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Bloguer le Coran : Sourate 2, "La Vache", versets 222-286

Mon ami Jeff m’a dit une fois qu’il avait essayé de lire le Coran de nombreuses fois, mais qu’il n’ était jamais parvenu à finir “La Vache”. Avec cette section, nous avons déjà passé six semaines dans la Sourate « La Vache » , le chapitre du Coran le plus long. Le but de cette série est d’étudier le Coran dans son contexte, ce que je suis toujours accusé de ne pas faire, et d’illuminer pour les non-musulmans certains aspects de l’enseignement coranique qui ont un impact sur nos vies aujourd’hui, comme le journaliste canadien David Warren souligne, “il est impossible de présenter les principes des Talibans, d’Al-Qaida, du Hamas ou des frères musulmans du côté Sunnite ; ou du Hezbollah, des chemises noires d’Irak, ou des ayatollahs de la révolution iranienne du côté Shiite; comme des aberrations de l’Islam.  Ils citent le Coran et les Hadiths avec suffisamment de précision, et ils évoquent une histoire semi-légendaire d’un Djihad armé et de conquêtes qui résonnent dans les oreilles d’un public musulman non occidentalisé.”

Cette façon d’utiliser le Coran et la Sunnah est bien sûr,  quelque chose que j’ai souligné à de nombreuses reprises, et j’ai aussi à de nombreuses reprises invité des musulmans pacifistes à confronter et à réfuter cet usage de leur Texte Sacré pour annuler leur capacité à inspirer violence et suprématisme, alors que je parcours le Coran et indique comment les commentateurs musulmans comprennent les passages variés, et je continuerai de le faire. En commentant non sur la section de cette semaine, mais de la semaine dernière, un internaute m’a accusé de « diaboliser l’Islam. » Je ne vois pas comment passer le Coran au peigne fin et présenter les points de vue des commentateurs musulmans peut constituer une diabolisation.—si je ne fais que présenter le texte avec précision, ce qui est négatif dans son contenu vient des musulmans, non pas de moi. Si je ne présente pas le texte correctement, je vous en prie montrez-moi où je me trompe (jusqu’à maintenant, personne ne l’a fait, ou ne peut le faire). C’est choisir la facilité que de m’accuser de diaboliser l’Islam dans tout ce que je fais, mais ceux qui lisent vraiment ce que j’écris ne pourront pas continuer à défendre ce point de vue.

Les Versets 222-242 de la Sourate 2, “La Vache,” contiennent pricipalement des lois et des règles sur le mariage et le divorce. Les rapports sexuels pendant les menstruations sont interdits (v. 222). Les juifs sont derrière la révélation du v. 223, selon un hadith enregistré par  l’Imam musulman et beaucoup d’autres : “Les Juifs disaient que lorsque qu’on avait un rapport avec sa femme par le vagin, avec la femme allongée sur son dos, et qu’elle tombait enceinte, l’enfant louchera” . Pour réfuter ceci, v. 223 fut révélé: “Vos femmes sont vos terres de labour, allez donc à votre champ quand vous le désirez. » Ce verset est aussi compris comme une interdiction de la sodomie. Qutb dit que l’utilisation du mot “terre de labour” (Arabe حَرْثٌ), avec “ses connotations de labourage et de production  est la plus appropriée pour décrier un context de fertilité et de procréation” – ou comme Maududi l’exprime, l’intention d’Allah est  la suivante “la raison pour la création de la femme n’est pas seulement pour le loisir de l’homme »C’est aussi de leur donner des enfants.

Les règles pour le divorce expliquent que tandis que les femmes “ont des droits similaires à ceux des hommes, néanmoins ces derniers sont “un degré au dessus” (v. 228). C’est peut être pourquoi les hommes peuvent divorcer leurs femmes, simplement en disant “Talaq” – Je divorce – mais les femmes ne peuvent pas faire cela. Une procédure aussi facile peut mener à des divorces en série, suivis de réconciliations – ce que le Coran a anticipé en stipulant qu’un mari qui divorce sa femme trois fois ne peut pas se réconcilier avec elle jusqu’à ce qu’elle se marie avec un autre homme, et que cet homme divorce avec elle. (v. 230). Cela a donné naissance au phénomène des “maris temporaires” qui marient et divorcent des femmes jusqu’à trois fois, même de nos jours, suivant l’autorité des clérics islamiques, afin que ces pauvres femmes puissent revenir à leur premier mari. Ces pratiques, comme on peut s’en douter, ont ouvert la porte à des abus.

Les versets 234 et 240 concernent les arrangements que font les hommes pour leur testament; ceux qui s’intéressent à la doctrine de l’ abrogation remarqueront que dans la défense de  Ibn Kathir du v. 240 que “la majorité des érudits disent que cet Ayah (2:240) fur abrogé par le Ayah (2:234).”

Les versets 243-260 reviennent sur les enfants d’Israel, faisant référence à plusieurs histoires de la Bible, sans beaucoup de détails. Les Juifs refusent de combattre après avoir reçu l’ordre de le faire (v. 246) et ils se rebellent contre l’adoubement de Saul comme roi (v. 247). Si Allah l’avait voulu, les nations auraient cru les prophètes qu’il a envoyé sur terre, mais ce n’était pas sa volonté, même si ses raisons ne sont pas expliquées. (v. 253). Selon l’érudit islamique Mahmoud Ayoub, v. 255, mieux connu sous le nom du verset du trône (Ayat Al-Kursi), est “considéré par les musulmans comme l’un des versets les plus importants du Coran. Il a par conséquent joué un rôle majeur dans la foi musulmane.” Le prophète de l’ Islam, Mahomet, approuve une déclaration sur sa puissance, “Chaque fois que vous allez au lit, récitez le verset  ‘Al-Kursi’ (2.255) et un gardien d’Allah viendra vers vous , et Satan ne vous approchera pas jusqu’au crépuscule” et  un autre disant qu’il est “le plus grand verset dans le livre de Allah.” Qurtubi rapporte que “lorsque le verset du trône fut révélé, toutes les idoles et tous les rois se sont prosternés et les couronnes des rois leurs sont tombées de la tête.” et il narre une expression de Mahomet dans laquelle Allah énonce à Moïse les nombreuses bénédictions qu’ils recevront si ils récitent le verset du Trône – une autre manifestation de l’assomption selon laquelle les gens du Livre avaient au moins en leur possession quelques passages du Coran mais les ont effacés malicieusement de leurs propres écritures.

Juste après cela il y a la fameuse déclaration selon laquelle il n’y a “Nulle contrainte en religion !”(v. 256). Les porte parole de l’Islam dans les pays occidentaux citent souvent ce verset pour réfuter l’argument selon lequel l’Islam se répand par l’épée, ou même pour affirmer que l’Islam est une religion de paix.

Selon l’un des premiers musulmans, Mujahid ibn Jabr, ce verset fut abrogé par le verset du Coran  9:29, dans lequel les musulmans sont commandés de combattre les gens du Livre . D’autres, toutefois, selon l’historien islamique Tabari, disent que 2:256 n’a jamais été abrogé, mais a été révélé précisément en référence aux gens du Livre.Ils ne sont pas obligés de pratiquer l’Islam , mais peuvent pratiquer leur religion tant qu’ils paient le jizya (impôt) et “s’humilient” (9:29). Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humilies.

