, Zamakhshari, le Tafsir al-Jalalayn, le Tanwir al-Miqbas min Tafsir Ibn Abbas, et Ibn Arabi, ainsi que Ibn Kathir. Une nuance, mais non majoritaire, serait celle de Nisaburi, qui dit que “ceux qui ont mérité la colère d’Allah sont les gens de négligence, et ceux qui se sont égarés sont ceux qui sont immodérés.”

Wahhabis s’est amené des critiques pour avoir dit il y a quelques années  « comme les Juifs” et “comme les  Chrétiens »entre parenthèses dans ce passage du Coran imprimé en Arabie Saoudite. Quelques commentateurs occidentaux se sont imaginé que cette interprétation avait pour origine les saoudiens, ainsi que toute cette idée coranique d’hostilité envers les Chrétiens et les Juifs. Les musulmans partout dans le monde apprenaient en tant que fait que la prière qui est au centre même de leur foi jetait l’anathème sur les Juifs et les Chrétiens.

Mais malheureusement, cette interprétation est vénérable et courante dans la théologie islamique. Il est peu probable qu’imprimer  une interprétation entre parenthèses dans une traduction puisse affecter l’attitude des musulmans, dans la mesure où le texte arabe est  toujours et en tous lieux la référence normative, et puisque tant de commentaires contiennent l’idée que ce sont les Juifs et les Chrétiens qui sont visés dans ce passage. Critiqués dix-sept fois par jour, par celui qui est pieux..

Veuillez remarquer que je ne dis pas que l’interprétation anti-juive et anti-chrétienne de la Fatiha soit « la plus correcte ».Tandis que je ne crois pas que les textes religieux soient indéfiniment malléables  et puissent être interprétés de telle sorte  qu’on puisse leur faire dire ce que l’on veut- comme certains apparemment le font, en l’occurrence cette lecture par Nisaburi- il n’ y a rien dans le texte lui-même qui nous donne la certitude absolue qu’il s’agit de Juifs et de Chrétiens. Il est bon de noter que dans son  volumineux commentaire du Coran intitulé de manière évocatrice  Fi Zilal al-Qur’an (In the Shade of the Qur’an- à l’ombre du Coran), le théoricien du Djihad du vingtième siècle, Sayyid Qutb ne fait pas mention des Juifs et des Chrétiens quand il cite ce passage. En même temps, l’idée selon laquelle dans l’Islam les Juifs se sont attirés la colère d’Allah et que les Chrétiens se sont égarés  ne dépend pas seulement de ce passage. Les Juifs ont attisé la colère d’Allah en rejetant Mahomet (2:87-90), et les Chrétiens se sont égarés en confessant la divinité du Christ. (5:72).

Le Hadith, le recueil  des paroles et des actes de Mahomet et des premiers musulmans, contient aussi des informations faisant le lien entre la colère d’Allah envers les Juifs et  la malédiction sur les Chrétiens, les amenant à s’égarer du droit chemin. (Les Juifs aussi sont maudits, selon le Coran  2:89, et tous deux sont maudits selon 9:30). Un  hadith raconte qu’un des premiers musulmans, Zaid bin ‘Amr bin Nufail, lors d’un de ses voyages, fit la rencontre d’érudits juifs et chrétiens. Le savant juif lui dit”Tu n’embrasseras pas notre religion sans recevoir une part de la colère d’Allah” et le Chrétien dit  “Tu n’embrasseras  pas notre religion sans recevoir une part de la malédiction d’Allah.” Zaid, cela va sans dire, devint un musulman.

A la lumière de ces quelques passages et d’autres du même genre il ne devrait pas s’avérer surprenant que de nombreux commentateurs musulmans aient compris la Fatiha selon ce point de vue.

La semaine prochaine : une introduction au chapitre du Coran le plus long,  Sourate 2, “La vache,” et un résumé des versets 1-39.

(Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 04 Juin 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu le 23 Février 2010

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Bloguer le Coran en 3D! Intro

Petite animation sympa

Petite animation sympa

Bloguer le Coran : Introduction

Pour comprendre quelles sont les motivations des terroristes du Djihad islamique, il serait bon de commencer par explorer ce qu’eux-mêmes disent au sujet de ce qu’ils font et pourquoi ils le font, et ce qu’ils veulent . Cela vous amènera à vous pencher sur le Qur’an (ou Coran), le livre saint de l’Islam. Les djihadistes le citent fréquemment et aiment à se présenter comme ceux qui suivent « le pur Islam », l’article de foi tel qu’il est enseigné dans le Qur’an et la tradition islamique. C’est pourquoi dans le cadre de mes recherches j’ai cité le Qur’an à plusieurs reprises – et rarement un jour ne se passe sans que je sois accusé de choisir intentionnellement certains passages violents plutôt que d’autres et de les citer « hors-contexte ». En attendant, le Conseil sur les Relations Americano-Islamiques (Council on American Islamic Relations) et les autres groupes musulmans nous disent que pour comprendre le vrai et pacifique Islam, il nous faut lire le Qur’an.

C’est donc pourquoi dans les mois qui vont suivre, je vais le lire avec vous, et en discuter dans une série d’articles. En entier. Pas de « choix intentionnel » ou « hors contexte ». Dans son intégralité, du début à la fin. Certain parmi vous sont peut-être familiers avec la série de David plotz sur Slate, « bloguer la Bible » (« Blogging the Bible »). Cette série y sera similaire, mais au lieu de seulement écrire ce que pense ou ce que je ressens au sujet d’un certain passage, je me référerai, contrairement à Plotz, aux commentaires – tous de sources musulmanes – sur le Qur’an.

Je tenterai d’expliquer comment le Musulman moyen qui étudie le Qur’an comprend chaque passage particulier, et ce que cela peut signifier pour les non-musulmans.

Vous aurez besoin d’avoir sous la main un Qur’an. Voici une bonne version en Arabe et en Français http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/index.html . Dans la théologie islamique traditionnelle, le Qur’an est essentiellement et intrinsèquement un « Qur’an en arabe » ( comme le Qur’an se décrit lui-même à plusieurs endroits : voir 12:2; 20:113; 39:28; 41:3; 41:44; 42:7 ; et 43:3). Son sens peut être retranscrit en plusieurs langues, mais ces traductions ne sont pas le Qur’an, qui lorsqu’il n’est plus écrit en arabe n’est plus considéré comme Qur’an. Certains érudits affirment même que le Qur’an ne peut pas être compris complètement s’il n’est pas lu dans le texte original, mais le brouillard de traductions faites par des musulmans pour les musulmans qui ne parlent pas l’arabe (qui en constituent la grande majorité à travers le monde aujourd’hui) ainsi que pour faire du prosélytisme parmi les non-musulmans fait taire cette thèse. Ici vous trouverez deux traductions musulmanes populaires, celle de Abdullah Yusuf Ali et celle de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec aussi une troisième de M.H. Shakir. Voici encore une autre traductionpopulaire, celle de Muhammad Asad. Et ici vous trouverez un recueil de dix traductions du Qur’an.

Le Qur’an, selon une idée islamique traditionnelle, est une copie parfaite d’un livre qui a existé de tout temps avec Allah, le seul Dieu véritable, au Ciel : « Il est auprès de Nous, dans l’écriture-Mère (l’original du ciel), sublime et rempli de sagesse. » (43:4). L’ange Gabriel le révéla par sections à Mahomet (570-632), un marchand arabe. Comme Jésus, Mahomet a laissé la transcription de son message aux autres. Contrairement à Jésus, Mahomet n’était pas à l’origine de son message, mais fut seulement un messager. Le Qur’an est pour les musulmans la pure parole de Allah. Ils mettent en avant son caractère poétique comme la preuve qu’il ne provenait pas de Mahomet, lui-même étant illettré, mais du Tout-Puissant, qui lui dicta chaque mot. Le musulman moyen croit que tout ce qui est écrit dans ce livre est absolument vrai et que son message est valable en tout lieu et à toute époque. C’est une affirmation plus forte que celle des Chrétiens au sujet de la Bible. Lorsque les Chrétiens, quelle que soit leur tradition, disent que la Bible est la parole de Dieu, ils ne veulent pas dire par là que Dieu l’a prononcée mot pour mot et que l’agent humain est exclu- au lieu de cela, il est question d’une idée « d’inspiration », que Dieu souffla au travers d’auteurs humains, utilisant leur savoir humain pour communiquer ce qu’il voulait communiquer. Mais pour les musulmans, le Qur’an est plus qu’inspiré. Il n’a pas et il ne peut pas y avoir un seul passage du Coran comme celui de I Corinthiens 1 :14-17 dans le Nouveau Testament, où Paul écrit : « 14Je rends grâces à Dieu de ce que je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispus et Gaïus,

15afin que personne ne dise que vous avez été baptisés en mon nom.

