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Non à l'intronisation de l'Islam en France, par Jacques Ellul(1989!)

Ce n`est pas une marque d`intolérance religieuse : je dirais “oui ” aisément au bouddhiste , au brahmanisme , à l`animisme … mais l`Islam c`est autre chose ! C`est la seule religion au monde qui prétende imposer par la violence sa « foi » au monde entier . Je sais qu`aussitôt on me répondra : ” le christianisme aussi !” .Et l`on citera les croisades, les conquistadors, les Saxons de Charlemagne,etc .

Jacques Ellul

Et bien , il y a une différence radicale . Lorsque les chrétiens agissaient par la violence et convertissaient par force , ils allaient à l`inverse de toute la Bible , et particulièrement des Évangiles ; ils faisaient le contraire des commandements de Jésus , alors que lorsque les musulmans conquièrent par la guerre des peuples qu`ils contraignent à l`Islam sous peine de mort , ils obéissent à l`ordre de Mahomet . Le dijhad est la première obligation du ‘croyant’ . Et le monde entier doit entrer ,par tous les moyens  ,dans la communauté islamique  . Je sais que l`on objectera ; “mais ce ne sont que les “extrémistes” qui veulent cette guerre ” .Malheureusement , au cours de l`histoire complexe de l`Islam , ce sont toujours les “intégristes ” , c`est-à-dire les infidèles à la lettre de l`Islam du Coran , qui l`ont emporté sur les courants modérés, sur les mystiques ,etc . Déclarer sérieusement qu’en France l`adhésion de “certains musulmans ” à l`intégrisme est le résultat d`une crise d`identité , est une désastreuse interprétation . L`intégrisme en Iran ,en Syrie , au Soudan en Arabie Saoudite , maintenant en Algérie est-il une réaction à une crise d`identité  ? Non  , l`intégrisme est seulement le réveil de la conscience religieuse musulmane chez des hommes qui sont musulmans mais devenus plus ou moins ” tièdes ” . Maintenant le réveil farouche et orthodoxe est un phénomène mondial . Il faut vivre dans la lune pour croire que l`on pourra “intégrer” des musulmans pacifiques et non conquérants . Il faut oublier ce qu`est la rémanence du sentiment religieux [ce que je ne puis développer ici ]

Il faut oublier la référence obligée au Coran . Il faut oublier que jamais ,pour un musulman , l`État ne peut être laïque et la société sécularisée : c`est impensable . il faut oublier la remarquable “charte de l`immigré ” que présentait ,il y a quelques mois ,Harlem Désir , et dans laquelle il souligne que l`immigré doit vivre selon la loi de son pays , et être jugé selon sa loi d`origine  – allons-nous alors avoir deux lois en France , nos lois votées par les Chambres , et puis la Charia ? C`est exactement ce que demande cette charte .

Il faut enfin oublier comment s`est faite l`expansion de l`Islam du VII au IX siècle . Une étude des historiens arabes des VII et IX siècle, que l`on commence à connaître , est très instructive : elle apprend que l`Islam s`est répandu en trois étapes dans les pays chrétiens d`Afrique du Nord et de l`Empire Byzantin .Dans une première étape , une infiltration pacifique de groupes arabes isolés , s`installant en paix .Puis une sorte d`acclimatation religieuse : on faisait pacifiquement admettre la validité de la religion coranique . Et ce qui est ici particulièrement instructif , c`est que ce sont des chrétiens qui ouvraient les bras à la religion soeur , sur le fondement du monothéisme et de la religion du livre . Et enfin, lorsque l`opinion publique était bien accoutumée , alors arrivait l`armée qui installait le pouvoir islamique  – et qui aussitôt éliminait les Églises chrétienne en employant la violence pour convertir . nous commençons à assister à ce processus en France [les autres pays européens se défendent mieux !]

Mais c`est du rêve éveillé que de présenter un programme de fédération islamique en France pour mieux intégrer les musulmans . Ce sera au contraire le début de l`intégration des Français dans l`islam . La seul mesure juridique valable , c`est de passer avec tous les immigrés un contrat , comportant : la reconnaissance de la laïcité du pouvoir ,la promesse de ne jamais recourir au djihad [en particulier sous forme individuelle – terrorisme , etc .] le renoncement à la diffusion de l`Islam en France  . Et si un immigré , beur ou pas , désobéit à ces trois principes alors , qu`il soit immédiatement rapatrié dans son pays !

Jacques Ellul

source: Journal “La Réforme”(1989)

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Rapports entre l'Islam et le Nazisme


Le Grand Mufti Amin al Husseini passe en revue les bataillons nazis de Bosnie

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Le Coran: un livre guerrier

Le Coran: un livre guerrier

Au vu de la carrière de Mahomet, si profondément marquée par le sang et les opérations militaires, on peut s’attendre à ce que le livre sacré légué au monde par le prophète de l’Islam soit également violent et intransigeant. Et c’est le cas: le Coran est le seul exemple d’écriture sacrée recommandant à ses adeptes de faire la guerre contre les incroyants.

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Le Coran préconise la guerre

Le Coran contient plus de cent versets exhortant les croyants à faire le djihad contre les incroyants. «Ô prophète! Lutte durement contre les mécréants et les hypocrites et sois inflexible avec eux. L’enfer sera leur demeure, un bien pauvre refuge, en vérité» (Coran 9:73). «Lutte durement» est la traduction de djahidi, une forme verbale du terme arabe djihad. Cette lutte devait avoir lieu sur le champ de bataille. «Quand vous rencontrerez les incroyants sur le champ de bataille, frappez-les à la nuque et, quand vous les aurez maîtrisés, ligotez fermement vos captifs» (Coran 47:4). Ces ordres sont répétés avec insistance: «Ô croyants! Combattez les incroyants qui vous entourent et qu’ils vous trouvent fermes. Et sachez qu’Allah soutient ceux qui le craignent» (Coran 9:123).

Cette effort de guerre devait être dirigé contre ceux qui rejetaient l’Islam et ceux qui prétendaient être musulmans sans y adhérer totalement: «Prophète, fais la guerre aux incroyants et aux hypocrites et traite-les avec rigueur. L’enfer sera leur demeure – quel sort mauvais est le leur» (Coran 9:73). Cette guerre constituait une partie du conflit spirituel plus large entre Allah et Satan: «Ceux qui croient combattent dans la voie d’Allah, et ceux qui ne croient pas combattent dans la voie du diable. Alors, combattez les amis du diable» (Coran 4:76).

«Puis, lorsque les mois sacrés seront écoulés, tuez les idolâtres où que vous les trouviez Faites-les captifs, assiégez-les, tendez-leur des embuscades. Mais s’ils se repentent, qu’ils pratiquent le culte et paient leur aumône, laissez-les aller leur chemin. Allah est clément et miséricordieux» (Coran 9:5). L’«aumône» mentionnée ici est la zakat, l’un des cinq piliers de l’Islam, qui règle l’impôt religieux, la dîme. Ainsi, ce verset déclare que si les «idolâtres» deviennent des Musulmans, ils doivent être laissés en paix.

Les Juifs et les Chrétiens devaient être combattus, de même que les «idolâtres»: «Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni en le Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et son messager ont interdit et qui ne reconnaissent pas la religion de la vérité, (même parmi) le Peuple du Livre, jusqu’à qu’ils paient la taxe de capitation [jiziah] en personne, après s’être humiliés» (Coran 9:29). La jiziah est une taxe imposée aux incroyants.

Le djihad est le premier devoir des Musulmans: «Ferez-vous du devoir de donner à boire aux pèlerins et d’entretenir la Mosquée sacrée des actes comparables à la dévotion de celui qui croit en Allah et au Jour dernier et qui combat dans la voie d’Allah? Ils ne sont pas égaux aux yeux d’Allah, et Allah ne guide pas ceux qui commettent des injustices. Ceux qui croient, qui renoncent à leur demeure et qui luttent dans la voie d’Allah [djihad fi sabil Allah], par leurs biens et par leur personne, ceux-là sont dans la plus haute estime auprès d’Allah – à eux le salut et la victoire» (Coran 9:19–20). La théologie islamique se réfère explicitement au djihad fi sabil Allah comme à un appel à prendre les armes au nom de l’Islam.

Le paradis est promis à ceux qui «tuent et sont tués» pour Allah: «Allah a acquis la personne et les biens des croyants en échange des jardins du paradis. Ils combattent dans Sa voie – ils tuent et se font tuer. C’est un engagement authentique de Sa part» (Coran 9:111).

On peut bien sûr spiritualiser de tels versets, mais la chronique historique ne laisse aucun doute sur le fait que Mahomet les comprenait de manière tout à fait littérale.

Groupe de djihadistes

Mythe PC: Le Coran enseigne la tolérance et la paix

Mais, n’est-ce pas le cas, en fait: le Coran ne prêche-t-il pas vraiment la tolérance et la paix? Bien sûr, il y a quelques versets malsains çà et là, mais il y a aussi de nombreux versets qui prônent la fraternité entre les hommes et l’égalité, la dignité, de tous les êtres humains, non?

Non. Le conseil coranique le plus proche de la tolérance et de la coexistence pacifique consiste à recommander aux croyants de laisser les incroyants dans leur erreur: «Dis: ô incroyants! Je n’adore pas ce que vous adorez. Et vous n’adorez pas ce que j’adore. Je n’adorerai pas ce que vous adorez. Et vous n’adorerez pas ce que j’adore. À vous votre religion, et à moi ma religion» (Coran 109:1-6). Et s’ils doivent être laissés en paix dans leurs croyances, c’est pour qu’Allah puissent prendre soin d’eux: «Et endure leurs paroles avec patience, et éloigne-toi d’eux avec noblesse et dignité. Puis laisse-Moi traiter seul avec ceux qui vivent dans l’aisance et nient la vérité – accorde-leur un bref répit» (Coran 73:10–11).