Beaucoup voient le v. 256 comme contredisant le commandement du Jihad contre les mécréants , mais en fait il n’y a pas de contradiction car le but du Jihad n’est pas la conversion forcée  des non-musulmans, mais leur soumission au sein de l’ordre du système social islamique. Asad écrit “Tous les juristes islamiques (fuqahd’), sans exception, s’accordent à dire que toute conversion forcée est nulle et sans valeur, et que toute tentative de forcer un incroyant à accepter la foi islamique est un péché. Le choix, présenté par Mahomet lui-même, est la conversion, la soumission en tant que dhimmis, ou l’épée. Qutb renie le fait que v. 256 contredit le commandement de combattre jusqu’à ce que “la religion soit pour Allah” (v. 193), en disant que l’ “Islam n’a pas utilisé la force pour répandre sa croyance.” L’objectif principal du Jihad a plutôt été d’établir une société stable dans laquelle les citoyens, y compris les fidèles des autres credos religieux, puissent vivre en paix et en sécurité. “– bien que sans égalité de droits, comme 9:29 le souligne. Pour Qutb, cette société stable est “l’ordre social islamique”, don’t l’instauration est un objectif majeur du Jihad.

A la lumière de ces versets 256 et 193 vont ensemble sans problème. Les musulmans doivent combattre jusqu’à ce que “toute religion appartienne à Allah”, mais ils ne forcent personne à accepter la religion d’Allah. Ils soumettent ceux qui refusent de se convertir, de sorte que nombreux sont ceux qui par la suite se convertissent pour échapper à l’humiliation et aux lois discriminantes de la dhimmitude — mais quand ils se convertissent, ils le font librement. Seulement à la fin des temps, Jesus, le Prophète de l’Islam, reviendra pour islamiser le monde, abolissant le Christianisme et donc en cela le jizya qui est payé par les dhimmis. La religion sera alors  “pour Allah,” et il n’aura plus besoin du jihad.

Les versets 261-286 exhortent à la charité et condamnent l’usure (vv. 275-281) – ce qui est le fondement de la haine musulmane pour le système bancaire qui se base sur les interêts. V. 282 stipule que le témoignage de deux femmes est équivalent à celui d’un seul homme. Mahomet l’explique ainsi, “C’est à cause du caractère défectueux de l’intellect feminin”

Voilà, nous avons parcouru l’intégralité de ce chapitre de  “La Vache.” La semaine prochaine, nous commencerons la Sourate 3, “La famille de Imran,” et pourquoi les croyants ne doivent pas prendre les mécréants comme amis ou protecteurs .

Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 16 Juillet 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu le 20Avril2010

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Bloguer le Coran : Sourate 2, "La Vache", versets 211-221

Quand est-il permis d’enfreindre les lois morales? Lorsque la communauté islamique est persécutée. C’est l’impact de la petite et souvent negligee expression qui dit que la «persécution est pire que le meurtre», qui apparaît dans le Coran 2:217 (ainsi que dans 2:191).

Robert Spencer

Les versets 189-242 de la sourate 2, «La Vache», répondent à diverses questions qu’ apparemment, les musulmans avaient demandé  a Mahomet, car Allah commence ses réponses à Mahomet avec «Ils te demandent” (vv. 189, 215, 217, 219, 220, 222). L’une de ces questions était de savoir si oui ou non la lutte était permise pendant le mois sacré, qui prend en Allah c. 217.

le premier biographe de Mahomet, un  musulman du  huitième siècle du nom de Ibn Ishaq, donne le contexte de ce verset. Après l’Hijrah, le déplacement de Mahomet de La Mecque à Médine, les musulmans ont commencé a attaquer des caravanes de l’Quryash  – tribu paienne de Mahomet, qui l’avait rejetée. Mahomet lui-même conduit un grand nombre de ces attaques. Ces raids ont eu un objectif economique clé :  le maintien du mouvement musulman . À un moment donné Mahomet envoya un de ses lieutenants les plus fidèles, Abdullah bin Jahsh, avec huit autres musulmans avec des ordres de surveiller une caravane Qurayshites à Nakhla, une colonie non loin de la Mecque, pour «savoir ce qu’ils font.”
Abdullah et sa bande ont pris cela comme un ordre d’attaquer la caravane de Quraysh, qui ne tarda pas, portant du cuir et des raisins secs. Mais c’était le dernier jour du mois sacré de Rajab, au cours duquel, de par une coutume arabe de longue date, les combats etaient interdits. Cela leur a présenté à un dilemme: si ils avaient attendu jusqu’à ce que le mois sacré ait été terminée, la caravane aurait pu s’en aller, mais si ils avaient attaqué, ils auraient péché en tuant les gens pendant le mois sacré. Ils ont finalement décidé, conformément à Ibn Ishaq, de «tuer autant qu’ils le pourraient d’entre eux et de prendre ce qu’ils avaient.”

Sur le chemin du retour à Médine Abdullah mit de cote le cinquième du butin de Mahomet. Mais quand ils sont retournés au camp musulman, Mahomet a refusé de partager le butin ou d’avoir quelque chose à voir avec eux, disant seulement: «Je ne vous ai pas dit de vous battre dans le mois sacré.” Mais alors, Allah a révélé c. 217, expliquant que l’opposition de l’Qouraysh à Muhammad a été plus offensif à ses yeux que la«violation du mois sacré” par les musulmans.L’attaque était donc justifiée:« la persécution est pire que le meurtre. “Quel que soit le péché les assaillants Nakhla avait commis en violation du mois sacré, il n’était rien comparé aux péchés de l’Qouraysh. Ibn Ishaq a expliqué ce verset: «ils vous ont empêchés de prendre le chemin de Dieu avec leur incrédulité en Lui, et de la Mosquée sacrée, et avez-vous chassé quand vous étiez avec son peuple. C’est une question plus grave avec Dieu que la mort de ceux que vous avez tué. ”

Une fois qu’il a reçu cette révélation,Abdullah prit le butin et les prisonniers de Mahomet. Abdullah a été considérablement soulage, et demanda: «Peut-on espérer qu’il sera considéré comme une attaque pour laquelle nous est donné la récompense des combattants?” Là encore, Dieu répond dans une révélation, en disant que ceux qui «s’efforcent dans le sentier d’Allah … l’espoir de la miséricorde d’Allah “(v. 218). «Efforcez-vous» est ici jahadu (جاهدو) qui est une forme de djihad, et «jihad pour l’amour d’Allah» ou «jihad dans le sentier d’Allah” (جاهدوا في سبيل الله) toujours dans la théologie islamique se réfère à la guerre du Jihad, et non pas à une compréhension plus spiritualisée du djihad.

Ibn Kathir, après Ibn Ishaq, raconte aussi cet incident, qui a été capital: le bien se confond avec tout ce qui revenait à l’avantage des musulmans, et le mal avec tout ce qui leur a causé préjudice, sans référence à la norme morale plus generale. les absolus moraux ont été balayés en faveur du principe fondamental de l’opportunisme. Sayyid Qutb explique que «l’islam est une façon pratique et réaliste de la vie qui n’est pas fondée sur le dogme idéaliste rigide.” Islam “maintient ses propres principes moraux élevés, mais seulement lorsque” la justice est établie et les actes répréhensibles est contenue “- c’est à dire, seulement lorsque la loi islamique gouverne une société – peut la «sainteté être protégée et préservée.” Alors, évidemment, elle n’a pas a l’etre avant cela.

