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Un pardon complet et un coeur changé

Jésus et la femme adultère, pas de condamnation

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. 2 Corinthiens 5:21

A partir du moment où vous avez cru en Jésus, vous êtes devenus la Justice de Dieu en Christ. C’est la Justice de Dieu qui ne peut jamais être ternie ou détruite. Elle n’a rien à voir avec ce que vous avez pu faire, ou ce que vous ferez jamais-de bon ou de mauvais. Mais elle a à voir avec ce que Jésus a fait pour vous. Il vous a donné le don gratuit de sa Justice parfaite.

Cela veut dire que vous n’aurez plus jamais à craindre le jugement de Dieu ou la punition pour vos péchés. Plus jamais vous n’aurez à travailler dur pour obtenir son approbation ou sa bénédiction. Vous êtes déjà béni et hautement favorisé dans le bien-aimé- Jésus Christ.

Vous sentez vous parfois coupables d’avoir fait ce que vous n’auriez pas du faire? Etes vous parfois sous le poids d’un lourd fardeau, quand vous avez “laisser tomber” le Seigneur, ou l’avez “déçu”? Bien, souvenez vous que l’attitude de Dieu envers vous est constante et sans variations. Il a déjà pris sa décision à votre sujet- il vous aime et veut le meilleur pour vous, il veut vous bénir- non pas parce que vous le méritez ou pourrez jamais le mériter, mais parce que Jésus a payé le prix le plus élevé que l’on puisse imaginer pour que vous soyez libéré. Vous avez été racheté par le sang précieux de Jésus.

Un pardon complet et un coeur changé

Jésus pardonna la femme adultère complètement, pour toute sa vie de péché. Ses mots étaient comme une musique si douce à ses oreilles, produisant un soulagement profond et une joie immense dans son coeur. Le fardeau d’une vie de péché tout à coup était enlevé de ses épaules. Maintenant, elle était prête pour la deuxième parole que Jésus allait prononcer : va et ne péche plus! Cette seconde parole fut tout aussi puissante et libératrice que la première. Il venait juste de se prononcer, comme Juge de toute l’humanité et l’avait pardonné pour tout.Ensuite, en tant que Créateur du Monde, il prononça les paroles qui devaient faire naître une nouvelle création dans son âme. Ce commandement n’était pas une parole légaliste. Le légalisme vous enseigne ce que vous devez faire pour être accepté par Dieu, mais il ne vous aide jamais à y parvenir.La loi vous enseigne ce que vous avez à faire pour être saint, mais elle ne vous aide pas à être saint. La Grâce fonctionne de manière complètement différente; Dieu vous rend d’abord acceptable par la Foi en Christ et son oeuvre sur la Croix. Dans un premier temps, il vous déclare juste par la Foi, ensuite, il vous appelle à vivre pour Lui.

Colin Dye est le Pasteur Principal de Kensington Temple à Londres

Nous n’essayons pas de vivre une vie juste pour être acceptés par Dieu, mais nous vivons de manière juste car nous avons déjà été acceptés par Dieu. Nous n’essayons pas de suivre un code de conduite de manière externe, dans notre comportement, mais part la puissance de l’Esprit à l’oeuvre en nous. Quand Jésus nous appelle à faire quelque chose, il nous donne la capacité de le faire. Il active la puissance de la nouvelle création qui est en nous, nous donnant la capacité de vivre comme il nous appelle à vivre.

Jésus créa par sa Parole une vie nouvelle dans cette femme. Il changea son coeur, et à partir de ce moment, elle a eu une nouvelle puissance à l’oeuvre en elle. Sa rencontre avec Jésus a changé ses désirs, sa motivation et le sens complet de sa vie. C’est cela que d’être vraiment né de nouveau et de recevoir une vie nouvelle de Jésus.

