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Les Auteurs du Nouveau Testament Affirment qu'ils n'ont pas ecrit un Livre de Contes de Fées

Les sceptiques disent que le NT est un livre de mythes et de fables,des inventions.Mais les auteurs du NT disent clairement qu’ils n’ont pas ecrit un livre de contes de fees.

Conte de fées

Conte de fées

Exemple 1:

Luc etait le compagnon de voyage de Paul.Il dit dans son introduction qu’il a recherché.

Luc 1:1-4:

“Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole,

il m’a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile,afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.”

Exemple 2:

Paul affirme que ce enseigné par lui ne sont pas des fables.

1 Timothee 1:3-4:

“Je te rappelle l’exhortation que je te fis, à mon départ pour la Macédoine, lorsque je t’engageai à rester à Éphèse, afin de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d’autres doctrines,

et de ne pas s’attacher à des fables et à des généalogies sans fin, qui produisent des discussions plutôt qu’elles n’avancent l’oeuvre de Dieu dans la foi.”

Exemple 3:

1 Timothee 4:6-7:

“En exposant ces choses au frères, tu seras un bon ministre de Jésus Christ, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie.

Repousse les contes profanes et absurdes.”

Exemple 4:

De nouveau Paul parle contre les fables,les inventions.

2 Timothee 4:3-4:

“Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désires,détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables.”

Exemple 5:

Tite 1:13-14:

“Ce témoignage est vrai. C’est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu’ils aient une foi saine,
et qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité.”

Exemple 6:

Pierre parle contre les mythes,les fables.

2 Pierre 1:16-18:

“Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.

Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait:” Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection”.Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne.”

Exemple 7:

Jean affirme qu’il dit ce qu’il a vu,ce ne sont pas des inventions.

1 Jean 1:1-3:

“Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie,car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ.”

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Jesus Affirme etre Dieu selon la Perspective Musulmane dans l'Evangile de Jean

Dans Jean on a Jesus qui parle aux disciples et se donne le titre de “la Verité.Dans la perspective musulmane s’est se declarer etre Dieu.

Jean 14:6:

“Jésus lui dit:” Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.””

Dieu, infini, plus grand que l'univers visible et invisible.

Dieu, infini, plus grand que l'univers visible et invisible.

La tradition musulman dit qu’Allah a 99 noms.

L’un des noms est “Al-Haq” ou “la Verité,ou “al” est l’article,”la”.Les versets en arabe sont du siteweb “quranbrowser.com”.J’avais ecris un article sur le theme en anglais (mars 2010) mais ici il y a plus de details.

Pour voir les 99 noms d’Allah trouvés dans le Coran

http://fr.wikipedia.org/wiki/Noms_de_Dieu_en_islam

Les citations ou le Coran fait reference aux noms d’Allah

Exemple 1:

Chapitre 7:180:

“C’est à Dieu qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez- Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms : ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait.”

Exemple 2:

Chapitre 17:110:

“Dis : “Invoquez Dieu, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l’appelez, Il a les plus beaux noms. Et dans ta Salat, ne récite pas à voix haute; et ne l’y abaisse pas trop, mais cherche le juste milieu entre les deux”.”

Exemple 3:

Chapitre 20:8:

“Dieu ! Point de divinité que Lui ! Il possède les noms les plus beaux.”

Exemple 4:

Chapitre 59:24:

“C’est Lui Dieu, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c’est Lui le Puissant, le Sage.”

Le Coran dit qu’Allah est Al-Haq(la Verité)

Exemple 1:

Chapitre 6:62:

“Ils sont ensuite ramenés vers Dieu, leur vrai Maître. C’est à Lui qu’appartient le jugement et Il est le plus prompt des juges.”

En Arabe:

“Thumma ruddoo ila Allahi mawlahumu AL-HAQqi ala lahu alhukmu wahuwa asraAAu alhasibeena”

Exemple 2:

Chapitre 22:6:

“Il en est ainsi parce que Dieu est la vérité; et c’est Lui qui rend la vie aux morts; et c’est Lui qui est Omnipotent.”

En Arabe:

“Thalika bi-anna Allaha huwa AL-HAQqu waannahu yuhyee almawta waannahu AAala kulli shay-in qadeerun.”