Les versets 211-216 rappelent encore une fois les Juifs et toutes les faveurs d’Allah repoussées par eux (v. 211) et souligne la façon dont les mécréants se moquent des musulmans (v. 212). V. 213 resume en quelques mots le point de vue islamique de l’histoire du salut: Dieu a envoyé des prophètes pour le monde, et «avec eux, il a envoyé le Livre contenant la vérité,” et même “le Peuple du Livre» – principalement les juifs et les chrétiens – d’accord avec les uns les autres », sauf par contumace égoïste.” Alors Allah en guida les musulmans à la vérité sur les choses les gens du Livre en désaccord au sujet. Ibn Kathir explique qu’ils ne s’entendaient pas sur la journée “de la Congrégation:« Les Juifs ont pris le samedi, tandis que les chrétiens ont choisi le dimanche. Allah a guidé le] Oumma [la communauté de Mahomet au vendredi. “Ils ont également exprimé leur désaccord sur la direction à faire face pendant la prière (qiblah), les postures de la prière, le jeûne et la vraie religion d’Abraham:« Les Juifs dirent: Il était un Juif », tandis que les chrétiens le considéraient comme chrétiens. Allah a fait de lui un Musulman Haniyfan “- c’est-à-monothéiste pré-islamique.

V. 216 exhorte les croyants à combattre, même s’ils «ne l’aiment pas.” Maulana Bulandshahri explique la vision traditionnelle: «Tandis que les musulmans ont été à la Mecque, ils étaient faibles et peu nombreux, ne possédant la capacité ni la permission divine pour le Jihad (guerre religieuse). Après la migration à Médine, ils ont reçu l’ordre de combattre leurs ennemis dans la défense, comme un verset de la sourate Hajj [chapitre 22 du Coran] proclame: «L’autorisation (de combat) a été accordée à ceux qui sont attaqués parce qu’ils sont opprimés [22:39]. Plus tard, l’ordre est venu de combattre les infidèles (kouffar), même si elles ne déclenchent pas de l’agression. “Bulandshahri était un théologien moderne, mais ce point de vue des trois stades de développement de l’enseignement du Coran sur la guerre se trouve dans travaux du huitième siècle Ibn Ishaq, et dans les écrits des grands théologiens islamiques à travers les âges, y compris Ibn Kathir, Ibn Qayyim, Ibn Juzayy, As-Suyuti, et bien d’autres.

V. 219 concerne les boissons alcooliques et les jeux. Plusieurs autorités au début – Ibn `Umar, Ash-Sha` bi, Mujahid, Qatadah, Anas Ar-Rabi `et` bin bin Abdur-Rahman Aslam – dirent que c’était le premier des trois versets a être révélé à ce sujet, et qui signifie que les deux autres aurait préséance sur elle. Ici, Allah dit qu’il ya «un certain avantage” dans l’alcool, mais en 5:90, il dit qu’il est “oeuvre du Diable», ce qui exclut le bon vieux démon du rhum comme étant bénéfique à tous.

V. 221 interdit les musulmans de se marier aux “incrédules femmes.” Ibn Kathir enregistre une grande quantité de désaccord entre les autorités islamiques de savoir si cette interdiction s’applique aux femmes juives et chrétiennes, ou tout simplement pour polythéistes. Toutefois, il note qu’il ya Ijma `- consensus – parmi les juristes musulmans que de tels mariages sont permis, même si bien sûr les femmes musulmanes ne sont pas autorisées par une école de droit islamique de se marier a des juifs ou a des chrétiens. Dans une culture qui exige que les femmes d’être totalement subordonnées aux hommes, ces lois inégales en sorte que les communautés non musulmanes restent subjugués, ne bénéficiant pas de l’égalité des droits ou l’égalité de la dignité des musulmans.

La semaine prochaine: Lorsque vous pourriez avoir besoin d’un mari “temporaire”, et une exploration de la question très controversée de-ce que cela signifie qu ‘«il n’ya pas de contrainte en religion».

Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 08 Juillet 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu le 30Mars 2010

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Bloguer le Coran : Sourate 2, "La Vache", versets 141-210

En continuant notre analyse de “La Vache,” la seconde et la plus longue des sourates du Coran, nous rencontrons aux versets 141-150 une discussion sur le qibla, la direction pour la prière. Les musulmans sont tenus de prier en direction de la mosquée sacrée de La Mecque (v. 150), alors qu’auparavant ils rejoignaient les Juifs en se tournant vers Jérusalem. Ceci apparemment est survenu après que Mahomet ait mis un terme à ses tentatives de convaincre le peuple juif qu’il était un prophète dans la lignée des prophètes juifs. Seulement les « insensés » (v. 142) se sont opposés au changement – c’est à dire, les Juifs: sur cette  identification le commentateur relativement modéré Muhammad Asad et par comparaison le plus fondamentaliste Mufti Muhammad Aashiq Ilahi Bulandshahri sont d’accord. Asad écrit: “Cet abandon de Jérusalem évidemment déplut aux Juifs de Médine, qui devaient être honorés quand ils voyaient les musulmans prier en direction de leur ville sainte; et c’est à eux que la première phrase de ce passage fait référence.” Allah plus loin critique les Juifs et les chrétiens car ils poursuivent leurs “vains désirs” même s’ils savent que la Qibla de Mahomet vient de Allah.(vv. 144-6).

Robert Spencer

Nous voyons qu’au verset 106 Allah annonce que lorsqu’il abroge un verset, il le remplace par un meilleur. Certains musulmans pensent qu’il s’agit ici du Coran, et d’autres pensent que ce verset s’applique seulement à la Bible ayant été en quelque sorte remplacée par le Coran. Le changement dans la qibla a quelque poids dans tout cela. Le cousin de Ibn Abbas, Muhammad et une figure d’autorité islamique, écrit que “la première partie du Coran qui fut abrogée traitait de la Qiblah.” Toutefois, il n’y a rien dans le Coran qui indique que les musulmans doivent prier dans la direction de Jérusalem, donc on voit ici l’abrogation d’une règle extra-coranique. Nous reviendrons sur cette abrogation dans de nombreux contextes plus loin.

Allah presente la nouvelle Qibla comme si elle était un don special pour Mahomet, qui “aimera” la nouvelle direction pour sa prière (v. 144). C’est l’un des nombreux passages dans le Coran qui suggère la sollicitude particulière de Allah pour Mahomet ; un autre exemple est le doux reproche de Allah envers lui lorsqu’il refuse initialement de se marier avec son ancienne belle-fille alors qu’Allah le lui avait demandé (33:37). De tels passages ont amené les incroyants à penser que Mahomet profitait des avantages de la vie de prophète, mais pour les musulmans ils soulignent son statut particulier : les détails de sa vie, et même ses désirs- en souhaitant prier en faisant face à la Ka’ba – sont des moyens par lesquels Allah révèle des lois éternelles et divines. Et cet exemple est normatif. Muqtedar Khan du Centre d’Etudes de l’Islam et de la Démocracie explique: “Aucun chef religieux n’a eu autant d’influence sur ses disciples que Mahomet.(Que la paix soit avec lui) le dernier prophète de l’Islam….Si bien que les mots, les actions et les silences (ce qu’il vit et n’interdit pas) de Mahomet devinrent une source indépendante de Loi Islamique. Les musulmans , pour observer la loi religieuse, non seulement obéissent, mais aussi tentent d’émuler leur prophète et de l’imiter dans tout aspect de leur vie. En cela Mohammed est le médiateur ainsi que la source de la loi divine.”