L’ancienne alliance était une alliance basée sur la Loi. Elle n’avait rien à voir avec la Grâce de Dieu à l’oeuvre dans les coeurs des Hommes. Dieu nous a donné la loi pour nous montrer qu’il était impossible de le servir au moyen de nos propres efforts humains. C’est pour cela qu’il est écrit, dans 2 Corinthiens 3:6 – “Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.” Quand la Loi fut donnée dans Exode 19, ce fut glorieux.Dieu lui même est descendu sur Terre et a manifesté sa gloire sur le Mont Sinaï. Mais sa gloire était terrifiante pour le peuple.Ils se sentirent indignes d’approcher Dieu. Néanmoins, ils promirent d’obéir la Loi et se déclarèrent aptes à la suivre. Quelques pages plus tard dans la Bible, on peut lire le passage du veau d’or et du péché odieux qu’ils commirent en rejetant Dieu en faveur d’une image sculptée. Le reste de l’Ancien Testament nous montre les nombreux échecs de la part du peuple de Dieu quand il s’agissait de respecter la loi et de se faire accepter par Dieu.

Je le répète, l’attitude de Dieu à votre égard est constante et ne change pas, il a déjà pris sa décision à votre sujet- il vous aime et veut le meilleur pour vous, il veut vous bénir- non pas parce que vous le méritez ou pourrez jamais le mériter, mais parce que Jésus a payé le prix le plus élevé que l’on puisse imaginer pour que vous soyez libéré. Vous avez été racheté par le sang précieux de Jésus.

Colin Dye

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Dieu veut transformer nos coeurs, avant de changer nos comportements

Colin Dye est le Pasteur Principal de Kensington Temple à Londres

“Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.”2Corinthiens 3:18

Beaucoup de prédicateurs de nos jours se concentrent exclusivement sur le changement de comportement. Ils nous disent toujours ce que l’on doit faire afin d’être bénis, pour surmonter nos échecs et pour recevoir la faveur de Dieu. Il nous faut alors nous repentir plus, donner plus,etc…

Bien sûr, le comportement et la moralité sont importants, mais le problème est  qu’avec la prédication moraliste, l’on n’obtient pas de résultats probants. Les gens finissent par être découragés lorsque des problèmes complexes sont abordés avec des solutions pratiques simplistes.Au bout du compte, elles ne sont jamais efficaces et nous laissent dans la détresse, comme si nous étions des “ratés”.

Il n’y a pas de doute sur le fait que le Nouveau Testament nous appelle à être saints, purs et obéissant comme Christ. Mais il est aussi très clair sur le fait que ce style de vie surnaturel est absolument impossible par notre propres efforts et peut seulement être vécu par la puissance de Dieu.

La Gloire de Dieu sur le Mt Sinaï

Dans le Nouveau Testament, chaque commandement sur ce que nous devons faire est précédé par la révélation de qui nous sommes en Christ. L’identité vient avant l’activité, l’amour avant l’obéissance, la croyance avant le changement de comportement et la transformation du coeur avant la transformation de la vie.

Avant même de vous dire comment changer votre façon de vivre, Jésus vous donne une vie nouvelle. Avant de vous appeler à confronter le péché dans votre vie, il vous remplit de son amour, de sa grâce et de sa paix. Il vous fait savoir qu’en lui, vous êtes aimés, totalement et inconditionnellement, et complètement accepté par le Père. En fait, il vous donne personnellement tous les bénéfices associés à son oeuvre accomplie sur la croix, avant même de vous demander de faire quoi que ce soit en ce qui concerne un changement de votre façon de vivre.

La femme prise dans l’acte d’adultère est un exemple brillant de la façon dont Jésus se comporte envers vous. L’histoire est simple. Une femme pécheresse est amenée à Jésus et il lui pardonne tous ses péchés instantanément, entièrement et gratuitement. Elle n’a absolument aucune condition préalable à remplir, pas de contrat initial à remplir, pas de promesses de bonne conduite à faire pour que Jésus la pardonne. Tout ce qu’elle a eu à faire, c’est de regarder Jésus dans les yeux et d’entendre son verdict final sur sa vie : je ne te condamne pas! C’est çà la Grâce! La Grâce pure à 100%. Cette femme l’a reçue par la Foi, la Foi simple. Elle a seulement vu Jésus, et elle a cru.