Exemple 3:

Chapitre 23:116:

“Que soit exalté Dieu le vrai Souverain ! Pas de divinité en dehors de Lui, le Seigneur du Tròne sublime.”

En Arabe:

“FataAAala Allahu almaliku AL-HAQqu la ilaha illa huwa rabbu alAAarshi alkareemi.”

Exemple 4:

Chapitre 24:25:

“Ce Jour-là, Dieu leur donnera leur pleine et vraie rétribution; et ils sauront que c’est Dieu qui est le Vrai de toute évidence.”

En Arabe:

“Yawma-ithin yuwaffeehimu Allahu deenahumu AL-HAQqa wayaAAlamoona anna Allaha huwa alhaqqu almubeenu.”

Le Coran est aussi appelé Al-Haq

Exemple 1:

Chapitre 10:108-109:

“Dis : “Ô gens ! Certes la vérité vous est venue de votre Seigneur. Donc, quiconque est dans le bon chemin ne l’est que pour lui-même; et quiconque s’égare, ne s’égare qu’à son propre détriment. Je ne suis nullement un protecteur pour vous.
Et suis ce qui t’est révélé, et sois constant jusqu’à ce que Dieu rende Son jugement car Il est le meilleur des juges.”

En Arabe:

“Qul ya ayyuha alnnasu qad jaakumu AL_HAQqu min rabbikum famani ihtada fa-innama yahtadee linafsihi waman dalla fa-innama yadillu AAalayha wama ana AAalaykum biwakeelin.

WaittabiAA ma yooha ilayka waisbir hatta yahkuma Allahu wahuwa khayru alhakimeena.”

Exemple 2:

Chapitre 17:81-82:

“Et dis : “La Vérité(al-haq) est venue et l’erreur a disparu. Car l’erreur est destinée à disparaître.
Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants cependant. Cependant, cela ne fait qu’accroître la perdition des injustes.”

En Arabe:

“Waqul jaa AL-HAQqu wazahaqa albatilu inna albatila kana zahooqan

Wanunazzilu mina Al-QURANi ma huwa shifaon warahmatun lilmu/mineena wala yazeedu alththalimeena illa khasaran”

Exemple 3:

Chapitre 46:29-30:

“(Rappelle-toi) lorsque Nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu’ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent ils dirent : “Ecoutez attentivement”.Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs.
Ils dirent : “Ô notre peuple ! Nous venons d’entendre un Livre(kitab) qui a été descendu après Moïse, confirmant ce qui l’a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit.”

En Arabe:

“Wa-ith sarafna ilayka nafaran mina aljinni yastamiAAoona AL-QURANa falamma hadaroohu qaloo ansitoo falamma qudiya wallaw ila qawmihim munthireena

Qaloo ya qawmana inna samiAAna KITABan onzila min baAAdi moosa musaddiqan lima bayna yadayhi yahdee ila AL-HAQqi wa-ila tareeqin mustaqeemin.”

Muhammad/Mahomet n’est pas appelé Al-Haq dans le Coran:

On voit que l’article “al” manque dans le verset.

Chapitre 3:86:

“Comment Dieu guiderait-Il des gens qui n’ont plus la foi après avoir cru et témoigné que le Messager(rasul) est véridique, et après que les preuves leur sont venues ? Dieu ne guide pas les gens injustes.”

En Arabe:

“Kayfa yahdee Allahu qawman kafaroo baAAda eemanihim washahidoo anna Al-RASULa HAQqun wajaahumu albayyinatu waAllahu la yahdee alqawma alththalimeena.”

Et Quoi?

Un musulman peut:

1. Intituler un livre sur l’islam Al-Haq,ca ne signifie pas que le livre est Allah.

2. Ou nommer une mosquée la mosquée Al-Haq, ca ne signifie pas que la mosquée est Allah.

3. Donner comme nom  X Abd-al-Haq (X l’esclave de la Verité) a quelqu’un,comme Shabir Abd-al-Haq aussi ne signifie pas qu’il est Allah.