Les versets 151-157 encouragent les croyants à être fermes dans leur foi ; le verset 158 approuve une pratique pré-islamique. Durant le Hajj, le pélerinage à la Mecque ; et les versets 159-177 reviennent au thème de la perversité des mécréants. Ceux qui rejettent l’Islam vont recevoir d’Allah la malédiction, que ce soit les anges ou les hommes (v. 161), et vont séjourner en enfer (v. 162). En même temps, le fardeau des fidèles n’est pas lourd. Ils doivent seulement s’abstenir de certains aliments, y compris le porc (v. 173). Ils sont parmi les mécréants qui se bornent à dissimuler ce qu’ils savent que Allah a révélé. (v. 174). Ceux qui réfutent ce que Allah a révélé dans le Coran sont un “schisme ouvert” (v. 176). Le Tafsir al-Jalalayn dit que ce sont- encore une fois, les Juifs.

 Les versets 177-203 légifèrent sur de nombreux sujets : zakat (l’aumône), le jeûne du Ramadan, le Hajj, et le djihad. V. 178 établit la loi de la vengeance pour le meutre (qisas): châtiment égal doit être donné pour la vie de la victime, qui peut prendre la forme de “monnaie du sang” (diyah): un paiement pour compenser la perte infligée. Selon la loi Islamique (Sharia) le montant de la compensation varie selon l’identité de la victime. ‘Umdat al-Salik (dependence du voyageur), un manuel sur la Sharia de l’université de  Al-Azhar certifie que de si l’on se conforme à la “pratique de la Foi dans la communauté orthodoxe Sunnite”,  alors le paiement pour le meutre d’une femme est la moitié de celui pour le meurtre d’un homme, et pour le meutre d’un Juif ou d’un Chrétien l’on paie le tiers du prix de celui d’un musulman (o4.9). Pour une explication de ceci lire la déclaration du  Sufi Sheikh Sultanhussein Tabandeh’s ici.

Les versets 190-193 sont parmi les plus importants dans le cadre du djihad. V. 190, “ne commence pas les hostilités,” est souvent invoqué de nos jours pour dire que le djihad est purement défensif. Asad écrit que ceci ainsi que “les versets qui suivent ne font aucun doute sur le fait que seule la légitime défense permet aux musulmans de faire la guerre.” Néanmoins, le Tafsir al-Jalalayn dit que ce verset est abrogé par 9:1, qui annule tout traité entre les musulmans et les incroyants. D’autre part, Ibn Kathir rejette l’idée selon laquelle ce verset a été abrogé.

Qu’est ce qui constitue un conflit de défense? On trouve un indice au  v. 193: “Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Dieu seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes..” Ibn Ishaq explique que les musulmans doivent combattre les mécréants jusqu’à ce que “Dieu seul soit adoré”. Bulandshahri écrit : “Les pires des péchés sont l’infidélité  (Kufr) et le polythéisme (shirk) qui constituent une rebellion contre Allah, le Créateur.

Afin de les éradiquer, les musulmans sont requis de faire la guerre jusqu’à ce qu’aucun de ces deux péchés ne subsistent dans le monde, et que la seule religion soit celle de Allah.” Ce conflit serait essentiellement défensif, contre les aggressions de l’incrédulité : si les musulmans doivent combattre jusqu’à ce que l’incrédulité cesse, la simple présence d’incrédulité constitue suffisamment d’aggression pour permettre le début des hostilités. Ceci est l’un des fondements pour la notion suprématiste selon laquelle les musulmans doivent faire la guerre aux mécréants jusqu’à ce que ces mécréants soient soit convertis à l’Islam ou soumis au règne de la loi Islamique comme l’explique 9:29. Comme le prophète de l’Islam, Mahomet, le déclare “j’ai reçu le commandement de combattre les peuples, jusqu’à ce qu’ils reconnaissent qu’il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah, et qu’ils croient que je suis le messager de Dieu et en ce que j’apporte. Lorsqu’ils le feront, leur sang et leurs richesses sont sous ma protection, sauf quand la Loi en juge autrement, et que leur sort est entre les mains d’Allah.” Par conséquent on peut raisonnablement assumer que si l’on ne reconnaît pas Mahomet comme prophète, on n’a pas la guarantie d’être à l’abri de ceux qui lisent ces lignes, en ce qui concerne notre sang et nos richesses, surtout si ils les croient comme étant les paroles d’un messager du seul Vrai Dieu.

Les Versets 204-210 avertissent les croyants de ne pas douter, rejeter la foi ou de suivre l’Islam sans trop de ferveur. Ensuite commencent la considération d’un certain nombre de questions que les disciples de Mahomet lui posent. – révélant, parmi d’autres choses, à quel point la phrase qui suit est significative :  “ la persécution est pire que le massacre” (qui apparait aussi au v. 191). La semaine prochaine, c’est à partir d’ici que nous reprendrons,.

Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 02 Juillet 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu  le 23Mars 2010

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Bloguer le Coran : Sourate 2, "La Vache", versets 75-140

L'auteur et blogger Robert Spencer (jihadwatch.org)

Le segment suivant de la Sourate 2, versets 75-105, continue la critique du Coran sur les Juifs. Quand vous lisez les déclarations de dirigeants du Hamas ou de Mahmoud Ahmadinejad sur Israël, rappelez-vous qu’ils considèrent Israël et les Juifs à travers un prisme coranique. Ils ont appris, s’ils ont étudié le Coran, que les Juifs sont pervers et coupables – ainsi que des ennemis rusés et des plus persistants – ennemis d’Allah, de Mahomet et des musulmans.

Dans verset 75 Allah demande aux musulmans comment ils peuvent espérer que les Juifs viennent à croire en l’Islam, car «une partie d’entre eux avaient l’habitude d’écouter la parole d’Allah, puis la changèrent, après l’avoir entendu, en connaissance de cause?” Dans sa Tafsir Anwar al-Bayan, le commentateur  indien du XXe siècle Mufti Muhammad Aashiq Ilahi Bulandshahri note que certains commentateurs ont mentionné que le verset se réfère à la falsification de la Torah. Les érudits juifs avaient pour habitude d’accepter des pots de vin de la part des gens afin de modifier certaines injonctions en fonction de leurs demandes. “Il insiste sur cette aspect dans le cadre du verset 79, où Bulandshahri dit que les Juifs «commettent un double péché en modifiant la parole d’Allah et en acceptant la corruption.” Il s’agit d’un point de vue traditionnel: le Tafsir al-Jalalayn dit que les Juifs “ont modifié la description du prophète dans la Torah, ainsi que les versets de ‘lapidation’, et d’autres détails, et ont réécrit d’une façon différente de celle dans laquelle ils ont été révélés.”

Dans leur arrogance, ils pensent aussi qu’ils ne seront en enfer que pour quelques jours (verset 80). Bukhari raconte que, après que Mahomet ait vaincu les Juifs de Khaïbar, une oasis d’Arabie, ils firent rôtir un mouton pour le Prophète de l’Islam – et y ont mis du poison. Pressentant leur stratagème, il les a convoqués et interrogés. Dans le courant de cela, ils lui dirent: “Nous allons rester dans le (l’Enfer) feu pour une courte période, et après ce sera vous [les musulmans] qui allez nous remplacer.” Mahomet réagit avec indignation: «Vous êtes maudit et humilié en enfer ! Par Allah, nous ne vous y remplacerons pas “, et leur révèle ce qu’il savait au sujet de leur complot pour l’empoisonner.