16J’ai encore baptisé la famille de Stéphanas; du reste, je ne sache pas que j’aie baptisé quelque autre personne. » La mémoire défectueuse de Paul démontre la présence d’un élément humain du Nouveau Testament, qui pour les Chrétiens ne contredit pas, mais coexiste avec le caractère inspiré du texte. Mais dans le Qur’an, Allah est le seul à prendre la parole du début à la fin (à quelques exceptions près). Il n’a pas d’élément humain. Le livre est la parole divine, inaltérée et non souillée.

Allah lui-même lui dit ceci, dans le Coran lui-même : « 41. Ceux qui ne croient pas au Rappel [le Coran] quand il leur parvient… alors que c’est un Livre puissant [inattaquable];

42. Le faux ne l’atteint [d’aucune part], ni par devant ni par derrière : c’est une révélation émanant d’un Sage, Digne de louange. (41:41-2).

28. Un Coran [en langue] arabe, dénué de tortuosité, afin qu’ils soient pieux! (39:28).

51. c’est là la véritable certitude. (69:51).

Allah, parlant de lui au pluriel royal, qui selon les théologiens musulmans, ne compromet pas son unité absolue, déclare que « En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardien . » (15:9).

Mais lire le Qur’an n’est pas toujours facile. Puisqu’il consiste en grande partie en une conversation entre Allah et Mahomet, et c’est un peu comme écouter une conversation entre deux personnes que vous ne connaissez pas, qui parlent d’événements dans lesquels vous n’étiez pas impliqués. Même si une proportion étonnamment grande de ce que le Qur’an dit est répétée plus d’une fois, encore souvent le lecteur ne peut pas comprendre ce qui est dit, ou pourquoi, sans se référer à la tradition musulmane.

De plus, il n’a pas d’unité globale, même si il y a des parties narratives plus petites à l’intérieur de nombreux chapitres. A l’exception du premier court chapitre (sourate), ses 114 chapitres sont dans un ordre décroissant. Dans les chapitres les plus longs, les histoires sont racontées, les lois sont données, et les avertissements aux incroyants sont lancés, mais à l’intérieur d’eux ou et tout au long du livre, il n’y a pas de continuité chronologique ou narrative. Les sourates les plus courtes, en même temps, particulièrement celles qui sont vers la fin du livre et qui ne durent que quelques lignes, sont des avertissements poétiques et saisissants du jugement divin imminent. Quand j’ai commmencé à lire le Coran et à étudier l’Islam à la fin de l’année 1980 et en début de 1981, ces sourates poétiques avaient captivé mon imagination à tel point que je me mis à lire d’autres textes islamiques.

Je ferai référence à la tradition islamique lorsqu’il sera nécessaire de le faire, ainsi qu’aux commentaires traditionnels, pour jeter un éclairage sur des passages divers. Et d’ici la fin de ce périple, je crois que nous y verrons plus clair dans ce qui fait réagir les djihadistes – et aussi peut-être comprendrons nous mieux ce que nous pouvons et devons faire pour leur résister.

Cela consistera en un billet hebdomadaire – posté chaque Mardi sur http://www.avraidire.eu

J’ai bien l’intention de créer ici une exploration interactive du Qur’an – une conversation dans les deux sens.

Par conséquent vos réactions , vos critiques sont les bienvenues dans la section « commentaires ». Je répondrai aux questions les plus pertinentes, aux argumentaires les plus constructifs, et aux défis les plus élevés.