Mais si la situation est la suivante

Si un humain:

1.Comme Jesus, dit “Je suis Al-Haq, la Verité”

2.Donc ce n’est pas la meme chose que dire “Je t’ai parle sur la verité/Je suis veridique/Je connais la verité”.

La raison

Allah n’est pas un objet immateriel comme un livre ou une mosquée. On peut appeler aussi a un systeme de croyances comme l’islam avec le titre  “Al-Haq”.

Allah est aussi appelé “le roi”,”le genereux”,”le sage”, les autres 99 noms d’Allah dans le Coran.

Un etre humain peut se donner le titre de roi, genereux, sage, c’est acceptable dans la tradition musulmane. Mais si un homme, selon la tradition islamique, se proclame avec le titre de Al-Haq il dit qu’il est Allah. Le Titre Al-Haq, lorsque la reference est envers un etre vivant, est seulement et seulement applicable a Allah.

Pour verfier les citations coraniques:

http://oumma.com/coran/index.php

http://www.intratext.com/IXT/FRA0015/_INDEX.HTM

http://www.yabiladi.com/coran


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Le statut des femmes dans le Coran

Sourate 2, verset 221 (page 35)
« Et n’épousez pas les femmes associatrices tant qu’elles n’auront pas la foi, et certes, une esclave croyante vaut mieux qu’une associatrice, même si elle vous enchante. Et ne donnez pas d’épouses aux associateurs tant qu’ils n’auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante. Car ceux-là invitent au Feu ; tandis qu’Allah invite, de par Sa Grace, au Paradis et au Pardon ».

Où sont les femmes?

Où sont les femmes?

Il est donc interdit pour un musulman de se marier à une associatrice (les associateurs sont ceux qui « associent » des divinités à Allah, autrement dit ceux qui vénèrent d’autres divinités que lui) ou à marier sa fille à un associateur (merci l’ouverture d’esprit). Vous me direz peut-être qu’à l’époque les chrétiens n’acceptaient pas non plus les mariages avec des musulmans, moi j’en sais rien je suis pas historien (et vous l’êtes ?) mais je m’attend à cette remarque. Notez que ce n’est pas la Bible qui interdisait une telle union, cela laisse place à l’évolution contrairement au Coran (surtout quand on sait ce qu’ils pensent des réformateurs, cela est expliqué dans le quatrième article).
Notez aussi qu’il est dit « un esclave vaut mieux qu’un associateur même s’il vous enchante », il n’est aucunement fait mention de l’avis de la fille du musulman, on se fiche que le futur époux enchante ou non la fille, juste l’avis du chef de famille que j’ai ici envie de nommer « mâle dominant » compte.

Sourate 2, verset 223 (page 35)
« Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme et quand vous le voulez et œuvrez pour vous-même à l’avance. Craignez Allah et sachez que vous Le rencontrerez. Et faites gracieuse annonce aux croyants ! »
Non mais bordel la femme est un champ de labour auquel on doit aller quand et comme on veut ? Il n’est pas dit ici « sauf si elle vous refuse » elle n’a pas à dire non et doit accepter de se donner à son mari comme et quand il le veut ! C’est pas une interprétation, juste ce qui est écrit ! Je ne peux comprendre que dans une société dans laquelle la femme se bat depuis de nombreuses décennies pour devenir l’égale de l’homme, on accepte une telle régression !
(Comme et quand, qui signifie que j’ai le choix du moment (quand) et de la façon (comme), ça veut dire que si je dis à ma femme « fais moi une fellation tout de suite » elle ne pourra pas dire non, d’ailleurs vous verrez très bientôt que le Coran m’autorise à la frapper en cas de désobéissance.)

Sourate 4, verset 11 (page 78) (ce verset parle de l’héritage qui revient aux enfants)
« Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils une part équivalente à celle de deux filles. »
Ici je n’ai pas perdu de temps à recopier tout le texte alors que juste ce passage m’intéresse. Je ne trouve pas normal que les garçons aient droit à deux fois plus que les filles lors de la mort de leurs parents.