Les versets 81-105 rappellent encore aux Juifs les faveurs d’Allah, les faveurs que la plupart d’entre eux “ont rejeté” (v. 83), et leur châtiment pour leur entêtement et leur désobéissance. Verset 85 résume leurs divers actes de désobéissance, aboutissant à l’affirmation selon laquelle les juifs croient en “seulement” une partie de leurs écrits sacrés, et  “rejettent le reste.” Ibn Kathir dit qu’ils rejetaient certaines parties de la Torah, et aussi: “ils ne devraient pas être crus quand il s’agit de la description du Messager d’Allah, sa venue, son expulsion de sa terre, et son Hégire, et le reste des informations que les prophètes précédents ont donné à son sujet, qu’ils ont caché. Les Juifs, ils souffrent de la malédiction d’Allah, et ont caché tous ces faits entre eux … “Versets 88 et 89 soulignent qu’ils sont maudits pour avoir rejeté l’islam. (C’est pourquoi la plupart des musulmans n’acceptent pas l’idée que les Juifs aient quelque  droit que ce soit à la terre d’Israël, en dépit de 5:21 et d’autres versets: un peuple maudit ne reçoit pas de cadeau d’Allah.) Verset 98 dit que leur ennemi est Dieu lui-même.

Les versets 94-96 lancent un défi: si la revendication des Juifs est que le paradis est réservé pour eux seuls, pourquoi n’ont-ils pas cherché la mort, au lieu d’être le peuple «le plus gourmand de la vie»? Tel est le fondement d’une provocation d’un  jihadiste, comme ce  guerrier d’ Al-Qaïda en Afghanistan, il y a quelques années: «Les Américains aiment le Pepsi-Cola, nous aimons la mort.” Les vrais croyants aiment le paradis et ont du dédain pour ce monde.

Verset 106 interrompt la condamnation des Juifs d’introduire la doctrine islamique de l’abrogation, dans lequel Allah remplace ce qu’il a déjà révélé avec “quelque chose de mieux, ou de similaire. Le Tafsir al-Jalalayn dit que ce verset fut révélé parce que «les mécréants se mirent à tourner en dérision la question de l’abrogation, en disant qu’un jour, Mahomet incite ses compagnons à une chose et le lendemain, il les en interdit”. Le Abbas al-Tanwir Miqbâs min Tafsîr Ibn ‘ dit qu’il se réfère à «ce qui a été abrogé du Coran et ce qui n’a pas été supprimé.” Sayyid Qutb soutient que «la modification partielle des décisions en réponse à l’évolution des circonstances au cours de la vie du prophète Mahomet ne pouvait être dans l’intérêt de l’humanité dans son ensemble. “Le concept de naskh, abrogation, est le fondement de  la compréhension islamique que les versets violents de la sourate 9 ont priorité sur les versets plus pacifiques révélé plus tôt, car ils viennent plus tard dans la vie de Mahomet – une idée sur laquelle nous reviendrons plus tard. (Pour une discussion complète de l’idée islamique de l’abrogation, voir Ahmad Von Denffer’s ‘Ulum al-Qur’an.)

Versets 107-121 met en garde les musulmans à maintenir leurs devoirs religieux et à ne pas se laisser égarer par les juifs et les chrétiens, qui vont tenter de tromper les musulmans (c. 109) Alors même qu’ils se battent entre eux (V. 113). Verses 111 et 120 (ainsi que c. 135) Tourner en dérision les tentatives juives et chrétiennes au prosélytisme des musulmans, et verset 116 marque la première apparition de l’OFT et le rejet répété de la foi chrétienne en Jésus comme le Fils de Dieu. L’idée que Dieu pourrait avoir un fils est considérée comme un compromis au monothéisme: “mais c’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre: tout ce qui rend un culte à Dieu.”

Versets 122-140 retour aux Juifs, en leur rappelant  l’alliance qu’Allah a fait à la Kaaba à la Mecque avec Abraham et Ismaël (v. 125). Les Juifs doivent se rappeler que même si Abraham a prié pour que la Mecque devienne une «ville de Paix,« Allah a répondu que “ceux qui sont les mécréants» allaient bientôt goûter à son «supplice du feu» (v. 126). Si vous êtes surpris de trouver un patriarche juif, Abraham, associé à un lieu saint islamique, la Ka’ba, rappelez-vous que seuls les pervers “disent que Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les tribus étaient Juifs ou Chrétiens” (c. 140). En fait, ils « étaient soumis à Allah – (v. 128). Si ils n’étaient pas les adeptes de Mahomet comme prophète, ils étaient au moins hanifs: pré-monothéistes islamiques.

Cela met en évidence le thème récurrent du Coran que les gens que nous connaissons aujourd’hui en tant que Juifs et les chrétiens ne sont que des renégats de la vraie religion réellement enseignée par Abraham et Moïse, aussi bien que Jésus – et que la vraie religion est l’Islam. Comme nous l’avons vu, une grande partie de la sourate 2 est consacrée au traitement des Juifs renégats qui ont rejeté Mahomet et les rappellent à la vraie foi, la foi d’Abraham et de Moïse, ainsi que de Mahomet. Ainsi l’ Islam considère le Judaïsme et le christianisme en prétendant que la forme véritable et originale de l’autre religion est l’Islam. Aujourd’hui les porte-parole de l’Islam en Occident présentent souvent le statut d’Abraham, Moïse et Jésus comme prophètes musulmans et comme preuve de l’esprit islamique ouvert et œcuménique. En fait, c’est seulement une déclaration de la suprématie de l’Islam et de l’illégitimité du judaïsme et du christianisme.

La semaine prochaine: la sourate 2, versets 140-210, Contenant des instructions sur le Ramadan, le pèlerinage à La Mecque – et le djihad.

Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 25Juin 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu  le 16Mars 2010

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Bloguer le Coran : Sourate 2, "La Vache", versets 40-75

Bloguer le Coran : Sourate 2, “La Vache”, versets 40-75

Le Verset 40 de  la deuxième Sourate s’adresse aux “enfants d’Israël” , commençant avec une méditation prolongée de ce que Allah a fait pour les juifs, et l’ingratitude qu’ils montrent à son égard. Le  Verset  41 les prévient  “et ne soyez pas les premiers à le rejeter. Et n’échangez pas Mes révélations contre un vil prix. Et c’est Moi que vous devez craindre. » Ce que les commentateurs islamiques interprètent généralement comme une exhortation à mettre le service de Allah avant les préoccupations de ce monde. Sayyid Abul A’la Maududi, un intellectuel renommé du XXe Siècle et un représentant de l’Islam politique, dit dans son immense ouvrage  Towards Understanding the Qur’an que ce verset “fait référence aux bénéfices mondains pour lesquels les juifs ont rejeté les instructions divines”. Toutefois, nombreux sont ceux qui ont spéculé sur le fait que ce verset revient sur le reproche de Mahomet envers ceux qui lui avaient vendu du matériel qu’ils avaient présenté comme révélation divine, mais n’en était point – voir 2:79.

Robert Spencer

Quoi qu’il en soit, les juifs peuvent obtenir à nouveau la faveur d’Allah en se convertissant à l’Islam(v. 43). Cela peut sembler juste au lecteur occidental, puisque les traductions en question parlent de les “exhorter à la prière”, et de “faire preuve de charité” (voir  Abdullah Yusuf Ali ), mais en Arabe, le mot pour prière est  salat (الصَّلاَة) et pour charité zakat (الزَّكَاة); ces mots font référence de manière spécifique à la prière Islamique et à l’aumône. Les non-musulmans ne peuvent pas prier la salat ou payer le  zakat. Au sujet de la nécessité de cette  conversion Ibn Kathir est  sans détours: “Allah  a commandé aux enfants d’Israel d’embrasser l’Islam comme leur religion et de suivre Mahomet” . Sayyid Qutb dit que ici Allah “invite les Israelites à rejoindre les musulmans dans leurs pratiques religieuses et d’abandonner leurs prejugés et leurs tendances ethnocentriques.”