Par-dessus tout, aucun Musulman ne devrait forcer quiconque à adopter l’Islam: «Nulle contrainte en religion: la vérité se distingue clairement de l’erreur. Quiconque rejette le diable rebelle et croit en Allah tient là le guide le plus solide, celui qui jamais ne le lâche» (Coran 2:256).

Mais est-ce là vraiment de la tolérance au sens où l’entendent les Occidentaux? Ce pourrait être un fac-similé acceptable si c’était là tout ce que le Coran avait à dire sur le sujet. Mais ce n’est pas le cas.

Mythe PC: Le Coran prescrit aux croyants de ne prendre les armes qu’en situation de légitime défense

À cette étape, les apologistes de l’Islam pourraient concéder que le Coran ne prévoit pas de maintenir les relations entre croyants et incroyants au stade du vivre-et-laisser-vivre. Ils pourraient admettre qu’il conseille aux croyants de se défendre puis affirmer qu’il s’agit là d’une attitude comparable à la notion de guerre juste prônée par l’Église catholique.

Le Coran fournit des arguments en faveur de cette thèse: «Combattez dans la voie d’Allah ceux qui vous combattent, mais ne transgressez pas (ou n’engagez pas les hostilités). Certes, Allah n’aime pas les transgresseurs (ceux qui engagent les hostilités).» Ainsi, les Musulmans sont enjoints, au moins par ce verset, de ne pas initier de conflits contre les incroyants. Mais une fois les hostilités engagées, les Musulmans doivent s’y consacrer avec ferveur: «Et tuez-les où que vous les trouviez, et chassez-les d’où ils vous ont chassés – l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les. Telle est la rétribution des mécréants. Mais s’ils cessent, Allah est clément et miséricordieux.»

Et quelle est la conclusion de cette guerre? «Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit exclusivement celle Allah» (Coran 2:190–193). Cela semble indiquer que la guerre doit continuer jusqu’à que le monde entier appartienne à l’Islam – que la religion y soit «celle d’Allah» – ou soit placé sous le règne de la loi islamique.

En conséquence, l’interprétation selon laquelle le djihad serait uniquement défensif reste problématique. Le mufti sud-africain Ebrahim Desai répétait ainsi un enseignement très commun dans l’Islam en répondant à la question suivante sur le site Internet «Islam Q & A Online» : «J’ai une question à propos du djihad offensif. Cela signifie-t-il que nous devons attaquer même les non-Musulmans qui n’ont rien entrepris contre l’Islam, juste parce que nous devons propager l’Islam?» Desai répondit:

Vous devez comprendre que nous, Musulmans, croyons fermement que toute personne qui ne croit pas en l’Islam comme elle le devrait est, de ce fait, un incroyant, condamné à l’enfer éternel. Ainsi, l’un des premiers devoirs du Musulman est de répandre l’Islam partout dans le monde et de sauver ainsi des gens de la damnation éternelle. Ainsi, ce que le passage du Tafsir Uthmani (un commentaire du Coran) vent dire est que si un pays ne permet pas la diffusion de l’Islam auprès de ses habitants d’une manière appropriée ou s’il s’oppose à cette diffusion, alors le gouvernant musulman est en droit de faire le djihad contre ce pays, afin que le message de l’Islam puisse atteindre ses habitants, et ainsi les sauver du feu de l’enfer. Si l’incroyant nous permet de répandre l’Islam paisiblement, alors nous n’engageons pas le djihad contre lui.[1]

En d’autres termes, si un pays est perçu comme un empêchement à la diffusion de l’Islam, les Musulmans sont tenus de faire la guerre contre lui. Et ce serait naturellement considéré comme un conflit défensif, en juste réaction à l’empêchement initial. Voici un autre exemple de l’élasticité et ainsi de l’inanité de la notion de légitime défense dans ce contexte: que constitue une provocation suffisante? Les défenseurs doivent-ils attendre que l’ennemi ait lancé la première attaque militaire? Ces questions ne trouvent aucune réponse claire dans la législation islamique, ce qui permet à n’importe qui de présenter à peu près n’importe quelle entreprise comme un acte de légitime défense sans violer les canons de ses lois. Mais cela enlève également tout sens à la revendication si souvent répétée selon laquelle le djihad ne pourrait être que défensif.

Les versets tolérants du Coran: «annulés»

De plus, les derniers mots que le Coran consacre au djihad ne sont pas défensifs, mais offensifs. Les sourates du Coran ne sont pas classées par ordre chronologique, mais en fonction de leur longueur. Par ailleurs, la théologie islamique divise le Coran en sourates «mecquoises» et «médinoises». Les chapitres mecquois proviennent de la première partie de la carrière de prophète de Mahomet, d’une époque à laquelle il appelait simplement les Mecquois à adopter l’Islam. Plus tard, après sa fuite à Médine, il durcit sa position. Les sourates médinoises sont moins poétiques et généralement beaucoup plus longues que celles de La Mecque; elles sont remplies de considérations légales et rituelles, et d’exhortations à la guerre contre les incroyants. Les versets relativement tolérants mentionnés plus haut et d’autres analogues datent donc généralement de la période mecquoise, tandis que ceux prônant une attitude plus violente et intolérante proviennent en grande partie de Médine.

Pourquoi cette distinction a-t-elle de l’importance? En raison de la doctrine islamique de l’abrogation (naskh) – notion selon laquelle Allah peut modifier ou abroger ses paroles adressées aux Musulmans: «Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est Omnipotent?» (Coran 2:106). Dans cette optique, les versets violents de la neuvième sourate, incluant le verset de l’épée (9:5), abrogent les versets pacifiques car ils furent révélés à une date ultérieure de la carrière prophétique de Mahomet. En fait, la majorité des autorités musulmanes s’accordent à dire que la neuvième sourate fut le dernier chapitre révélé du Coran.

Sur cette base, des théologiens islamiques affirmèrent que le verset de l’épée abroge pas moins de 124 versets plus pacifiques et tolérants du Coran.[3] Le Tafsir al-Jaladayn, un commentaire du Coran par les dignes imams Jalal al-Din Muhammad ibn Ahmad al-Mahalli (1389–1459) et Jalal al-Din Abd al-Rahman ibn Abi Bakr al-Suyuti (1445–1505), affirme que la neuvième sourate «a été envoyée lorsque la sécurité fut chassée par l’épée».[4] Un autre commentateur classique et respecté du Coran, Ismail bin Amr bin Kathir al Dimashqi (1301–1372), plus connu sous le nom de Ibn Kathir, déclare que la sourate 9:5 «abrogea tous les accords de paix entre le prophète et tout idolâtre, tous les traités et toutes les dispositions. (…) Aucun idolâtre n’a plus eu aucun traité ou promesse de sécurité depuis la révélation de la sourate Baraah (la neuvième sourate).»[5] Ibn Juzayy († 1340), un autre commentateur dont les œuvres sont toujours lues dans le monde islamique, concourt: le verset de l’épée a selon lui pour objet d’«abroger tous les traités de paix du Coran».[6]

Ibn Kathir précise cela clairement dans son commentaire d’un autre «verset tolérant»: «Et sa parole [la parole du Prophète à Allah]: ‹Seigneur, ce sont là des gens qui ne croient pas›. Et bien, éloigne-toi d’eux (pardonne-leur); et dit: ‹Salut!› [Salam] Car ils sauront bientôt.» (Coran 43:88–89). Ibn Kathir explique: «Dit Salam (paix) signifie: ne leur réponds pas de la manière malfaisante dont ils ont usé envers toi; tente au contraire d’adoucir leur cœur et pardonne-leur en paroles et en actes.» Mais le passage ne s’arrête pas là. Ibn Kathir entame alors la dernière partie: «Car ils sauront bientôt. C’est là un avertissement d’Allah pour eux. Son châtiment imparable les frappa, et sa religion et sa parole furent suprêmes. Par la suite, le djihad et la lutte furent rendus obligatoire jusqu’à que le peuple entre en masses dans la religion d’Allah et que l’Islam couvre toute l’étendue séparant l’est et l’ouest.»[7]

Or cette œuvre n’est pas encore achevée.

Tout cela signifie que la guerre contre les incroyants jusqu’à qu’ils deviennent des Musulmans ou qu’ils paient la jizia – l’impôt spécial sur les non-Musulmans prévu par la loi islamique – «après s’être humiliés» (Coran 9:29) est le dernier mot du Coran sur le djihad. La tradition islamique courante a interprété cela comme un ordre de marche permanent d’Allah contre la race humaine: la oumma (communauté) islamique doit rester en état de guerre perpétuelle avec le monde non musulman, un effort interrompu seulement par des trêves temporaires.

De nos jours, certains théologiens islamiques tentent d’édifier des visions alternatives de l’Islam, basées sur une compréhension différente de l’abrogation; mais ces efforts n’ont suscité que peu d’intérêt et de soutien parmi les Musulmans dans le monde, ceci d’autant plus qu’ils s’opposent de manière frontale aux interprétations qui ont fait foi durant des siècles dans l’Islam.