Sourate 4, verset 15 (page 80)
« Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d’entre vous. S’ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu’à-ce que la mort les rappelle ou qu’Allah décrète un autre ordre à leur égard »
La note en bas de page dit que « celles de vos femmes » ne signifient pas « les femmes mariées » mais « les femmes musulmanes ». Donc, si une femme a une relation sexuelle avec un autre que son mari (alors que les hommes peuvent avoir plusieurs femmes) ou alors qu’elle n’est pas mariée, elle est punie de mort, tout simplement.
En plus, si je hais une femme, je n’ai qu’à trouver 3 autres personnes qui ne l’aiment pas et dire qu’elle a forniqué, le texte dit « s’ils témoignent » et non « s’ils apportent une preuve », elle mourra tout simplement.
Le texte ne parle pas de la punition que doit recevoir l’homme qui a une relation hors mariage, seule la femme semble en être coupable. Pas étonnant qu’en 2006 une femme ait été condamnée à 90 coups de fouets pour avoir été violée par 7 hommes en Arabie saoudite. Lorsque cette femme a parlé de son calvaire à la presse, la peine fut haussée à 200 coups de fouets.

Sourate 4, verset 34 (page 84)
« Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes à leurs maris, et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand ! »
Les femmes doivent être obéissantes, et si on craint qu’elles désobéissent (pas si elles désobéissent mais si on craint qu’elles le fassent) alors on peut les frapper, c’est écrit noir sur blanc, et je pense ne pas avoir besoin d’expliquer pourquoi c’est révoltant.

Sourate 12, verset 28 (page 238)
« Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit : “C’est bien de votre ruse de femmes ! Vos ruses sont vraiment énormes ! »
Remettons tout ça dans le contexte. Joseph a été vendu comme esclave à un homme, et la femme de celui-ci est tombée amoureuse de lui. Elle a tenté de le séduire mais il a refusé, alors elle s’est jeté sur lui, il a tenté de fuir mais elle a attrapé sa tunique et l’a déchirée. Le mari est arrivé à ce moment là, la femme a accusé Joseph, mais vu que la tunique était déchirée par derrière, il comprit qu’elle mentait.
Ce qui me gêné profondément, c’est l’expression « ruse de femmes », faut-il croire que les hommes sont honnêtes et droits et les femmes manipulatrices et tentatrices (le mot « femme » étant utilisé au pluriel, on peut bien comprendre qu’il parle « des femmes » et non « de sa femme »). Je trouve ce passage tout simplement révoltant.

Merci à http://laveritesurlecoran.skyrock.com/ pour ce billet.

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Trois choses à savoir sur l'islam

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Question pour nos amis musulmans : la Bible a-t-elle été corrompue?

Je remarque qu’à plusieurs reprises, c’est l’intégrité du texte biblique qui est remise en cause par les musulmans, notamment sur ce site ou cette idée est exprimée dans certains commentaires. A ce sujet, j’aurais quelques question à poser aux musulmans et à ceux qui défendent ces thèses.

– Si la Bible que nous avons aujourd’hui est falsifiée, pouvez vous me dire quand la “Bible authentique” a-t-elle été en circulation?

– Pouvez vous me montrer un exemplaire de la Bible authentique?

– A -t -elle été altérée intentionnellement ?

– Pouvez-vous me montrer un exemple d’altérartion du texte dans la Bible?

– Comment ce passage était-il exprimé dans l’original?

– Quand, par qui, comment, où, pourquoi a-t-il été altéré ou corrompu?

– S’agissait- il d’une corruption du texte ou du sens?

Merci de nous éclairer.

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Le Guide Politiquement Incorrect de l'Islam, avant-propos

Merci à http://www.gpii.precaution.ch/, site qui apparemment n’est plus mis à jour, je me fais donc un devoir de réutiliser ce document exceptionnel traduit en français, “le Guide Politiquement Incorrect de l’Islam” par l’auteur américain Robert Spencer. Bonne lecture!