En commençant avec le verset 47, écrit Maududi, “ il y  une référence qui est faite aux épisodes les plus connus de l’histoire juive. Ces épisodes étant connus de tous les enfants juifs, ils sont narrés brièvement plutôt qu’en details. La référence est là pour rappeler aux juifs à la fois les faveurs de Dieu dont les juifs avaient bénéficié et les méfaits par lesquels ils avaient répondu à ces faveurs.”  Ces derniers incluent celui des Israelites sauvés de Pharaon (vv. 49-50); l’épisode du veau d’or (vv. 54-55), et celui de la provision miraculeuse de manne et de cailles dans le désert (v. 57, 61), avec pour paroxysme l’aveu que les juifs  “étaient couverts de honte et misérables : ils s’attirèrent la colère de Allah. C’est parce qu’ils persistèrent à rejeter les signes de Allah et à tuer ses messagers sans juste cause. « L’avilissement et la misère s’abattirent sur eux; ils encoururent la colère d’Allah. Cela est parce qu’ils reniaient les révélations d’Allah, et qu’ils tuaient sans droit les prophètes. Cela parce qu’ils désobéissaient et transgressaient. » (v. 61).

Ibn Kathir applique ces mots à tous les juifs : “Ce verset indique que les enfants d’Israel étaient couverts de honte, et que cela continuerait, signifiant que cela ne finirait jamais. Ils continueront à subir l’humiliation aux mains de ceux qu’ils rencontreront, en plus du déshonneur qu’ils ressentent au fond d’eux.”

Il apparait contradictoire qu’immédiatement après nous pouvons lire l’un des versets de tolérance du Coran. Le verset 62, qui  semble promettre une place au paradis à ceux qui “ suivent les écritures juives, et aux chrétiens et aux sabiens. Muhammad Asad exulte: “ Avec une vision sans parallèle dans aucune autre foi religieuse, l’idée de  “salut” est ici mise au conditionnel dépendant de trois éléments : croyance en Dieu, croyance au jour du jugement, et actions  justes dans la vie.”En apparence, pas de conversion à l’Islam requise. Mais il se contredit lui-même en ajoutant “ dans son mandat divin” après les mots “ceux qui ont atteint à la foi” dans sa traduction du verset  62 – ce qui signifie que pour être sauvé, on doit croire au Coran et aux révélations précédentes. En effet, les commentateurs musulmans ne sont pas enclins à voir ceci comme une indication de pluralisme divin. Les traducteurs Ali et Pickthall, ainsi que  Asad, ont tous jugé nécessaire d’ajouter des parenthèses qui font dire au passage que les juifs et les chrétiens (ainsi que les Sabiens, dont l’identité est encore sujet de débats) seront sauvés seulement si ils deviennent musulmans. Et d’après  Ibn Abbas, ce verset a été abrogé par le verset 3:85: “Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants.” Qutb écrit que 2:62 pouvait s’appliquer seulement avant que Mahomet apporte l’Islam au reste du monde, un point de vue soutenu par une citation de Mahomet par Tabari, dans laquelle le prophète de l’Islam dit que les chrétiens qui moururent avant sa venue seraient sauvés, mais que ceux qui ont entendu et l’ont rejeté en tant que prophète ne le seront pas.

Ensuite nous avons le premier des trois passages notoires sur les “singes et les porcs”. Les djihadistes d’aujourd’hui font ordinairement référence aux juifs comme étant des singes et des porcs, cette idée trouve sa source dans le Coran 2:63-66; 5:59-60; et 7:166. Le premier dépeint Allah disant aux juifs qui ont “profané le Sabbath” : “Soyez comme des singes méprisables!” Et ensuite le passage continue en disant que “ceux qui sont maudits servent d’exemple pour leur génération et pour les générations à venir.” Traditionnellement dans la théologie islamique ces passages ont été considérés comme ne s’appliquant pas à tous les juifs. Ibn Abbas dit que ceux qui « ont violé la sainteté du Sabbath ont été changés en singes, ensuite, ils ont péri sans descendance.” D’autres, néanmoins, comme le théologien islamique Ibn Qutaiba, s’accordent à dire que les singes d’aujourd’hui sont les descendants de ces mêmes juifs qui ont violé le Sabbath.

C’est de nos jours très largement utilisé comme une métaphore pour la corruption des juifs, même pour les rabaisser au rang de bêtes. Mahomet lui-même commença de la sorte quand il s’adressa aux juifs de la tribu de Qurayzah tribe, qu’il était sur le point de  massacrer, comme  “vous frères de singes.” Aujourd’hui le grand Sheikh de Al-Azhar, Muhammad Sayyid Tantawi, appelle les juifs  “les ennemis de Allah, les descendants des singes et des porcs.” Le  Sheikh saoudien Abd Al-Rahman Al-Sudayyis, l’ imam de la mosquée principale de La Mecque, la mosquée de Al-Haraam ,s’étend sur le sujet, en disant dans un sermon que les juifs sont “la lie de la race humaine, les rats de ce monde, les violateurs des pactes et des accords, les meurtriers des prophètes, et les descendants des porcs et des singes.” Un autre Sheikh saoudien, Ba’d bin Abdallah Al-Ajameh Al-Ghamidi, fit ce rapprochement explicite: “le comportement actuel des frères des porcs et des singes, leur trahison, leur violation des traits, et leur profanation des lieux sacrés,, est en rapport avec les oeuvres de leurs ancêtres Durant la période initiale de l’Islam — ce qui prouve la grande similarité entre les juifs vivant à l’heure actuelle et les juifs qui vivaient à l’aube de l’Islam.” Plus d’informations là-dessus pour les Anglophones dans cette excellente étude par le Middle East Media Research Institute (MEMRI).

Le Verset 67 est lui aussi un verset de réprimande, décrivant les israëlites réagissant avec un esprit de rebellion hautaine aux commandements d’Allah, donné par Moïse, de sacrifier une vache (d’où le titre de la sourate). Ici nous voyons que les juifs sont endurcis (v. 74) et finalement maudits par  Allah (v. 89). Cette malédiction et ses implications, ainsi que les autres thèmes menant au  verset 140 de la deuxième sourate, nous les examinerons la semaine prochaine.

Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 18Juin 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu le 09 Mars 2010

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Bloguer le Coran : Sourate 2 "La Vache", versets 1-39

Bloguer le Coran : Sourate 2 “la Vache”, versets 1-39

Sourate 2, Al-Baqara (“La Vache”), comme presque chacun des chapitres du Coran, tient son titre de quelque chose dont il est question dans son contenu – en l’occurrence, l’histoire de Moïse communiquant le commandement de Allah aux Israëlites pour qu’ils sacrifient une vache. (2:67-73). C’est la sourate la plus longue du coran – 286 versets –  et elle introduit le schéma général (mais non absolu) du coran qui  consiste à aller du plus long au plus court chapitre, à l’exception de la Fatiha, qui occupe une position privilégiée en tant que première Sourate à cause de son caractère central dans l’Islam. La sourate Al-Baqara, “La Vache,”  fut révélée à Mahomet à Médine – c’est  à dire lors de la seconde partie de sa vie de prophète, qui débuta à La Mecque en 610. En 622 Mahomet et la première communauté Musulmane se déplacèrent à Médine où pour la première fois Mahomet devint un chef politique et militaire. Les théologiens islamiques considèrent généralement que les sourates de Médine prévalent sur les sourates de la Mecque partout où il y  a un désaccord, selon le verset 106 de ce chapitre du Coran, dans lequel Allah parle d’abroger des versets et de les remplacer par de meilleurs. (Cette interprétation du verset 106, toutefois, n’est pas universellement acceptée. Certains disent qu’il ne s’agit pas de l’abrogation de versets du Coran, mais seulement des Ecritures juives et Chrétiennes. Nous traiterons cette question plus loin dans notre série.)