Jésus a pris sur lui tout votre péché, toutes vos transgressions- toute mauvaise chose que vous ayez jamais commise ou commettrez jamais. Il est mort à votre place sur la croix et en échange pour votre péché, vous a donné sa parfaite justice.

La foule de Pharisiens était sur le point de la lapider pour son adultère, mais Jésus l’a pardonnée! Imaginez l’impact que cela a eu. Jésus, le juge de toute la Terre, donnant son verdict ultime sur sa vie- non-coupable! Il n’y a pas de cour d’appel plus haute qui puisse contester ce verdict. Rien ne pourra jamais changer son statut face à Dieu. Elle est pour toujours libérée de toute culpabilité, de jugement et de condamnation. Cela n’a absolument rien à voir avec ses actions ou sa conduite. Si c’était le cas, elle aurait été condamnée comme pécheresse et coupable, comme le reste d’entre nous. Ceux qui voulaient la juger (les Pharisiens) ne le pouvaient pas et le seul qui pouvait la juger, (Jésus) l’a acquittée. C’est exactement ce que Jésus a fait pour vous, si simplement, comme cette femme, vous avez mis votre confiance en lui. En tant que croyant en Jésus, vous êtes complètement justifiés devant un Dieu Saint, par sa Grâce- non pas par vos propres efforts et mérite.

Colin Dye

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Le mythe du "surhomme"

Une idée me vint à l’esprit il y a quelques années alors que je feuilletais ce livre de C.S Lewis, “Simple Christianisme”.  Moi qui fut pendant des années un admirateur du philosophe allemand Friedrich Nietzsche, quelle ne fut pas ma joie de le voir évoqué dans un ouvrage chrétien. Ce fut en fait ce jour là que je pris conscience de la possibilité d’être à la fois croyant et de réflechir. J’étais alors très jeune dans la foi, et depuis cette possibilité est devenue une nécessité. De nos jours, la foi chrétienne est attaquée de toutes parts, tournée en ridicule. Il est plus que jamais nécessaire de pouvoir défendre sa foi au moyen de tout l’arsenal qui est mis à notre disposition. Si l’arme d’attaque de l’armure de Dieu est l’épée de l’esprit, c’est à dire le Verbe, la parole de Dieu, Ephésiens 6 nous dit aussi d’avoir “à nos reins la Vérité pour ceinture”. C’est de notre ceinture que nous tirons notre épée, c’est la vérité de la parole de Dieu qui nous permet de réfuter les arguments qui s’opposent à elle. Je ne pourrais pas être un Chrétien si tout mon être n’était pas engagé dans cette démarche. Notre foi n’est certainement pas aveugle, et nous aurons besoin de pouvoir l’argumenter lorsqu’elle sera la cible de critiques.

 Ce que C.S  Lewis évoque dans ce livre, c’est le “surhomme” de Nietzsche. Nietsche est le philosophe du nihilisme. Selon lui Dieu est mort, nous l’avons tué. Si les valeurs qui reposaient sur l’existence d’un Dieu n’ont plus lieu d’être, l’homme doit être créateur de ses propres valeurs. Le “dernier homme”, c’est l’homme du nihilisme, qui veut le bonheur et mène une existence médiocre. Il est la figure humaine la plus méprisable. Le nihilisme qu’il incarne représente la dernière phase de l’homme tel que nous le connaissons, son extinction. dans cet état l’homme ne désire que bien-être et sécurité. Le surhomme qui lui succédera représente lui la “volonté de puissance”, cette force créatrice qui crée les valeurs et élève l’homme par delà le bien et le mal, à un état quasi-divin. Le surhomme de Nietzsche transfigure l’existence, et sa venue est pressentie par des signes, comme des gouttes d’eau avant l’orage. Ces gouttes d’eau, qui tombent, de plus en plus lourdes, indiquent que l’averse arrive. Elles sont ce que Nietzsche nomme les “hommes supérieurs”, les premices d’un événement qui changera la face de l’humanité. Le surhomme est un idéal humain, qui procède d’ un dégoût, d’un constat d’échec sur l’humanité présente. Il représente son besoin de transcendance, de s’élever par delà la souffrance, au delà de la précarité de notre condition humaine. Un besoin d’éther, de pureté, d’infini.