La semaine prochaine : chapitre 1, la Fatiha, la prière la plus importante dans l’Islam.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site http://www.jihadwatch.org le 28 Mai 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site http://www.avraidire.eu le 16 Février 2010

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GodRev.com, God Revolution

Le logo de GodRev.com

Il y a près de dix ans, le pasteur Eric Célérier entrevoyait Internet comme le nouveau champ missionnaire du 21eme siècle. Aujourd’hui, en enregistrant plus d’un million de «décisions pour Jésus» en seulement trois ans, le site ConnaitreDieu.com est la plus belle confirmation de sa vision. Développé en 13 langues, le concept «ConnaîtreDieu» permet de répandre l’Evangile au-delà de toute frontière, 24h/24 et 7 jours sur 7. Entretien avec Eric Célérier, également fondateur du portail TopChretien.com

Paul Ohlott : En trois ans, ConnaîtreDieu.com a reçu 10 millions de visiteurs. Parmi eux, plus d’un million ont prononcé la prière de conversion. Eric Célérier, comment expliquez-vous un tel résultat alors que le concept est si simple ?

Eric Célérier : C’est justement parce que le concept est simple, que nous avons obtenu un tel résultat. Quand on a démarré le projet en 2002, la rubrique s’appelait «Devenir chrétien, c’est simple comme une prière». L’idée, c’est de faire une présentation de l’Evangile, un parcours étape par étape, et qui se termine par une invitation à prononcer une prière d’acceptation de Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. Dès les premières semaines, des centaines et des centaines de personnes nous ont écrit pour nous dire qu’ils avaient fait cette prière.

eric celerier

P.O. : Des centaines de personnes dès le départ, un million aujourd’hui… Si le concept est simple, j’imagine qu’il ne doit pas en être autant du suivi individuel de tous ceux qui font cette démarche ? Est-ce que vous n’êtes pas un peu dépassé par les événements ?

E.C. : On a été immédiatement confronté à un vrai besoin. Les gens nous écrivaient en disant «Aidez-moi», «j’ai des questions…», donc nous avons sollicité les utilisateurs du TopChrétien, en leur disant que nous avions besoin de conseillers spirituels. Nous avons mis en place un processus de recrutement de volontaires, dans lequel on demandait leur témoignage, leur implication dans une église locale, une recommandation de leur pasteur…etc. On a étudié les candidatures, pour en retenir trois cents. Durant un certain temps, nous avons eu 1200 bénévoles dans 62 pays. Mais lorsque ConnaitreDieu.com s’est développé en treize langues, nous avons davantage délégué ce travail à des organisations partenaires. Pour nous, le suivi est très important. Le parcours et la prière ne sont pas suffisants. C’est très important de prendre en charge tous ceux qui veulent se rapprocher de Dieu. Grâce au suivi, 15% de ceux qui ont été suivis depuis le site francophone, ont déjà rejoint une église.

Nous désirons couvrir toutes les langues de l’Internet 

Découvrez le widget jesus.net ici http://www.dieucafe.com/connaitre-jesus/

ici vous pouvez voir les decisions pour Jesus en direct http://godrev.jesus.net/joy-in-heaven/

et la suite de l’article sur topchretien.com

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La séduction du péché

adam, eve et le serpent

Hébreux 3:12-13 (Louis Segond)
12Prenez garde, frère, que quelqu’un de vous n’ait un coeur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant.13Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché.

A travers les tromperies du Diable, nous voyons le péché comme attirant et désirable. Il y a un mécanisme du péché bien précis. Le péché nous promet de satisfaire nos besoins et de nous donner du plaisir. Plus encore, le péché nous appâte avec cette très désirable promesse qu’est “la sagesse”.

La sagesse n’est pas uniquement quelque chose d’intellectuel, c’est aussi comment nous vivons nos vies. La sagesse est une connaissance pratique qui nous aide à savoir comment vivre nos vies. C’est ce que tout le monde recherche. Nous voulons tous savoir comment vivre, et vivre notre vie pleinement.

Dieu nous révèle Sa sagesse, et nous appelle à vivre dans une relation d’amour avec lui, en harmonie avec lui. Mais lorsque nous doutons de la bonté de Dieu, nous permettons à certaines pensées de prendre racine dans nos esprits. Nous commençons à croire que la vie marchera mieux pour nous si nous faisons nos propres choix et nous éloignons des paramètres fixés par Dieu. A ce moment là, nous voyons, consciemment ou non, Dieu comme un être qui ne nous aime pas et veut nous priver des bonnes choses.