Mythe PC: la Bible est aussi violente que le Coran

Bon, le Coran prône la guerre. Mais la Bible aussi, non? Les apologistes islamiques et leurs alliés non musulmans tentent fréquemment de plaider l’équivalence morale entre l’Islam et le Christianisme: «Les Musulmans sont violents? Les Chrétiens aussi! Les Musulmans font leur djihad? Et qu’en est-il des Croisades? Le Coran recommande la guerre? Bah, je pourrais tout aussi bien dénicher des versets violents dans la Bible.» Vous pouvez trouver ce genre de choses dans toutes les traditions religieuses, nous dit-on. Aucune d’entre elles n’est plus ou moins susceptible d’inciter ses adeptes à la violence, nous assure-t-on.

Vraiment? Certains apologistes islamiques et défenseurs non musulmans de l’équivalence morale affirment que nous pouvons même trouver dans le Nouveau Testament de quoi exhorter les croyants à la violence. Ils désignent le plus souvent les deux passages suivants:

«Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence» (Luc 19:16–27). La tromperie, manifeste, consiste ici à présenter les paroles d’un roi cité dans une parabole, et non les instructions de Jésus à ses adeptes. Mais ces «subtilités» sont souvent ignorées à l’ère des communications modernes.

«Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère» (Matthieu 10:34–35). Si ce passage exhortait bel et bien à une quelconque violence littérale, ce serait un djihad intrafamilial. Mais il est absurde de l’invoquer comme un parallèle aux passages djihadiques du Coran, dont le nombre dépasse la centaine: même les croisés à leurs pires heures de vénalité et de cupidité n’invoquèrent jamais de tels passages. Et de toute manière, compte tenu du message global totalement pacifique de Jésus, il est évident que l’épée dont il parlait était allégorique, métaphysique. Interpréter ce texte de manière littérale, c’est méconnaître Jésus qui, contrairement à Mahomet, ne prit jamais part à des batailles. C’est aussi manquer de discerner la poésie, pourtant omniprésente, de la Bible.

Conscients, peut-être, de l’inanité d’une telle argumentation biblique, les apologistes islamiques désignent plutôt différents passages de l’Ancien Testament.

«Lorsque l’Éternel, ton Dieu, t’aura fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession, et qu’il chassera devant toi beaucoup de nations, les Héthiens, les Guirgasiens, les Amoréens, les Cananéens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens, sept nations plus nombreuses et plus puissantes que toi; lorsque l’Éternel, ton Dieu, te les aura livrées et que tu les auras battues, tu les dévoueras par interdit, tu ne traiteras point d’alliance avec elles, et tu ne leur feras point grâce» (Deutéronome 7:1–2).«Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que l’Éternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrés. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Mais dans les villes de ces peuples dont l’Éternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire» (Deutéronome 20:10–17).

«Maintenant, tuez tout mâle parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui; mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n’ont point connu la couche d’un homme» (Nombres 31:17–18).

Voilà du sérieux, non? Tout aussi grave que «tuez les incroyants où que vous les trouviez» (Coran 9:5) and «lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement» (Coran 47:4) et tout le reste, non?

Non. À moins que vous ne soyez héthien, guirgasien, amoréen, cananéen, phérézien, hévien ou jébusien, ces passages bibliques ne vous concernent nullement. Le Coran exhorte les croyants à combattre les incroyants sans jamais spécifier dans le texte que seuls certains incroyants sont visés, ou pour une certaine période seulement, ou avec une quelconque autre distinction. S’il en faut en croire les textes tels qu’ils sont, l’ordre donné aux Musulmans de faire la guerre aux incroyants est illimité et universel. L’Ancien Testament, en revanche, prévoit expressément que les ordres guerriers donnés aux Israélites ne s’appliquent qu’à certains peuples bien précis. Ces injonctions tranchent douloureusement avec la sensibilité actuelle, c’est indéniable, mais elles sont très différentes dans leur impact. C’est la raison pour laquelle ni les Juifs ni les Chrétiens n’ont formé de groupes terroristes qui, aux quatre coins du monde, citent ces textes sacrés pour justifier le massacre de civils non combattants.

Oussama Ben Laden, leader de Al-Qaida

En revanche, Oussama Ben Laden, qui n’est que le membre le plus visible d’un réseau terroriste s’étendant de l’Indonésie au Nigéria, avec des antennes jusqu’en Europe occidentale et en Amérique du Nord et du Sud, cite généreusement le Coran dans ses communiqués. Dans sa «Déclaration de guerre contre les Américains occupant le pays des deux lieux saints» de 1996, il cite les sourates 3:145, 47:4–6, 2:154, 9:14, 47:19, 8:72 et naturellement le fameux «verset de l’épée», le 9:5.[10] En 2003, au premier jour de la fête sacrée musulmane de l’Eid al-Adha, la Fête du Sacrifice, il commença son sermon par: «Loué soit Allah qui révéla le verset de l’épée à son serviteur et messager [le prophète Mahomet] afin d’instaurer la vérité et d’abolir le mensonge.»[11]

Bien sûr, un esprit malveillant peut citer les Écritures à son profit, mais l’utilisation que fait Oussama de ces passages et d’autres est tout à fait conforme (comme nous allons le voir) à l’acceptation islamique traditionnelle du Coran. Lorsque les Juifs et les Chrétiens actuels lisent leur Bible, il est tout naturel pour eux de ne pas interpréter les passages mentionnés plus haut comme autant d’exhortations à violenter les incroyants. Cela est dû à des siècles de traditions de réflexion et d’interprétation qui ont permis de s’éloigner du sens littéral de ces passages. Mais en Islam, il n’existe aucune tradition comparable. Les passages djihadiques du Coran ne sont absolument pas lettre morte. En Arabie Saoudite, au Pakistan et ailleurs, les écoles islamiques sont des foyers de recrutement essentiels des groupes terroristes djihadiques: les élèves y apprennent qu’ils sont tenus de faire le djihad, et ces groupes leur en offrent la possibilité concrète.

* * *

[1] “I have a question about offensive Jihad”, Islam Q & A Online avec le mufti Ebrahim Desai, question 12128 du Canada, http://www.islam.tc/asl-imam/view.php ?q=12128

[2] Sidik Aucbur, “The true meaning of Jihad”, http://www.khilafah.com, 11 mai 2003

[3] Ibn Arabi, dans Suyuti, Itqan iii, 69. Cf. John Wansbrough, Quranic Studies, Prometheus, 2003, p. 184.

[4] «Sura at-Tawba: Repentance», Tafsir al-Jalalayn, traduction anonyme, republiée sur http://ourworld.compuserve.com/homepages/ABewley/tawba1.html

[5] Ibn Kathir, vol. 4, 377.

[6] «Sura at-Tawba: Repentance», Tafsir al-Jalalayn, traduction anonyme, republiée sur http://ourworld.compuserve.com/homepages/ABewley/tawba1.html

[7] Ibn Kathir, vol. 8, 668.

[8] «Question #34770: There is no compulsion to accept Islam», Learn Hajj Jurisprudence, Islam Q & A, http://63.175.194.25/index.php?In=eng&ds=qa&lv=browse&QR=34770&dgn=4

[9] Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI), «PA TV Broadcasts Call for Killing Jews and Americans», MEMRI Special Dispatch No. 138, 13 octobre 2000, http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP13800

[10] Oussama Ben Laden, «Declaration of War against the Americans Occupying the Land of the Two Holy Places», 1996. http://mideastweb.org/osamabinladen1.htm

[11] Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI), «Bin Laden’s Sermon for the Feast of the Sacrifice», MEMRI Special Dispatch No. 476, 5 mars 2003. http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP47603

Posted by admin as Ch. 02 – Le Coran: livre guerrier at 10:00 AM PDT

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Les mythes au sujet des Croisades

Selon le journaliste Amin Maalouf (dans Les Croisades vues par les arabes), le sac de Jérusalem par les croisés en 1099 représente « le point de départ de l’hostilité millénaire entre l’Islam et l’Occident ».

Une représentation moderne d'un croisé

[1] L’intellectuel et apologiste de l’Islam John Esposito développe cette notion : il reproche aux croisades (« de prétendues guerres saintes ») d’avoir, d’une manière générale, entravé une civilisation pluraliste : « Cinq siècles de coexistence pacifique s’écoulèrent avant que des événements politiques et l’intervention d’un pape impérialiste ne viennent initier plusieurs siècles de prétendues guerres saintes opposant la Chrétienté à l’Islam qui laissèrent un climat de malentendu et de méfiance perdurant jusqu’à nos jours. »[2]

Maalouf ne semble pas vouloir envisager que cette « hostilité millénaire » ait pu commencer avec la menace voilée du prophète Mohamed à l’encontre de ses voisins non musulmans, émise 450 ans avant que les croisés n’entrent dans Jérusalem: « Adoptez l’Islam et vous serez saufs. »[3] Il n’aborde pas non plus la possibilité que les Musulmans aient pu susciter cette « hostilité millénaire » par la conquête de territoires chrétiens – deux tiers de ce qui avait été jusque là le monde chrétien – des siècles avant les croisades. Les « cinq siècles de coexistence pacifique » d’Esposito sont illustrés selon lui par la conquête de Jérusalem en 638 au cours de laquelle « les églises et la population chrétiennes ne furent pas agressées. »[4] Il omet de mentionner le sermon de Noël de Sophronius en 634 qui dénonçait « la sauvage, barbare et sanglante épée » musulmane et à quel point cette épée avait rendu la vie des Chrétiens difficile.[5]

Mythe PC : Les croisades furent une attaque non provoquée de l’Europe contre le monde musulman

Faux. La conquête de Jérusalem en l’an 638 marqua le début de plusieurs siècles d’agression musulmane et d’aggravation des persécutions à l’encontre des Chrétiens de Terre Sainte. Quelques exemples : au début du VIIIe siècle, soixante pèlerins chrétiens d’Amorium furent crucifiés ; à la même époque, le gouverneur musulman de Césarée captura et exécuta un groupe de pèlerins en provenance d’Iconium sous prétexte d’espionnage (à l’exception de quelques-uns qui se convertirent à l’Islam) ; menaçant de piller l’église de la Résurrection, les Musulmans exigèrent de l’argent des pèlerins. Plus tard au VIIIe siècle, un chef musulman interdit toute exhibition de la croix dans Jérusalem. Il augmenta l’impôt religieux (jizya) à la charge des Chrétiens et interdit à ces mêmes Chrétiens d’enseigner la religion chrétienne, même à leurs propres enfants.