Robert Spencer

La Sourate 2 contient de nombreuses informations capitales pour les musulmans et ils ont une grande estime pour elle. Le commentateur coranique du Moyen-Age Ibn Kathir (dont le commentaire est encore lu et respecté par les musulmans aujourd’hui) explique que la récitation de cette sourate provoque la détresse de Satan, en racontant que l’un des premiers disciples de Mahomet, Ibn Mas’ud, remarqua que Satan “quitte la maison quand la sourate Al-Baqarah est  récitée, et en partant, il a des gaz” .Sans le mauvais goût de Ibn Mas’ud, Muhammad himself dit: “Satan s’enfuit de la maison dans laquelle la sourate  Baqara est récitée”

Le chapitre commence avec les trois lettres arabes : alif, lam, and mim. De nombreux chapitres du Coran commencent avec ces trois lettres de la même manière, ce qui a donné naissance à beaucoup de spéculations mystiques concernant leur signification réelle . Mais le Tafsir al-Jalalayn, un autre commentaire coranique classique, résument succintement le point de vue suivant : “ Dieu seul sait ce qu’il entend par ces lettres.”

Le verset qui suit immédiatement ces lettres contient une doctrine islamique clé: “ C’est l’Ecriture en conséquent il n’y a pas à en douter.” Le Coran ne doit pas être remis en question ou jugé par aucun critère externe, au contraire, c’est plutôt lui, le Coran, qui constitue le critère par lequel toutes autres choses vont être jugées. Ceci, bien sûr, n’est pas vraiment différent de la façon dont de nombreuses religions voient leurs écritures saintes. Mais il n’y a pas eu dans l’Islam ce changement dans la critique historique et textuelle qui a transformé la façon dont les juifs et les Chrétiens comprennent leurs écritures aujourd’hui. Le Coran est un livre qu’il ne faut jamais douter. Lorsqu’un théologien islamique, Suliman Bashear, enseigna à ses étudiants à  An-Najah National University à Nablus que le Coran et l’Islam étaient le produit d’un développement au cours de l’histoire plutôt qu’un produit livré tout fait et parfait à Mahomet,ils  l’ont jeté par la fenêtre de sa salle de classe.

2:1-29 est une dissertation prolongée sur la perversité de ceux qui rejettent la croyance en Allah, et touche à plusieurs thèmes qui seront par la suite récurrents. Le coran, nous dit-on, est le guide pour ceux qui croient en ce qui a été révélé en Mahomet et  « en ce qui a été révélé avant lui » (v. 4).  Cela implique l’assomption souvent affirmée que le Coran est la confirmation de la Torah et de l’Evangile, qui enseigne le même message que Mahomet reçoit dans les révélations coraniques (voir 5:44-48). Quand il s’est trouvé que la Torah et l’Evangile ne s’accordaient pas avec le Coran, alors on commença à accuser les Juifs et les Chrétiens d’avoir falsifié leurs écritures — ce qui fait l’unanimité dans la croyance islamique aujourd’hui . Muhammad Asad déclare avec assurance: “la  religion du Coran peut être correctement comprise seulement avec en arrière-plan le fait que des grandes religions monothéistes l’ont précédée , lesquelles selon la croyance musulmane atteignent leur point culminant et achèvent leur formulation définitive dans la foi de l’Islam.”

Un autre thème abordé est le contrôle absolu d’Allah sur toutes choses, même le choix des âmes individuelles de croire en lui ou de le rejeter. “ Quand à ceux qui rejettent la Foi, c’est la même chose si tu les avertis ou non, ils ne croiront pas. Allah  a déposé un sceau sur leurs cœurs et sur leur oreilles, et sur leurs yeux il y a un voile, grand est le châtiment qui les attend” (vv. 6-7). Les Qadaris  de l’histoire islamique primitive nous disent que l’homme a son libre arbitre, et est par conséquent capable de choisir de faire le bien ou le mal. Leurs opposants insistèrent que Allah déterminait toute chose. Alors que les deux partis avaient d’abondantes citations coraniques pour soutenir leur argumentation, au bout du compte les autorités musulmanes condamnèrent le Qadarisme comme étant une hérésie, car il limitait l’absolue souveraineté d’Allah sur toutes choses. Par conséquent ceux qui rejettent la foi le font car c’est la volonté d’Allah, selon ces versets, et non parce qu’ils sont libres de choisir. Voici ce que dit Ibn Kathir: “Ces versets indiquent que quiconque Allah a condamné à vivre dans la misère ne trouvera jamais personne pour le guider vers le Bonheur, et que quiconque Allah mène à l’erreur, il ne trouvera jamais personne pour le guider. » (Une bonne analyse de la controverse des Qadari peut être trouvée chez le théologien islamique renommé Ignaz Goldziher dans son livre Introduction to Islamic Theology and Law.)

Ensuite viennent la condamnation des hypocrites et des faux croyants, qui fréquemment tourmentaient Mahomet tout au long de sa vie de prophète (vv. 13-20). Et finalement, il y a l’assertion du caractère sublime du Coran, à tel point que ceux qui doutent sont mis au défi de produire une sourate aussi belle si ils refusent d’en accepter la provenance divine (v. 23).  C’est un défi que  beaucoup ont relevé, mais bien sûr c’est le genre de défi qui ne peut jamais être satisfait aux yeux de ceux qui l’ont lancé –”Même si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s’ils se soutenaient les un les autres”. ” (17:88).

2:25 nous présente les fameux jardins du Paradis, où les croyants vont résider — que nous verrons plus en détail plus loin.

2:30-39  nous raconte l’histoire d’ Adam et Eve, dans un style qui suggère que les auditeurs de la récitation sont déjà familiers avec cette histoire. Allah dit aux anges de se prosterner devant Adam (v. 34), un commandement qui semble dépendre du principe biblique selon lequel l’Homme a été créé à l’image de Dieu, même si cette idée n’apparait pas ici. Selon Ibn Kathir, “Allah  a placé la vertu de Adam au dessus des anges, parce qu’il a enseigné à Adam, et non à eux, le nom de toutes choses. » Satan refusa de se prosterner, et par là-même devint un incroyant (v. 34), et il tenta Adam et Eve avec le fruit défendu. Allah promet des révélations pour guider l’humanité, les avertissant que ceux qui ne tiennent pas compte de ces révélations seront punis par le feu de l’Enfer.

La sourate ensuite aux versets 40-75  se tourne vers les Enfants d’Israël, qui jouent un rôle si important dans le Coran (et non pas dans la conscience islamique moderne, ce qui n’est pas une coïncidence) que nous leur consacrerons notre prochain billet.

Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 11 Juin 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu  le 02 Mars 2010

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Bloguer le Coran, Sourate 1, "le Prologue" ou "L'Ouverture"

Bloguer le Coran : Sourate 1 ; “Le Prologue” ou “l’Ouverture”

La Fatiha (ouverture) est la première sourate (chapitre) du Coran et la prière la plus commune dans l’Islam. Si vous êtes un musulman pieux qui prie les 5 prières quotidiennes requises, vous réciterez la Fatiha 17 fois au cours de ces prières. Selon une tradition islamique, le prophète musulman Mahomet dit que la Fatiha dépassait toute autre révélation venant d’Allah (“le Dieu” en arabe et le mot arabe utilisé par les chrétiens, les juifs et les musulmans arabisants dans la Torah, l’Evangile ou le reste du Coran). Et en effet, cette sourate regroupe de manière efficace et avec éloquence beaucoup des principaux  thèmes du Coran et de l’Islam en général. Allah présenté comme “le Seigneur des Mondes”, qui lui seul doit être adoré et approché pour obtenir de l’aide, le juge miséricordieux de chaque âme quand viendra le Jour Dernier.