Une fois que nous sommes séduits de la sorte, nous nous ruons vers le péché, car son attraction devient trop forte. Nous sommes extrêmement motivés par le fait qu’il remplira tous nos besoins. Le champ de bataille est bien sûr la pensée; nous désirons le péché car nous croyons au mensonge de Satan qu’il va nous satisfaire au plus profond de nous. Si le péché est rendu plus puissant par la tromperie, le mensonge, c’est bien la Vérité qui nous libérera et nous rendra saints.

Je crois du fond du coeur que si nous péchons encore, c’est que nous n’avons pas encore reçu la révélation de l’Amour de Dieu. Beaucoup d’entre nous vivons encore comme des orphelins, seuls et abandonnés dans ce monde hostile. Nous lisons ces versets sur l’Amour du Père, mais nous n’en faisons pas l’expérience. C’est souvent les sentiments de solitude, de tristesse et d’abandon qui nous poussent à rechercher un certain réconfort dans le péché. Quelque chose en nous soupire, et veut être satisfait. Nous crevons d’un manque d’Amour, nous sommes désespérés d’être aimés.

Romains 8:14-16

14car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

15Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

16L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Voilà la Vérité avec laquelle il nous faut renouveler notre intelligence : nous n’avons plus à vivre comme des orphelins! Nous sommes adoptés par le Père Eternel. Nous sommes aimés, et cela malgré nos imperfections, nos fautes, nos erreurs. Quand Papa nous voit il sourit, il veut être avec nous, nous embrasser, nous écouter parler. Il veut sécher nos larmes et nous étreindre, il est si fier de nous, il est si rempli d’Amour pour ses enfants.

Quand il nous prend dans ses bras, alors son Amour nous purifie, et nous donne la force et la confiance de repartir, sachant que nous sommes aimés et acceptés, même si nous péchons encore-mais cette fois, remplis de la Révélation de l’Amour du Père, nous désirons de moins en moins le péché, et de plus en plus la présence de Papa.

Ce monde peut être sombre et froid. Les drames de la vie font qu’on s’y sent souvent isolé, seul et mal-aimé. Même entouré, on est encore seul. C’est seulement dans la présence de Dieu qu’on est enfin au chaud, qu’on est à la maison, qu’on est aimé et accepté. La réponse au problème du péché se trouve dans un désir plus fort, plus intense, le désir de la présence de Dieu. L’approche légaliste ne peut pas régler le problème du péché, seule une rencontre avec notre Père peut nous donner la motivation de nous repentir, c’est à dire de dire non au péché, et de nous tourner entièrement, de tout notre être, passionnément vers Dieu.

Si seulement nous pouvions comprendre à quel point il nous aime, nous vivrions nos vies différemment. Apprenons donc à mieux le connaître, au travers de sa Parole, en passant du temps à développer une intimité avec lui, et par sa Grâce il nous guidera, et il se révélera à nous.

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Lapidation en Somalie

Lapidation en Somalie


La lapidation dans la Sunnah

La tradition du prophète (bénédiction et paix sur lui) rapporte plusieurs récits ordonnant de lapider la personne mariée qui commet une fornication :

Hadith 1:

Abou Houraira et Jaber ont rapporté qu’un homme est venu dire au Messager d’Allah qui était à la Mosquée : “Ô Messager d’Allah ! J’ai forniqué” Le Messager d’Allah s’est détourné et ne lui a pas prêté attention. L’homme a alors répété 4 fois ce qu’il a dit. Le prophète a alors demandé : “Es-tu fou ?” “Non” répondit-il. “Es-tu marié ?” “Oui” répondit-il. Le prophète a ordonné les compagnons de le lapider. Jaber dit : “J’étais parmi ceux qui l’ont lapidé dans la grande salle de prière prévue pour les fêtes, à l’extérieur de la ville. Quand les pierres sont lancées contre lui, il s’est enfuit, mais nous l’avons attrapé à Horra et nous l’avons lapidé ” (rapporté par les imams Bukhari et Muslim). Ce Hadith constitue une preuve que celui qui avoue avoir forniqué doit témoigner 4 fois contre lui-même et doit être lapidé s’il est marié.