Carte des croisades

La soumission par la force et la violence devint la règle pour les Chrétiens vivant en Terre Sainte. En l’an 772, le calife al-Mansur ordonna que les mains des Chrétiens et des Juifs soient marquées d’un signe distinctif. Les conversions au Christianisme furent traitées de manière particulièrement brutale. En l’an 789, les Musulmans décapitèrent un moine musulman qui s’était convertit au Christianisme et saccagèrent le monastère de Saint Théodose à Bethléem, tuant plusieurs autres moines. D’autres monastères de la région subirent le même sort. Au début du IXe siècle, les persécutions s’intensifièrent à tel point qu’un grand nombre de Chrétiens s’enfuirent vers Constantinople et d’autres villes chrétiennes. En l’an 923, de nouvelles persécutions conduisirent à la destruction d’églises et, en l’an 937, pendant le dimanche des Rameaux à Jérusalem, les Musulmans pillèrent et détruisirent les églises du Calvaire et de la Résurrection.[7]

En réponse aux persécutions subies par les Chrétiens, les Byzantins passèrent d’une politique défensive à une politique offensive vis-à-vis des Musulmans, tenant de reconquérir certains de leurs territoires perdus. Dans les années 960, le général Nicéphore Phokas (futur empereur byzantin) entreprit une série de campagnes militaires victorieuses contre les Musulmans. Il reprit la Crête, la Cilicie, Chypre et même certaines parties de la Syrie. En 969, il reconquit l’antique cité chrétienne d’Antioche. Les Byzantins étendirent leur campagne en Syrie dans les années 970.[8]

Selon la théologie musulmane, tout territoire ayant appartenu au Domaine de l`Islam lui appartient à jamais, et les musulmans doivent entrer en guerre pour en récupérer le contrôle. En 974, ayant essuyé une série de défaites contre les Byzantins, le calife Abbasside (sunnite) de Bagdad déclara le jihad. Celui-ci faisait suite à une série de jihads annuels initiée par Saif al-Dawla, chef chiite de la dynastie Hamdanide à Alep entre 944 et 967. Saif al-Dawla appelait les musulmans à lutter contre les Byzantins sous prétexte que ces derniers s’emparaient de territoires appartenant au Domaine de l’Islam. Cet appel fut si populaire qu’il motiva des guerriers musulmans provenant de régions aussi lointaines que l’Asie Centrale à se joindre au jihad.[9]

Mais ce jihad fut compromis par les clivages entre Sunnites et Chiites et, en 1001, l’empereur byzantin Basile II conclut une trêve de dix ans avec le calife Fatimide (chiite).[10]

Basile apprit cependant bientôt à ses dépens que de telles trêves sont illusoires. En 1004, le sixième calife Fatimide, Abu’Ali al-Mansur al-Hakim (985-1021) se retourna violemment contre la foi de sa mère et de ses oncles chrétiens (dont deux étaient des patriarches) et organisa la destruction d’églises, l’incendie de croix et la saisie des biens de l’église. Il s’en prit également aux juifs avec la même férocité. En l’espace de dix ans, 30 000 églises furent détruites et d’innombrables Chrétiens se convertirent à l’Islam pour sauver leur vie. En 1009, al-Hakim ordonna le plus spectaculaire de ses méfaits antichrétiens : la destruction de l’église du Saint Sépulcre à Jérusalem, ainsi que de plusieurs autres (dont l’église de la Résurrection).

L'empire Byzantin au VIe Siècle

L’église du Saint Sépulcre, reconstruite par les Byzantins au VIIe siècle après avoir été incendiée par les Perses, marque l’endroit où la tradition situe le tombeau du Christ ; elle servit aussi de modèle pour la mosquée Al-Aqsa. Al-Hakim ordonna que le tombeau qu’elle abritait soit excavé jusqu’à la roche. Il contraignit les Chrétiens à porter une lourde croix au cou (et, pour les juifs, de pesants morceaux de bois en forme de veau). Il accumula ce type de décrets humiliants [envers les non-Musulmans] jusqu’à imposer le choix entre la conversion à l’Islam ou l’exil.[11]

Finalement, ce calife fantasque modéra sa persécution des non-Musulmans et restitua même une large part des biens saisis à l’Église.[12] Une des raisons du changement d’attitude d’al-Hakim fut probablement sa prise de distance progressive avec l’orthodoxie islamique. En 1021, il disparut dans des circonstances mystérieuses ; certains de ses partisans le déclarèrent d’essence divine et fondèrent une secte basée sur le mystère de sa disparition et sur d’autres enseignements ésotériques émanant d’un religieux musulman, Muhammad ibn Isma’il al-Darazi (qui donna son nom à la secte druze).[13] Grâce au revirement d’al-Hakim, dont la nouvelle politique fut maintenue après sa mort, il fut permis aux Byzantins de reconstruire l’église du Saint Sépulcre en 1027.[14]

Néanmoins, la situation des Chrétiens était précaire et les pèlerins restaient menacés. En 1056, les Musulmans expulsèrent 300 chrétiens de Jérusalem et interdirent aux Chrétiens d’Europe de pénétrer dans l’église du Saint Sépulcre.[15] Lorsque les Turcs seldjoukides, des fanatiques forcenés, descendirent sur la région depuis l’Asie Centrale, ils y insufflèrent une nouvelle ferveur islamique, rendant la vie de plus en plus difficile à la fois pour les Chrétiens de Jérusalem et pour les pèlerins étrangers (qu’ils empêchèrent de poursuivre leur voyage). Après qu’ils eurent écrasé les forces byzantines à Manzikert en 1071 et fait prisonnier l’empereur Romain IV Diogène, l’Asie Mineure toute entière s’ouvrait à eux ; leur avance devint pratiquement irrésistible. En 1076, ils conquirent la Syrie ; en 1077, Jérusalem. L’émir seldjoukide Atsiz bin Uwaq promit d’épargner les habitants de Jérusalem, mais une fois que ses hommes eurent pénétré dans la ville, ils tuèrent trois mille personnes.[16] La même année, les Seldjoukides établirent le sultanat de Rum (Rome, en référence à la Nouvelle Rome, Constantinople) à Nicée, dangereusement proche de Constantinople elle-même. De là, ils continuèrent à menacer les Byzantins et à harceler les Chrétiens de leurs nouveaux domaines.

L’empire chrétien de Byzance, qui avant les guerres de conquête de l’Islam avait régné sur de vastes territoires comprenant le sud de l’Italie, l’Afrique du nord, le Moyen-Orient et l’Arabie, se trouvait réduit à un peu plus que la Grèce. Il semblait sur le point de mourir de la main des Seldjoukides. L’Église de Constantinople considérait les papes comme schismatiques, et se querellait avec eux depuis des siècles ; mais le nouvel empereur Alexis I Comnène (1081-1118) ravala sa fierté et appela à l’aide. Et c’est ainsi que prit naissance la première Croisade : en réponse à l’appel à l’aide de l’empereur byzantin.

Mythe PC : Les croisades constituent une première manifestation de l’impérialisme prédateur de l’Occident

Impérialisme prédateur ? Pas vraiment. Le Pape Urbain II, qui appela à la première croisade lors du concile de Clermont en 1095, ne réclamait qu’une action défensive – qui tardait depuis trop longtemps. Comme il l’expliqua, il lança cet appel parce que, sans action défensive, les Turcs et les forces musulmanes « porteraient leurs ravages plus avant ». Après avoir exhorté ses fidèles à rester en paix les uns avec les autres, il tourna leur attention vers l’Orient :

« Il est urgent, en effet, que vous vous hâtiez de marcher au secours de vos frères qui habitent en Orient, et ont grand besoin de l’aide que vous leur avez, tant de fois déjà, promise hautement. Les Turcs et les Arabes se sont précipités sur eux, ainsi que plusieurs d’entre vous l’ont certainement entendu raconter, et ont envahi les frontières de la Romanie [l’Empire byzantin], jusqu’à cet endroit de la mer Méditerranée, qu’on appelle le bras de Saint-Georges, étendant de plus en plus leurs conquêtes sur les terres des Chrétiens. Sept fois déjà ils ont vaincu ceux-ci dans des batailles, en ont pris ou tué grand nombre, ont renversé de fond en comble les églises, et ravagé tout le pays soumis à la domination chrétienne. Si vous souffrez qu’ils commettent quelque temps encore et impunément de pareils excès, ils porteront leurs ravages plus loin, et écraseront une foule de fidèles serviteurs de Dieu.C’est pourquoi je vous avertis et vous conjure, non en mon nom, mais au nom du Seigneur, vous les hérauts du Christ, d’engager par de fréquentes proclamations les Francs de tout rang, gens de pied et chevaliers, pauvres et riches, à s’empresser de secourir les adorateurs Christ, pendant qu’il en est encore temps, et de chasser loin des régions soumises à notre foi la race impie des dévastateurs. Cela, je le dis à ceux de vous qui sont présents ici, je vais le mander aux absents; mais c’est le Christ qui l’ordonne. »[17]