Avant-propos

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Il se pourrait bien que les croisades soient plus dévastatrices à notre époque que durant les trois siècles durant lesquels furent menés les combats en question. Pas en termes de victimes ou de destructions de biens, toutefois – les dégâts actuels sont d’une nature plus subtile. Les croisades sont devenues un péché capital, non seulement de l’Église catholique, mais du monde occidental en général. Elles constituent la pièce à conviction numéro 1 du réquisitoire selon lequel les dissensions opposant actuellement le monde musulman et la civilisation occidentale postchrétienne sont en dernière analyse la responsabilité de l’Occident, qui n’a cessé de provoquer, d’exploiter et de brutaliser les Musulmans depuis le jour où les premiers guerriers francs pénétrèrent dans Jérusalem et… mais laissons plutôt la parole à Bill Clinton:

En effet, lors de la première croisade, lorsque les soldats chrétiens s’emparèrent de Jérusalem, ils commencèrent pas brûler une synagogue abritant trois cents Juifs et entreprirent ensuite de tuer toutes les femmes et tous les enfants de religion musulmane trouvés sur le mont du Temple. Les récits de l’époque relatant les événements décrivent des soldats pénétrant sur le mont du Temple, un lieu saint chrétien, avec du sang jusqu’aux genoux. Je peux vous dire que cette histoire est encore racontée de nos jours au Moyen-Orient et que nous continuons d’en payer le prix [1] (italiques ajoutées).

Dans cette Analyse, Clinton faisait étrangement écho à Oussama Ben Laden lui-même, dont certains des communiqués personnels parlaient de son organisation non comme d’«Al-Qaida», mais comme du «Front islamique mondial pour le djihad contre les juifs et les croisés».[2]

Cet usage est très répandu. Peu avant le début de la guerre d’Irak, qui allait permettre de renverser Saddam Hussein, le 8 novembre 2002, cheikh Bakr Abed Al-Razzaq Al-Samaraai orienta son prêche donné en la mosquée de la Mère de toutes les batailles de Bagdad sur «cette heure difficile que traverse la nation islamique, une heure à laquelle elle doit affronter (les forces de) l’incroyance des infidèles, des Juifs, des croisés, des Américains et des Britanniques». [3]

De même, lorsque des djihadistes islamiques perpétrèrent un attentat à l’explosif contre le consulat des États-Unis à Djeddah, en décembre 2004, ils expliquèrent que cette action s’inscrivait dans un vaste plan de contre-attaque visant les «croisés»: «Cette opération fait partie d’un plan mis au point et organisé par Al-Qaida dans le cadre de la bataille contre les croisés et les Juifs, de même qu’un élément de l’effort destiné à chasser les incroyants de la péninsule arabique.» Ils déclarèrent que les guerriers du djihad «[étaient parvenus] à pénétrer au sein de l’un des grands châteaux-forts des croisés dans la péninsule arabique, il parvinrent à pénétrer dans le consulat américain de Djeddah, d’où ils contrôlent et gèrent le pays.» [4]

«L’un des grands châteaux-forts des croisés dans la péninsule arabique»? Pourquoi des terroristes du djihad islamique font-ils une telle fixation sur des châteaux vieux d’un millénaire? Se pourrait-il que Clinton ait raison et qu’ils attribuent bel et bien aux croisades l’origine de leurs problèmes avec l’Occident, et qu’ils considèrent les conflits actuels en Irak et en Afghanistan comme une renaissance de l’éthos des croisés?

Dans un sens, oui. Mieux on comprend les croisades – pourquoi elles furent entreprises et quelles en furent les forces vives tant au sein de la Chrétienté que dans l’Islam –, mieux on comprend le conflit actuel. À de nombreux égards, que Bill Clinton et les auteurs de l’attentant de Djeddah ne devinent que confusément, les croisades apportent des clés essentielles à la bonne compréhension de la situation mondiale actuelle.

Le présent ouvrage explique pourquoi en se consacrant pour moitié à l’Islam, en première partie, et pour moitié aux croisades. Ce faisant, il se propose d’éclaircir certaines des brumes de désinformation qui entourent aujourd’hui l’Islam et les croisades. Des brumes plus épaisses que jamais. L’une des principales responsables de cette situation, l’apologiste occidentale de l’Islam Karen Armstrong, va jusqu’à faire remonter aux croisades les perceptions faussées des Occidentaux:

Depuis les croisades, les populations de la Chrétienté occidentale n’ont cessé de nourrir une vision stéréotypée et déformée de l’Islam, qu’ils considéraient comme l’ennemi de la civilisation. (…) Ainsi, c’est pendant les croisades, alors que les Chrétiens avaient lancé une série de guerres saintes brutales contre le monde musulman, que l’Islam était décrit par les moines érudits d’Europe comme une foi intrinsèquement violente et intolérante, qui ne s’était jamais établie autrement que par l’épée. Le mythe de la soi-disant intolérance de l’Islam est devenu l’une des idées reçues de l’Occident. [5]

Armstrong a raison, d’une certaine manière (il semble bien qu’aucun être humain ne peut avoir tort tout le temps): dès qu’il s’agit de l’Islam, on ne peut plus rien croire de ce que l’on entend – tout particulièrement depuis les attentats du 11 septembre. La désinformation et les demi-vérités sur ce que l’Islam enseigne, et sur ce que les Musulmans des États-Unis croient, ont envahi les ondes et profondément influencé les orientations politiques.

Ces malentendus sont transmis en grande partie par des analyses des «causes profondes» du terrorisme djihadiste qui fit tant de victimes le 11 septembre 2001, et qui continue de menacer la paix et la stabilité des non-Musulmans partout dans le monde. Il est devenu de bon ton, dans une certaine presse et ans certains milieux universitaires, d’attribuer la majeure partie, sinon la totalité, de la responsabilité des événements du 11 septembre non pas à l’Islam et aux Musulmans, mais aux États-Unis et aux autres pays occidentaux. L’Occident infligerait systématiquement de mauvais traitements au monde musulman, disent de savants professeurs et des commentateurs pleins de superbe. Cela commença il y a des siècles, disent-ils – à l’époque des croisades.

Mais, en réalité, les germes du conflit actuel furent plantés longtemps avant la première croisade. Pour bien comprendre les croisades ainsi que l’influence si singulière qu’elles exercent sur le conflit mondial actuel, avec les terroristes du djihad islamique, nous devons commencer par une étude du prophète d’Arabie et de la religion qu’il fonda. Car les croisades, comme nous allons dès lors nous en rendre compte, furent en fait une réaction à des événements qui trouvent leur origine plus de 450 ans avant les batailles elles-mêmes.

Le présent ouvrage souhaite constituer non pas une introduction générale à la religion islamique, ni une étude historique exhaustive des croisades, mais un examen de certaines des affirmations extrêmement tendancieuses sur l’Islam et les croisades qui ont envahi le débat public. Ce livre est une tentative de rapprocher un peu le débat public de la vérite.

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Apologétique et pré-évangélisation, comprendre notre époque

 

APOLOGETIQUE ET PRE-EVANGELISATION

 Inspiré par Francis Schaeffer (The God who is there, escape from reason-démission de la Raison)

  •  
  • L’apologétique est un champ d’études théologique ou littéraire consistant en la défense systématique d’une position. Un auteur s’engageant dans cette démarche est appelé un « apologiste » ou un « apologète » (ce dernier terme ayant une connotation plus religieuse).
  • Défense argumentaire (raisonnée) de la foi chrétienne.

 

INTRODUCTION

D’un voyageur vers une contrée étrangère, on s’attendrait à ce qu’il s’efforce d’apprendre au moins les rudiments de la langue ou dialecte de ce pays pour se faire comprendre. Plus encore, si ce voyageur a l’intention de s’installer pendant une certaine période en territoire étranger, il semble que le bon sens indiquerait l’apprentissage de cette langue. La connaissance d’une langue nouvelle, nous sommes d’accord, lui serait essentielle pour communiquer.

C’est la même chose pour l’Eglise, sa responsabilité n’est pas seulement de préserver les vérités inébranlables de l’Ecriture, mais aussi de les communiquer à la génération de son époque.

Chaque génération de Chrétien rencontre ce problème de savoir comment parler de manière efficace à ses contemporains. Pour communiquer la foi chrétienne de manière efficace, il nous faut comprendre les modèles de pensée de notre temps. Ces modèles varient légèrement d’un endroit à l’autre, de pays en pays. Néanmoins, il demeure des caractéristiques d’une époque qui sont communes à toute une génération, où qu’elle se situe géographiquement. Pour comprendre nos formes de pensée actuelle, il nous faut à la fois nous intéresser à la dimension philosophique et à la dimension historique. C’est en étudiant l’histoire de la pensée que nous pourrons mieux comprendre ses formes actuelles. Le but de cette étude, même si elle ne se veut pas exhaustive, est de mieux saisir quels sont les principes qui ont influencé  cette histoire de la pensée pour que nous puissions présenter des solutions pratiques sur comment communiquer la vérité de l’évangile  à nos contemporain.