En théologie islamique , Allah est celui qui prononce chaque parole du Coran. Certains peuvent trouver étrange le fait que Allah puisse dire quelque chose comme “Allah soit loué, Seigneur des Mondes”, mais dans la tradition islamique on comprend que Allah a révélé cette prière à Mahomet très tôt dans sa vie de prophète (qui commença en l’an 610, lorsqu’il reçut sa première révélation d’Allah par l’intermédiaire de l’ange Gabriel – une révélation qui est écrite dans le 96eme chapitre du Coran) pour que les musulmans sachent comment prier.

C’est pour ses deux derniers versets que la Fatiha nous préoccupe, nous les non-musulmans, et c’est pour ces mêmes versets que la Fatiha a fait la une de certains journaux récemment. Un imam Shi’ite, Husham Al-Husainy, a mis le feu aux poudres en paraphrasant ce passage Durant une prière  lors d’une réunion d’hiver du  « Democratic National Committee », donnant l’impression qu’il priait pour que les participants se convertissent à l’Islam. Par la suite, l’ Imam Yusuf Kavakci de la Mosquée Centrale de Dallas pria aussi la Fatiha au Sénat de l’état du Texas, créant dans les esprits les mêmes préoccupations.

Les deux derniers versets de la Fatiha demandent à Allah : 6. Guide-nous dans le droit chemin,

7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

L’interprétation traditionnelle veut que ce “droit chemin” soit l’Islam- voir le livre de l’apologiste islamique John Esposito : The Straight Path (le droit chemin).Le chemin de ceux qui ont provoqué la colère d’Allah est celui des Juifs, et ceux qui se sont égarés sont les Chrétiens.

Le commentateur classique du Coran, Ibn Kathir explique que les deux chemins décrits sont tous deux des chemins d’égarement, et que ces chemins sont ceux des Chrétiens et des Juifs, un fait dont un croyant doit tenir compte afin de pouvoir les éviter. Le chemin des croyants est la connaissance de la vérité ainsi que de vivre par elle. En comparaison, les Juifs ont cessé de pratiquer la religion alors que les Chrétiens ont perdu la vraie connaissance. C’est pourquoi la colère s’est abattue sur les Juifs alors qu’ « être égaré » est une manière plus appropriée de décrire les  Chrétiens.

L’explication de ce passage par Ibn Kathir n’est pas l’interprétation d’un « extrémiste isolé ». En fait, la plupart des commentateurs musulmans croient que les Juifs sont ceux qui ont provoqué la colère d’Allah envers eux et que les Chrétiens sont ceux qui se sont égarés. C’est l’opinion de  Tabari, Zamakhshari, le Tafsir al-Jalalayn, le Tanwir al-Miqbas min Tafsir Ibn Abbas, et Ibn Arabi, ainsi que Ibn Kathir. Une nuance, mais non majoritaire, serait celle de Nisaburi, qui dit que “ceux qui ont mérité la colère d’Allah sont les gens de négligence, et ceux qui se sont égarés sont ceux qui sont immodérés.”

Wahhabis s’est amené des critiques pour avoir dit il y a quelques années  « comme les Juifs” et “comme les  Chrétiens »entre parenthèses dans ce passage du Coran imprimé en Arabie Saoudite. Quelques commentateurs occidentaux se sont imaginé que cette interprétation avait pour origine les saoudiens, ainsi que toute cette idée coranique d’hostilité envers les Chrétiens et les Juifs. Les musulmans partout dans le monde apprenaient en tant que fait que la prière qui est au centre même de leur foi jetait l’anathème sur les Juifs et les Chrétiens.

Mais malheureusement, cette interprétation est vénérable et courante dans la théologie islamique. Il est peu probable qu’imprimer  une interprétation entre parenthèses dans une traduction puisse affecter l’attitude des musulmans, dans la mesure où le texte arabe est  toujours et en tous lieux la référence normative, et puisque tant de commentaires contiennent l’idée que ce sont les Juifs et les Chrétiens qui sont visés dans ce passage. Critiqués dix-sept fois par jour, par celui qui est pieux..

Veuillez remarquer que je ne dis pas que l’interprétation anti-juive et anti-chrétienne de la Fatiha soit « la plus correcte ».Tandis que je ne crois pas que les textes religieux soient indéfiniment malléables  et puissent être interprétés de telle sorte  qu’on puisse leur faire dire ce que l’on veut- comme certains apparemment le font, en l’occurrence cette lecture par Nisaburi- il n’ y a rien dans le texte lui-même qui nous donne la certitude absolue qu’il s’agit de Juifs et de Chrétiens. Il est bon de noter que dans son  volumineux commentaire du Coran intitulé de manière évocatrice  Fi Zilal al-Qur’an (In the Shade of the Qur’an- à l’ombre du Coran), le théoricien du Djihad du vingtième siècle, Sayyid Qutb ne fait pas mention des Juifs et des Chrétiens quand il cite ce passage. En même temps, l’idée selon laquelle dans l’Islam les Juifs se sont attirés la colère d’Allah et que les Chrétiens se sont égarés  ne dépend pas seulement de ce passage. Les Juifs ont attisé la colère d’Allah en rejetant Mahomet (2:87-90), et les Chrétiens se sont égarés en confessant la divinité du Christ. (5:72).

Le Hadith, le recueil  des paroles et des actes de Mahomet et des premiers musulmans, contient aussi des informations faisant le lien entre la colère d’Allah envers les Juifs et  la malédiction sur les Chrétiens, les amenant à s’égarer du droit chemin. (Les Juifs aussi sont maudits, selon le Coran  2:89, et tous deux sont maudits selon 9:30). Un  hadith raconte  qu’un des premiers musulmans, Zaid bin ‘Amr bin Nufail, lors d’un de ses voyages, fit la rencontre d’érudits juifs et chrétiens. Le savant juif lui dit”Tu n’embrasseras pas notre religion sans recevoir une part de la colère d’Allah” et le Chrétien dit  “Tu n’embrasseras  pas notre religion sans recevoir une part de la malédiction d’Allah.” Zaid, cela va sans dire, devint un musulman.

A la lumière de ces quelques passages et d’autres du même genre il ne devrait pas s’avérer surprenant que de nombreux commentateurs musulmans aient compris la Fatiha selon ce point de vue.

La semaine prochaine : une introduction au chapitre du Coran le plus long,  Sourate 2, “La vache,” et un résumé des versets 1-39.

(Ici vous pouvez trouver le reste de la série en anglais. Ici un bonne version du Coran en  Arabe, avec une traduction en anglais disponible, ici deux traditions musulmanes populaires en anglais, celles de  Abdullah Yusuf Ali et de Mohammed Marmaduke Pickthall, avec une troisième de M. H. Shakir. Ici une autre traduction populaire en anglais, celle de Muhammad Asad. And ici un recueil de 10 traductions du Coran.)

Pour finir, pour les francophones, une version en ligne du Coran pour vérifier toutes ces références.

Texte original en anglais écrit par Robert Spencer, sur le site www.jihadwatch.org le 04 Juin 2007

Traduit en français et adapté pour le public francophone par Antoine Martin.( Aka avraidire.) pour le site www.avraidire.eu  le 23 Février 2010

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