Soulignons que le pape ne dit pas un mot sur la conversion ou la conquête. Un appel à « chasser loin des régions soumises à notre foi la race impie des dévastateurs » résonne durement selon les standards d’aujourd’hui ; cependant, il ne s’agissait pas d’une exhortation au génocide, mais plutôt d’extirper la domination islamique de terres qui avaient appartenu aux Chrétiens. Un chroniqueur rapporte qu’Urbain prononça ces mots au début de son discours : « (…) Nous voulons vous faire connaître quelle cause douloureuse nous a amené dans vos pays, comment nous y avons été attirés par le péril qui vous menace, vous et tous les fidèles. (…). »

Des confins de Jérusalem et de la ville de Constantinople nous sont parvenus de tristes récits : souvent déjà nos oreilles en avaient été frappées; des peuples du royaume des Persans, nation maudite, nation entièrement étrangère à Dieu, race qui n’a point confié son esprit au Seigneur, a envahi en ces contrées les terres des chrétiens, les a dévastées par le fer, le pillage, l’incendie, a emmené une partie d’entre eux captifs dans son pays, en a mis d’autres misérablement à mort, a renversé de fond en comble les églises de Dieu, ou les a fait servir aux cérémonies de son culte; ces hommes renversent les autels après les avoir souillés de leurs impuretés. (…) Ils ont démembré l’empire grec, et en ont soumis à leur domination un espace qu’on ne pourrait traverser en deux mois de voyage. (…) Cette cité royale, située au milieu du monde, maintenant tenue captive par ses ennemis, est réduite en la servitude de nations ignorantes de la loi de Dieu; elle vous demande donc et souhaite sa délivrance, et ne cesse de vous implorer pour que vous veniez à son secours. C’est de vous surtout qu’elle attend de l’aide, parce qu’ainsi que nous vous l’avons dit Dieu vous a accordé, par-dessus toutes les nations, l’insigne gloire des armes: prenez donc cette route, en rémission de vos péchés, et partez assurés de la gloire impérissable qui vous attend dans le royaume des cieux.[26]

L’appel du pape évoqua la destruction de l’église du Saint Sépulcre par les Musulmans: « Soyez touchés surtout en faveur du saint sépulcre de Jésus-Christ, notre sauveur, possédé par des peuples immondes, et des saints lieux qu’ils déshonorent et souillent avec irrévérence de leurs impuretés. »[27]Les croisades prirent la forme de pèlerinages : les Chrétiens d’Europe se mirent en route motivés par des raisons religieuses et avec l’intention de se défendre si leur parcours était entravé ou s’ils étaient attaqués. Beaucoup prononcèrent leurs vœux. Surtout au début, un grand nombre de non-soldats se mirent en route vers la Terre Sainte – et la plupart des participants à cette « Croisade populaire » furent massacrés sans cérémonie par les Turcs en Asie Mineure occidentale en août 1096.

Mythe PC : Les croisades étaient motivées par l’appât du gain

Il est évident que les croisés n’étaient pas tous animés d’intentions parfaitement pures. Nombre d’entre eux ne se montrèrent pas à la hauteur des grands idéaux des pèlerins chrétiens à plusieurs égards. Mais le dogme politiquement correct qui consiste à dépeindre les croisades comme des entreprises non provoquées et impérialistes contre une population musulmane paisible est historiquement faux et procède plutôt d’une aversion pour la civilisation occidentale que d’une recherche historique sincère.

Le pape Urbain n’a jamais considéré les croisades comme une occasion de s’enrichir. Il décréta que les terres reprises aux Musulmans seraient rendues à Alexis Comnène et à l’Empire Byzantin. Le pape voyait dans les croisades un sacrifice et non une opération profitable.[28]

En fait, la participation à une croisade était une aventure ruineuse. Les croisés vendaient leurs biens pour financer ce long voyage jusqu’en Terre Sainte, tout en sachant qu’ils n’en reviendraient peut-être pas.

Pour prendre un exemple typique de croisé, Godefroi de Bouillon, duc de Basse-Lorraine, l’un des plus importants seigneurs européens qui prirent la Croix (comme on désignait alors le fait de se joindre à la croisade), vendit plusieurs de ses propriétés pour financer son voyage. Mais il avait la ferme intention de revenir dans ses terres plutôt que de s’installer au Moyen-Orient, puisqu’il ne céda ni son titre, ni la totalité de ses biens.[29]

De récentes études de documents des croisés révèlent que la grande majorité d’entre eux n’étaient pas des « cadets » cherchant fortune au Moyen-Orient. La plupart, à l’image de Godefroi, étaient des seigneurs régnant sur leur propre domaine, des hommes qui avaient tout à perdre.[30] Incontestablement, certains croisés s’enrichirent après la première croisade. Foucher de Chartres écrit : « Ceux qui étaient pauvres là-bas, ici Dieu les a rendus riches. Ceux qui n’avaient là-bas que quelques pièces possèdent ici force besants ; et ceux qui n’avaient pas même un toit, ici, par la grâce de Dieu, possèdent toute une cité. »[31] Mais la plupart de ceux qui revinrent en Europe n’y ramenèrent aucun bien matériel pour prix de leurs efforts.

Mythe PC : Les croisades furent lancées pour convertir de force les Musulmans au Christianisme

À entendre certains aficionados de la rectitude politique, les croisés envahirent le Moyen-Orient l’épée à la main et pourfendirent tous les « infidèles » qu’ils rencontrèrent, à l’exception de ceux qu’ils forcèrent à se convertir au christianisme. Mais cette version criarde des faits n’est qu’une fiction servant des objectifs politiques. Aucune des transcriptions des discours du pape Urbain au concile de Clermont ne mentionne quelque injonction que ce soit à convertir les Musulmans. La seule préoccupation du pape était de défendre les pèlerins chrétiens et de reprendre les terres chrétiennes. Ce n’est que plus d’un siècle après la première croisade que des Chrétiens européens tentèrent de convertir les Musulmans au christianisme de manière concertée, lorsque les Franciscains commencèrent à faire œuvre de missionnaires parmi les Musulmans vivant sur des terres en mains chrétiennes. Cet effort demeura cependant très infructueux.

Là où les croisés furent victorieux et établirent des royaumes et des principautés au Moyen-Orient, ils laissèrent généralement les Musulmans de leurs domaines vivre en paix, pratiquer leur religion, bâtir des mosquées et des écoles, et maintenir leurs propres tribunaux religieux. Certains ont comparé leur statut à celui réservé aux dhimmis vivant en terre d’Islam, qui conservaient une certaine autonomie mais étaient soumis à de lourds impôts et à d’autres restrictions. Il est probable que les croisés adoptèrent certaines des lois relatives à la dhimmitude déjà en place, mais jamais ils ne soumirent les Juifs ou les Musulmans à des codes vestimentaires. Juifs et Musulmans n’eurent ainsi pas subir de discriminations et de harcèlements quotidiens,[32] comme c’était la règle sous l’administration musulmane. La différence fondamentale réside dans le fait que la dhimma ne fit jamais partie des lois et doctrines chrétiennes, alors quelle fait partie intégrante de l’Islam.

En outre, le Musulman espagnol Ibn Jubayr (1145-1217), qui traversa la Méditerranée au début des années 1180 pour se rendre à La Mecque, découvrit que les Musulmans placés sous domination chrétienne vivaient mieux que dans les territoires islamiques, à tel point que les Musulmans eux-mêmes préféraient vivre sur les terres des croisés :

« Au départ de Tibnin (près de Tyr), nous traversâmes un écheveau continu de fermes et villages situés sur des terres bien cultivées. Tous les habitants étaient musulmans, mais ils vivaient à l’aise avec les Franj [Francs, ou croisés] – que Dieu les préservent de la tentation ! Ils possèdent leurs habitations et leurs biens sont respectés. Toutes les régions contrôlées par les Franj en Syrie sont soumises à ce système : propriétés foncières, villages et fermes sont restés aux mains des Musulmans. Maintenant, le doute s’empare du cœur de beaucoup de ces hommes quand ils comparent leur condition à celle de leurs frères vivant en territoire musulman. En effet, ces derniers doivent subir l’injustice de leurs coreligionnaires, alors que les Franj agissent avec équité. »[33]

Autant pour la controverse selon laquelle les croisés ne furent que des barbares qui s’attaquèrent à une civilisation largement supérieure.