Hadith 2

Abd’Allah Ben Burydah a rapporté de la part de son père qu’une femme (al-Gamidya) a dit au prophète : “ô Messager d’Allah ! J’ai forniqué, purifie-moi.” Mais le prophète l’a renvoyée. Le lendemain, elle lui a dit “Ô Messager d’Allah ! Pourquoi tu me renvoies ?! Me renvoies-tu comme t’as renvoyé Maëz ! Par Allah, je suis enceinte ” Il lui répondit : “Non, vas-t’en et reviens quand tu auras accouché.” Quand elle a donné naissance à son garçon, elle le lui a apporté dans une étoffe et elle a dit : “Le voilà, je l’ai mis au monde” “Vas l’allaiter et reviens après sevrage” répondit le prophète. Quand elle l’a sevré, elle lui a apporté le gamin portant un morceau de pain à la main et a dit : “Le voilà, ô Messager d’Allah ! Je l’ai sevré et il s’est bien nourri.” Le prophète (bénédiction et paix sur lui) a confié le gamin à un homme et a ordonné de creuser un trou de profondeur suffisante pour couvrir son corps jusqu’à la poitrine, puis il a ordonné de la lapider. Quand Khaled Ben al-Walid est passé, il a lancé une pierre qui a touché la tête de la femme dont le sang s’est projeté contre le visage de Khaled, il a alors commencé à l’insulter. Le Messager d’Allah (bénédiction et paix sur lui) l’a entendu et a dit : “Doucement ô Khaled ! Par Celui qui détient le sort de mon âme, elle s’est repentie et son repentir est tellement bien que si quelqu’un commet le Mukss (la taxe sur le passage des marchandises, l’intérêt usuraire,…) et s’est repenti, Allah l’aurait pardonné. Le prophète a ordonné ensuite qu’elle soit enterrée puis il a fait la prière des funérailles (rapporté par l’imam Muslim). Ce Hadith fournit une preuve évidente que la lapidation est la sanction légale pour une fornication commise par un(e) marié(e) et que la femme enceinte ne doit être sanctionnée qu’après avoir accouché, allaité puis sevré son enfant. De plus, le détournement illégal de l’argent public sous forme des taxes d’affranchissement ou d’intérêt usuraire est encore plus grave que la fornication. Il est aussi interdit d’insulter la personne sanctionnée et que les sanctions légales expient le péché.

Hadith 3

Un jour Ibn Abbass a évoqué chez le prophète l’appel mutuel du malheur (entre les mariés qui s’accusent d’adultère). Assem Ben Adiy a dit une chose à ce sujet puis il est parti. Un homme du peuple d’Assem est venu ensuite se plaindre du fait qu’il a trouvé avec sa femme un homme. Assem l’a emmené alors chez le prophète pour lui raconter l’histoire. Cet homme était pâle et mince et l’homme qu’il a vu avec sa femme était bien bâti. Le prophète a dit alors : “Ô Allah ! Eclaire-nous (la situation)” La femme est tombée enceinte et a donné naissance à un enfant qui ressemble à l’homme décrit par son mari. Le prophète a alors laissé les deux mariés appeler le malheur l’un sur l’autre. Un homme a dit à Ibn Abbass: est-ce cette femme est celle mentionnée par le prophète quand il a dit : “Si je dois lapider quelqu’un sans preuve, je lapiderai celle-ci ?” Ibn Abbass répondit : “Non, c’était une femme qui montrait la perversion au temps d’Islam” (rapporté par les imams Bukhari et Muslim). Donc, la femme qui apparaît perverse par sa tenue, son comportement ou son état ne doit pas être lapidée qu’en présence des preuves évidentes: soit le témoignage de quatre hommes qui ont vu l’acte soit l’aveu et le témoignage contre soi-même quatre fois. Il n’est pas permis de lapider en se basant sur des doutes ou des indications indirectes. Ainsi, la juste accusation de l’homme contre sa femme même s’il témoigne quatre fois qu’il l’a vue avec un homme, et la mise au monde d’un garçon qui ne ressemble pas au mari, ne constituent pas une preuve valable pour rendre un jugement de lapidation.

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