C.S Lewis compare ce surhomme à l’homme régénéré, dont la divine nature est restaurée. Même si l’homme régénéré et le “surhomme” diffèrent par leur nature, le premier étant un être indépendant qui se crée sa propre morale, le second est un être soumis à son créateur qui vit selon son règne, il est difficile de ne pas y voir un parallèle.

Ma profonde conviction est que Nietzsche était un homme à la sensibilité extrême, un homme qui connaissait la souffrance. Sa vision du surhomme, sa soif romantique d’idéal représente la nostalgie d’un âge d’or qui est présente en chacun de nous. C’est le souvenir lointain de la gloire de ce qu’était une fois l’être humain. Magnifique créature créée à l’image de son créateur. Mais nous vivons dans un monde qui porte en lui les marques d’un traumatisme évident, les plaies encore béantes d’une blessure originelle. Après la Chute, l’homme a perdu sa relation avec son créateur, de cette séparation a résulté la perte de son autorité, et sa déchéance. L’homme que nous connaissons aujourd’hui toutefois porte aussi en lui les marques de qui il fut un jour, sa beauté reflète toujours la beauté divine, mais comme dans un miroir brisé.

Le péché lorsqu’il a contaminé l’humanité a agi comme un poison, une maladie transmise de générations en générations. L’humanité est malade, elle est affaiblie, elle est brisée. Mais c’était bien l’intention de Dieu, dès le commencement de restaurer à l’homme sa dignité, son autorité et sa gloire passée. Si nous sommes les héritiers d’Adam, nous portons aussi en nous les maux qui l’affligeaient, notre nature est corrompue par sa désobéissance , et par conséquent nous sommes naturellement hostiles à Dieu. Mais Christ est le second Adam, et en lui non seulement notre humanité est restaurée, mais ce que nous recevons est supérieur à l ‘état initial.

 Si Adam avait reçu de Dieu l’autorité sur la création, le pouvoir de dominer la Terre , en Jésus, lorsque nous sommes régénérés, nés à nouveau par l’Esprit de Dieu, nous recevons l’autorité spirituelle sur toutes choses; nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes et un jour nous jugerons même les anges. L’homme né à nouveau est une nouvelle création, dont Jésus-Christ est le grand-frère, le premier-né. 

2Pierre 1:3 Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu,

1:4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise.

Nous participons à la nature divine, ce qui ne veut pas dire que nous sommes Dieu. Néanmoins nous sommes transformés, notre esprit est né à nouveau, et cette naissance vient d’en-haut, et non pas de semence humaine. C’est cette graine incorruptible, indestructible, que nous recevons, Christ en nous, l’espérance de sa gloire.

Ce mythe du surhomme à la vie dure, et de nombreuses philosophies et croyances prônent le développement de soi et nous invitent à changer. Mais le vrai changement ne peut s’opérer sans une transformation profonde de notre nature. Pour entrer dans le Royaume de Dieu, il nous faut naître à nouveau. Plus qu’un changement, c’est une métamorphose. Tout changement reste superficiel et infructueux s’il n’implique pas une profonde transformation de notre nature même. La chair ne peut rien produire de bon, il nous faut devenir des êtres spirituels.

C’est là le point de départ, la condition sine qua non. Vous devez être né à nouveau, tout autre alternative est vouée à l’échec.

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