* * *

1. Amin Maalouf, Les Croisades vues par les Arabes, Lattès, 1986
2. John Esposito, Islam: The Straight Path, troisième édition, Oxford: Oxford University Press, 1998, 58.
3. Bukhari, vol. 4, livre 56, no 2941.
4. Esposito, op. cité, 58.
5. Cité par Bat Ye’or, Les chrétientés d’orient entre jihad et dhimmitude (VIIe – XXe siècle), Éd. Le Cerf , 1991
7. Moshe Gil, A History of Palestine, 634-1099, Cambridge: Cambridge University Press, 1992, 473-76. À son crédit, on peut signaler que le calife al-Muqtadir fit reconstruire les églises démolies lors des persécutions de 923.
8. Steven Runciman, Histoire des croisades, Éd. Dagorno, 1998
9. Carole Hillenbrand, The Crusades: Islamic Perspectives, Oxford: Routledge, 2000, 101.
10. S. Runciman, op. cité.
11. M. Gil, op. cité, 376.
12. S. Runciman, op. cité ; Hillenbrand, op. cité, 16-17; Jonathan Riley-Smith, Les Croisades, Pygmalion, 1999
13. Bernard Lewis, Les Assassins, Éd. Complexe, 2001
14. S. Runciman, op. cité.
15. Ibid., 49.
16. M. Gil, op. cité, 412.
17. Version de Foucher de Chartres. Traduction prise dans Duc de Castrie, La conquête de la Terre sainte par les croisés, Paris, Albin, 1973, pp. 209-210. http://www.callisto.si.usherb.ca/~croisade/Clermont.htm
26. Version de Robert le Moine. Traduction prélevée dans Duc de Castries, La conquête de la Terre sainte par les croisés, Paris, Albin Michel, 1973, pp. 195-199., http://www.callisto.si.usherb.ca/~croisade/Clermont.htm
27. Ibid.
28. Ibid.
29. Thomas Madden, Croisades, Sélection du Reader’s Digest, 2005
30. Ibid.
31. Foucher de Chartres, Historia Hierosolymitana
32. Jonathan Riley-Smith, The Oxford Illustrated History of the Crusades, Oxford: Oxford University Press, 1995, 116.
33. Maalouf, op. cité

Article original de Robert Spencer, traduit par le site http://www.gpii.precaution.ch/

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Et si les Croisades n’avaient jamais eu lieu?

Et si les Croisades n’avaient jamais eu lieu?

Si les croisades n’avaient jamais eu lieu, dans quel genre de monde vivrions-nous aujourd’hui ? La paix, la compréhension et la bonne volonté règneraient-elles entre Chrétiens et Musulmans ? Le monde islamique serait-il exempt de la suspicion, voire de la pure paranoïa chronique avec laquelle il regarde si souvent ce qui vient de l’Occident ? Après tout, selon Amin Maalouf, « l’on ne peut douter que la cassure entre ces deux mondes date des croisades, ressenties par les Arabes, aujourd’hui encore, comme un viol. » [1]

Ou bien le monde serait-il différent d’une autre manière, plus inattendue ? Le nom de « Mosquée Saint-Pierre de Rome » vous donne-t-il un indice ?

Mythe P.C.: les croisades n’ont servi à rien

En considérant la poursuite ininterrompue du jihad par les Musulmans jusqu’au coeur de l’Europe, l’incapacité des croisés à implanter des états stables ou à maintenir une présence en Terre Sainte et l’hostilité que les croisades ont indubitablement semée non seulement entre Chrétiens et Musulmans, mais aussi entre Chrétiens d’Orient et d’Occident, la plupart des historiens ont conclu que les croisades avaient échoué.

La croix des "croisés"

Après tout, leur objectif avait été de protéger les pèlerins chrétiens en Terre Sainte. C’est la raison pour laquelle les états d’Outre-Mer furent établis. Mais après la deuxième croisade, ces états se retrouvèrent très amoindris, et leur situation alla en s’aggravant ; après 1291, on n’en trouve plus trace. Et les croisés n’empêchèrent pas non plus que les guerriers musulmans passent en Europe.

Cependant, on peut noter que le niveau de l’impulsion islamique en Europe a diminué de manière significative pendant l’ère des croisades. Les conquêtes de l’Espagne, du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, le premier siège de Constantinople, tous ces faits sont antérieurs à la première croisade. Les batailles de Kosovo Polje et de Varna, qui annoncèrent le retour de l’expansionnisme islamique en Europe de l’Est, ont eu lieu après l’effondrement des derniers domaines croisés au Moyen-Orient.

Qu’accomplirent les croisades ? Grâce à elles, l’Europe gagna du temps et ce délai a peut-être fait la différence, en lui permettant de se relever et de recouvrer son éclat au lieu de disparaître et de connaître la dhimmitude. Si Godefroy de Bouillon, Richard Cœur de Lion et tant d’autres n’avaient pas risqué leur vie pour défendre l’honneur du Christ et de l’Église à des milliers de kilomètres de chez eux, les jihadistes auraient presque certainement déferlé sur l’Europe bien plus tôt. Non seulement les forces croisées les immobilisèrent à une période cruciale, les forçant à combattre pour la possession d’Antioche et Ascalon plutôt que de Varna et Vienne, mais en plus elles rassemblèrent des armées qui n’auraient pas existé sinon. L’appel du pape Urbain fédéra des hommes autour d’une cause ; si cette cause n’avait pas existé, ou si personne ne l’avait fait connaître à travers l’Europe, beaucoup de ces hommes n’auraient jamais été des soldats. Ils auraient été bien mal préparés pour repousser une invasion musulmane de leur patrie.

Les croisades ont en définitive été la raison pour laquelle la vision d’Edward Gibbon de « l’interprétation du Coran (…) enseignée dans les collèges d’Oxford » ne s’est jamais accomplie.

Ce n’est pas négligeable. C’est de l’Europe chrétienne, après tout, quoique l’establishment PC soit peu enclin à le reconnaître, que sont venus la plupart des découvertes et progrès scientifiques, technologiques et philosophiques. Nous avons déjà examiné l’une des principales raisons pour lesquelles la science s’est développée dans le monde chrétien plutôt que dans le monde musulman : les Chrétiens croient en un univers logique et cohérent régi par un Dieu bienveillant ; les Musulmans croient en univers régi par un Dieu dont la volonté est si absolue que la logique et la cohérence en sont exclues.

Mais les implications de cette différence philosophique majeure ne pourraient avoir vu le jour sans la liberté. Cette liberté n’était disponible ni pour les Chrétiens ni pour les autres non-Musulmans ayant l’infortune de vivre sous le joug islamique. En fait, toutes les communautés qui au cours des siècles tombèrent sous la domination musulmane furent finalement réduites à l’état de minuscules minorités, sans caractère culturel propre – et ce quelles qu’aient été leur taille et l’éclat de leurs accomplissements antérieurs à la conquête musulmane. Bien sûr, peu de peuples conquis ont évité ce sort. Les seuls peuples qui échappèrent à la dhimmitude musulmane sont ceux qui surent résister au jihad islamique : les Chrétiens d’Europe et les Hindous d’Inde.

D’autres ne furent pas si chanceux.

Robert spencer, du site jihadwatch.org, est l'auteur de cet article, traduit de l'anglais

Cas d’école: les Zoroastriens

Aurait-ce vraiment été si terrible, si les Musulmans avaient conquis l’Europe ? Après tout, les Chrétiens auraient toujours pu y pratiquer leur religion. Ils auraient juste dû supporter un peu de discrimination, non ?

Bien qu’ « un peu de discrimination » soit tout ce que la plupart des apologistes veuillent bien reconnaître dans la dhimmitude, les effets à long terme de la dhimma furent bien plus funestes que cela pour les non-Musulmans. Des siècles après la conquête musulmane de l’Égypte, la grande majorité des gens y était toujours chrétiens, de rite copte. Et pourtant de nos jours les Coptes représentent à peine 10% de la population égyptienne.

Le récit est le même pour toute communauté non-musulmane qui soit entièrement passée sous domination islamique.

Les Zoroastriens, ou Parsis, sont les fidèles du prêtre et prophète perse Zoroastre, ou Zarathoustra (628—551 avant J.-C.). Avant l’arrivée de l’Islam, le Zoroastrisme (ou Mazdéisme) fut longtemps la religion officielle de la Perse (de nos jours, l’Iran), et fut même la religion dominante lorsque l’empire perse s’étendait de la mer Égée aux rives de l’Indus. On trouvait des Zoroastriens depuis la Perse jusqu’en Chine. Mais après la conquête islamique de la Perse, les Zoroastriens se virent assigner le statut de dhimmi et firent l’objet de cruelles persécutions, et souvent de conversions forcées. Beaucoup se réfugièrent en Inde pour échapper à l’emprise musulmane, pour s’y retrouver à nouveau la proie des jihadistes lorsque les Musulmans commencèrent à s’avancer en Inde.

Les souffrances endurées par les Zoroastriens sous la coupe de l’Islam ressemblent de façon saisissante à celles connues par les Juifs et les Chrétiens un peu plus à l’ouest, et elles perdurèrent à l’époque moderne (et jusqu’à ce jour même, sous la mollahcratie iranienne). En 1905, un missionnaire du nom de Napier Malcolm publia un livre dans lequel il relatait ses aventures parmi les Zoroastriens de la ville persane de Yazd.

Cérémonie religieuse chez les Zoroastriens

Jusqu’en 1895, aucun Parsi (Zoroastrien) n’était autorisé à porter un parapluie. Et encore du temps où j’étais à Yazd, ils ne pouvaient en utiliser en ville. Jusqu’en 1895 existait une forte interdiction quant aux monocles et aux lunettes; jusqu’en 1885, il leur était interdit de porter des bagues ; leurs ceintures devaient être faites de grosse toile, mais après 1885 toute étoffe blanche fut autorisée.Jusqu’en 1896 les Parsis avaient l’obligation d’entortiller leurs turbans plutôt que de les plier. Jusqu’en 1898, seuls le brun, le gris, et le jaune étaient admis pour leur qaba [manteau externe] ou leur arkhaluq [sous manteau] (vêtements de corps), mais par la suite toutes les couleurs leur furent permises à l’exception du bleu, du noir, du rouge vermillon et du vert. Il y avait également une interdiction sur les bas blancs, et jusqu’aux environs de 1880 les Parsis devaient porter un genre particulier de chaussures particulièrement affreuses, aux extrémités retroussées. Ils durent porter un chapeau déchiré jusqu’en 1885. Jusqu’en 1880, ils durent porter une sorte de culotte serrée et unie au lieu du pantalon. Jusqu’en 1891, les Zoroastriens ne pouvait que marcher s’ils étaient en ville, et même dans le désert ils devaient descendre de cheval s’ils venaient à rencontrer un Musulman de quelque rang que ce soit. Durant le temps où je fus à Yazd, ils furent autorisés à se déplacer à cheval dans le désert et à ne mettre pied à terre que s’ils rencontraient un Musulman de haut rang. Il y avait encore d’autres restrictions vestimentaires, trop nombreuses et trop futiles pour être mentionnées.

Et puis les maisons des Parsis et des Juifs, et leurs murs d’enceinte, devaient être construits si basses que le dessus puisse en être atteint par un Musulman tendant le bras ; cependant, ils pouvaient creuser et les bâtir au-dessous du niveau de la route. (…) Jusqu’aux environs de 1860, les Parsis ne pouvaient pas faire de commerce. Ils cachaient donc des marchandises dans leurs caves, et les vendaient en secret. Ils peuvent maintenant négocier dans les caravansérails et les hôtelleries, mais pas dans les bazars, et ils ne peuvent pas vendre d’étoffe en lin. Jusqu’en 1870, ils n’étaient pas autorisés à avoir d’école pour leurs enfants.

Le montant de la jizyah , ou taxe sur les infidèles, diffère selon la richesse de chaque Parsi, mais n’est jamais inférieur à deux toman [10.000 dinars]. Un toman vaut maintenant à peu près trois shillings et huit pence, mais cela représentait beaucoup plus par le passé. Même maintenant, alors que l’argent s’est beaucoup déprécié, cela représente 10 jours de salaire d’un ouvrier. La somme doit être payée sur le champ, lorsque le farrash [littéralement, un balayeur de tapis ; en réalité un domestique, oeuvrant principalement à l’extérieur] qui fait office de percepteur est rencontré. Le farrash a la liberté de faire ce qui lui plait lorsqu’il collecte la jizyah. L’homme (l’infidèle qui se voit imposé) n’est pas autorisé à rentrer chez lui pour chercher l’argent et peut être battu immédiatement jusqu’à ce qu’il paie. Vers 1865, un farrash qui collectait cet impôt attacha ensemble un homme et un chien, et donna des coups à l’un et l’autre à tour de rôle.

Vers 1891 un mujtahid attrapa sur une des places publiques de la ville un marchand zoroastrien qui portait des bas blancs. Il ordonna que l’homme soit battu et que ses bas lui soient enlevés. Vers 1860, un homme d’une septantaine d’années se rendit au bazar vêtu d’un pantalon de grosse toile blanche. Il fut tabassé, et renvoyé chez lui son pantalon sous le bras. Parfois, des Parsis furent forcés à rester debout sur une jambe dans la maison d’un mujtahid jusqu’à ce qu’ils consentent à payer une somme d’argent considérable. [2]

Que produit le fait d’être forcé à vivre de cette façon durant une longue période ? La réponse est dans les chiffres : Après presque 1.400 ans de vie en tant que dhimmis et d’observation de la vraie nature de la « tolérance islamique », les Zoroastriens constituent aujourd’hui moins de 2% de la population iranienne (et moins encore en Inde où ils se réfugièrent). D’Afghanistan, où le Zoroastrisme prospérait aussi par le passé, les Zoroastriens sont aujourd’hui virtuellement absent. Ce n’est pas une surprise : la conversion à l’Islam fut bien souvent la seule façon pour ces gens persécutés de pouvoir espérer vivre une vie décente.

représentation artistique de croisés

Si les croisés n’avaient pas retenu les Musulmans, et que les jihads islamiques étaient finalement venu à bout de la chrétienté, les Chrétiens d’Europe auraient-ils fini eux aussi par former une insignifiante minorité, comme leurs coreligionnaires du Moyen-Orient (où le Christianisme fut autrefois dominant) et comme les Zoroastriens ? Les accomplissements de la civilisation chrétienne européenne auraient-ils été eux aussi tenus pour billevesées, ainsi que les sociétés islamiques tendent à considérer la « période d’ignorance préislamique » de leur passé ?

Les concepts d’égalité de droits et de dignité pour tous les hommes, qui émergèrent du Christianisme et qui sont en conflit de plusieurs façons avec la loi islamique, seraient-ils connus de nos jours en Europe et en Amérique ?

Cas d’école: les Assyriens

Nous retrouvons plus ou moins la même histoire avec l’Église Assyrienne d’Orient. C’est l’ancienne Église d’Edesse, la ville qui devait devenir le centre du premier royaume latin établi par les croisés. Aux IVème et Vème siècles, les relations de cette église avec ses sœurs plus occidentales se firent de plus en plus tendues, jusqu’à ce qu’en 424 l’Église d’Orient déclare finalement lors d’un synode que son chef, le Catholicos de Séleucie-Ctésiphon (la capitale perse), ne reconnaissait plus l’autorité des Églises de Rome ou d’Antioche, et se considérait leur égal. Par la suite, les Assyriens adoptèrent quant à la nature du Christ les opinions de Nestor, patriarche de Constantinople destitué pour hérésie par le troisième concile œcuménique réuni à Ephèse en 431. Cela éloigna plus encore les Assyriens des Chrétiens byzantins et latins. Après 424 et pendant des siècles, les Assyriens n’eurent plus que peu ou pas de contact avec les grandes Églises de Constantinople et de Rome.

Durant ces siècles, les Assyriens s’avérèrent compter parmi les plus énergiques missionnaires que la Chrétienté ait jamais connus. À une certaine époque, l’Église Nestorienne étendait son influence depuis la Méditerranée jusqu’à l’Océan Pacifique. Des Chrétiens nestoriens pouvaient être trouvés partout en Asie centrale ainsi que dans l’Empire byzantin, et en particulier au Moyen-Orient et en Égypte. À leur apogée, les Assyriens entretenaient des évêchés métropolitains en Azerbaïdjan, en Syrie, à Jérusalem, à Pékin, au Tibet, en Inde, à Samarkand, à Edesse et en Arabie (à Sana, au Yémen actuel), ainsi que des églises d’Aden à Bombay et Shanghai. Le missionnaire nestorien Alopen alla prêcher l’évangile en Chine en 635 ; la première église chinoise fut terminée trois ans plus tard. Au VIIIème siècle, il se trouvait suffisamment de croyants nestoriens en Chine pour que plusieurs diocèses y soient constitués ; un empereur chinois appela le Christianisme « la doctrine lumineuse » et favorisa sa croissance.

Cependant, les nuages annonçant la tempête s’accumulaient à l’horizon. À la fin du VIIème siècle, le calife Muawiya II (683-684) recourut à la persécution et détruisit de nombreuses églises lorsque le Catholicos refusa de lui livrer de l’or. Les exactions continuèrent sous le calife Abd al-Malik (685-705). Le calife abbasside al-Mahdi (775-786) remarqua que les Assyriens avaient bâti de nouvelles églises depuis la conquête musulmane, en violation des lois de la dhimma, le « pacte de protection » ; il ordonna leur destruction. Cinq mille Chrétiens de Syrie se virent offrir le choix entre la conversion à l’Islam et la mort. Le successeur d’al-Mahdi, Haroun al-Rachid (786-809), fit détruire d’autres églises encore. Un demi-siècle plus tard, le calife al-Mutawakkil (847-861) entreprit la persécution systématique de l’Église. Des émeutiers et des foules avides de pillage prirent pour cible les Chrétiens de Bagdad et des environs à plusieurs reprises aux IXème et Xème siècles. Nombre des églises détruites et des Chrétiens pris pour victimes appartenaient au culte assyrien. À la même époque, en Chine, un nouvel empereur lança de si cruelles persécutions que des missionnaires nestoriens déclarèrent avoir trouvé une Église totalement anéantie lors d’une visite qu’ils y firent en 981. L’Église Assyrienne continua néanmoins d’attirer un grand nombre de convertis, entre autres parmi les Turcs, et maintint une présence en Chine. À la fin du XIIIème siècle, un Nestorien fut gouverneur de la province chinoise du Gansu.

Les Assyriens souffrirent à nouveau lorsque les Musulmans reprirent Antioche aux croisés en 1268. Beaucoup d’entre eux furent réduits en esclavage, et leurs églises furent démolies ; un évêque assyrien fut lapidé, et son corps exposé aux portes de la ville, en guise d’avertissement aux Chrétiens. Suite à d’autres attaques menées par les Arabes, les Kurdes et les Mongols durant les XIIème et XIIIème siècles, un nombre incalculable d’Assyriens furent tués ou asservis. Mais le pire fut le fait du chef mongol Tamerlan, qui, dévoué Musulman, mena de furieuses campagnes de jihad contre les Nestoriens et dévasta leurs villes et leurs églises. Ce fut une guerre totale contre les Chrétiens assyriens : Tamerlan leur offrit le choix entre la conversion à l’Islam, la dhimmitude, ou la mort. En 1400, les vastes domaines nestoriens n’étaient plus ; le Christianisme avait presque totalement disparu de Perse, d’Asie Centrale et de Chine. [3]

Après cela, pratiquement tous les Nestoriens vécurent comme dhimmis sous la férule musulmane. Et, comme celle des Zoroastriens, leur communauté s’étiola, finissant, sous le poids implacable de cette injustice institutionnalisée qu’est la dhimma, par ne plus constituer qu’un insignifiant vestige.

Si les Chrétiens d’Europe avaient subi le même sort, il est fort possible que le monde n’aurait jamais pu connaître les œuvres de Dante Alighieri, ou de Michel-Ange, ou de Léonard de Vinci, ou de Mozart, ou de Bach. Il est probable que ni un El Greco, ni un Giotto, ni un Olivier Messiaen n’auraient vu le jour. Une communauté qui doit dépenser toute son énergie juste pour survivre s’intéresse difficilement aux arts et à la musique.

Peut-être les croisades ont-elles en fait rendu possible le plein épanouissement de la civilisation européenne.

______________________________
[1] Amin Maalouf, «Les Croisades vues par les Arabes», 1983, conclusion de l’ouvrage (p. 304 dans l’édition de poche chez J’ai Lu )
[2] Napier Malcolm, «Five Years in a Persian Town» (New York: E. P. Dutton, 1905), 45-50. Cité par Andrew G. Bostom dans «The Islamization of Europe», FrontPageMagazine.com, 31 décembre 2004.
[3] E. A. Wallis Budge (traduction), «The Monks of Kublai Khan, Emperor of China», The Religious Tract Society, 1928.

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L'Islam ou le culte de la mort

L’Islam, la religion de Satan

d’après un article paru sur prophetie-biblique.com
Il n existe aucune connexion entre le mysterieux tetragramme YHWH (nom reel de Dieu) et ALLAH !

Satan surnommé le “malin” est un menteur et un usurpateur. Allah est un pseudonyme de satan, nous allons voir cela tout au long de cette etude.

Homme égorgé par des musulmans

L’esprit de l’antéchrist veut sieger dans le temple de Dieu, voulant s’elever au dessus de tout ce qui est appelé Dieu

Thessaloniciens Chapitre 2 : Que personne ne vous séduise en quelque manière que ce soit: car ce jour ne viendra point que l’apostasie ne soit arrivée auparavant, et qu’on n’ait vu paraître l’homme de péché, cet enfant de perdition, cet ennemi de Dieu, qui s’élèvera au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu,voulant lui-même passer pour Dieu.

http://www.truthtube.tv/flvplayer.swf

Allah prone la guerre “sainte” contre le non-musulmans ; La Guerre contre les non-musulmans (Jihad) n’est pas une banale “vengeance politique”, c’est un ordre explicitement inscrit dans le coran (Lire Sourate 4:74, 8:17, 9:29-39, …) ; Tout musulman voulant être sûr de rentrer dans le paradis d’Allah doivent se soumettre au Jihad. De maniere generale les musulmans eux meme s’entretuent : crimes d honneurs , islam radical ou guerre chiites/sunites ; Satan hait tellement l’humanite qu’il veut l’aneantir !

La suite sur prophetie-biblique.com

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La progression de l'Islam à travers les sociétés

“Ceux qui n’apprennent rien de l’Histoire sont condamnés à la répéter”
George Santayana
En ce qui concerne l’Islam, nous n’avons pas à regarder des centaines d’années en arrière pour apprendre de l’Histoire. Il suffit de voir ce qui s’est passé en Grande Bretagne lors des trois dernières décennies.
L’Islam n’est pas une religion, ni un culte. Dans sa forme la plus complète, c’est un système qui englobe l’intégralité de la vie du musulman. L’Islam a des composantes religieuses, juridiques, politiques, économiques, sociales et militaires. En gros, il dicte aux musulmans comment vivre leur vie dans tous ses aspects.

La composante religieuse est la base de toutes les autres composantes. L’islamisation d’un pays commence lorsque le nombre de musulmans, dans un pays donné, est assez élevé pour créer les conditions qui permettent d’exiger des privilèges religieux. Lorsque des pays démocratiques, tolérants et pluralistes accordent aux musulmans leurs premiers avantages, ils en profitent pour introduire une ou plusieurs des autres composantes évoquées plus haut.

Le philosophe et islamologue Tariq Ramadan illustre à merveille la face publique de "l'Islam modéré", présenté comme une religion de paix

Voici comment cela fonctionne:

Tant que la population musulmane reste autour ou à moins de 2%, les musulmans sont, pour la plupart, considérés comme une minorité éprise de paix, et non comme une menace pour les autres citoyens.

Aux Etats-Unis -Musulmans 0,6%

En Australie- Musulmans 1,5%

Au Canada- Musulmans 1,9%

En Chine- Musulmans 1,8%

En Italie- Musulmans 1,5%

En Norvège- Musulmans 1,8%

De 2% à 5%ils commencent à faire du prosélytisme auprès des musulmans les plus modérés (et encore majoritaires), et ils recrutent en masse dans les prisons et dans les quartiers difficiles.

Les prisons sont un lieu de recrutement privilégié des terroristes islamiques

C’est la situation actuelle dans les pays suivants :

Danemark- Musulmans 2%

Allemagne – Musulmans 3,7%

Royaume-Uni -Musulmans 2, 7%

Espagne -Musulmans 4%

Thaïlande – Musulmans 4,6%

Autour des 5%, ils exercent une influence démesurée par rapport à leur nombre. Par exemple, ils pousseront l’introduction du Halal partout où ils le peuvent, assurant ainsi des emplois nouveaux pour les musulmans. Cela leur permettra d’augmenter les pressions sur les groupes de distribution pour que les produits halals figurent sur les rayons de supermarchés, et ils deviendront menaçants si les supermarchés ne se conforment pas, cela se produit :

En France – Musulmans 8%

Les Quick Halal sont un exemple de l'"halalisation" de la France

Aux Philippines – Musulmans 5%

En Suède -Musulmans 5%

En Suisse- Musulmans 4,7%

Aux Pays-Bas- Musulmans 5,5%

Trinité et Tobago -5,8%

A partir de ce stade, ils font pression sur le gouvernement pour obtenir la possibilité d’exercer la Loi Shariah-ou Loi Islamique- dans leurs ghettos et sur des sujets secondaires (mineurs). Rappelons que l’objectif ultime des islamistes est l’instauration de la Shariah dans le monde entier et la domination totale de l’Islam.

Quand les musulmans approchent les 10%, ils ont tendance à accroitre les actes de rébellion et d’anarchie pour dénoncer leurs conditions de vie. A Paris ou à Lyon et Grenoble, nous avons déjà vu les voitures brûler.

Voitures brûlées à Grenoble

Toute action contre l’Islam offense les musulmans et débouche souvent sur des émeutes et des violences, comme par exemple récemment le chaos qu’a causé la publication des caricatures de Mahomet par un journal Danois ou le film Fitna, de Geert Wilders, qui critique le Coran et l’Islam.

Inde-  Musulmans 13,4%

Kenya- 10%

Russie-15%

Drapeau Danois brûlé à Gaza par des sympathisants du Hamas en réaction aux caricatures de Mahomet publiées par un journal au Danemark

A partir de 20%, le pays peut s’attendre à des émeutes violentes, pour un oui ou pour un non, à la création de milices jihadistes, à des assassinats sporadiques, et à des incendies d’églises et de synagogues. C’est le cas en Ethiopie, où les musulmans représentent 32,8% de la population.

Avec 40% de musulmans, les nations subissent des massacres à grande échelle, des attaques terroristes répétées et des luttes constantes entre milices rivales comme :

En Bosnie- Musulmans 40%

Au Tchad- Musulmans 53,1%

Au Liban- Musulmans 59,7%

A partir de 60%, les non-musulmans sont victimes de persécutions généralisées et de nettoyage ethnique sporadique (génocide). La Shariah est utilisée pour soumettre les “mécréants” au rang de citoyen de seconde classe, vrais parias contraints de payer la “Jizya”, un impôt exorbitant.

Albanie-  70%

Malaisie -60%

Qatar- 77,5%

Soudan – 70% (exemple le génocide du Darfour)

Quand un pays atteint 80% de musulmans, les vagues d’intimidation et de jihad deviennent quotidiennes. On assiste à des opérations de nettoyage ethnique organisées par l’Etat, et même des génocides d’Etat. Ces nations font la chasse aux “mécréants”, afin de progresser vers le but ultime de 100% de musulmans dans le pays, comme cela est sur le point d’arriver dans les pays suivants:

Bangladesh- 83%

Egypte-90%

Gaza-98,7%

Indonésie – 86,1%

Iran-98%

Irak -97%

Jordanie-92%

Maroc-98,7%

Pakistan-97%

Palestine-99%

Syrie-90%

Tadjikistan-90%

Turquie- 99,8%

Emirats Arabes Unis – 96%

100% de musulmans dans un pays débouche alors sur la paix de “Dar-Es-Salaam” (la paix dans la maison de l’Islam)-en théorie- car tout le monde est alors musulman. Les “Madrassas”, sont alors les seules écoles autorisées, et le Coran règle la vie des citoyens comme:

En Afghanistan sous le régime taliban – 100% musulman

En Arabie Saoudite – 100% musulman

Au Yémen – 99,9% musulman

source” Slavery, Terrorism and Islam” de Peter Hammond (2005)

Toutes les statistiques datent de 2005, donc il est très probable qu’elles aient toutes augmenté depuis.

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