 

  1. 1.       Communiquer la foi chrétienne à notre génération

L’apologétique a deux facettes, deux fonctions. La première est la défense de la foi, la deuxième est de communiquer la foi chrétienne à notre génération d’une manière qui lui est compréhensible.

Défendre notre foi car elle sera attaquée, comme elle l’a été depuis le début. Cela ne veut pas dire au sens négatif être sur la défensive, mais être capable de donner des raisons valables pour notre foi et répondre aux objections.

Même pour nous-mêmes, il est important de conserver notre intégrité intellectuelle, et de garder une unité entre notre vie personnelle, dévotionnelle et intellectuelle.

On ne peut pas non plus assumer que parce qu’un chrétien est sauvé et rempli du St Esprit, il n’est plus influencé par le milieu dans lequel il vit.

L’apologétique n’est pas non plus pure spéculation intellectuelle en circuit fermé. Ce que j’entend par là est que son but est de communiquer la foi et non pas d’alimenter des débats stériles entre chrétiens. Nous avons besoin d’établir un contact constant avec la réalité et nous nous devons d’avoir une interaction avec notre génération. Un autre aspect de l’apologétique, surtout dans le cadre des « géants d’influence » de notre société, est que nous devons nous efforcer de changer le climat intellectuel de notre époque. La structure, telle qu’elle se présente maintenant, est hermétique à l’Evangile. Notre mission est d’influencer la pensée de l’époque et d’affecter les modèles de pensée de sorte qu’ils deviennent des sols fertiles pour la parole de Dieu. On peut penser bien sûr à la parabole du semeur. Dans le cadre de notre époque, nous avons souvent affaire à ce sol rocailleux, ou la parole ne peut pas prendre racine. Notre rôle est de préparer cette terre, de la labourer en quelque sorte, pour qu’elle devienne une terre cultivable où la semence de la parole de Dieu pourra prendre racine, germer et croître. C’est ce que l’on entend par pré-évangélisation. Nous nous préparons dans la prière et demandons au St Esprit de lever cet aveuglement dans le cœur des non croyants, mais aussi nous préparons les autres à recevoir la parole en remettant en question leur façon de penser.

Il nous faut communiquer l’évangile en des termes que notre génération peut comprendre. L’idée n’est pas d’avoir le dernier mot dans une discussion mais d’amener les âmes à Jésus . Au bout du compte rappelons nous aussi que c’est impossible sans l’œuvre du St Esprit et que notre combat est avant tout spirituel.

L’apologétique est donc au cœur de notre mission en tant que « sel de la Terre » et « Lumière du Monde ». Une chose très importante et que je voudrais aussi souligner est que lorsque nous parlons d’apologétique, de pré-évangélisation et d’évangélisation, nous avons à faire non seulement à ce que nous appelons des « forteresses » qui se dressent contre la vérité de la parole de Dieu mais aussi et surtout à des individus, uniques dans leur complexité et leur personnalité. Pensez un instant à ces membres de votre famille qui ne sont pas sauvés, à vos amis, vos proches, tous sont des individus précieux et fragiles, créés par Dieu. C’est pour cela qu’il nous faut traiter chaque personne de manière différente, et non pas comme une statistique ou une machine. Il est important de comprendre comment argumenter sa foi de manière rationnelle, toutefois on ne peut pas appliquer ces choses de façon mécanique. Nous devons faire confiance à la direction que nous donne le St Esprit par la prière et la sensibilité à sa voix pour traiter chaque personne d’une manière particulière.

Lorsque nous parlons à ceux qui ne sont pas chrétiens, qu’ils soient athées, musulmans ou sceptiques, quelle doit être notre priorité ? Je crois que c’est l’amour. Nous devons avoir de l’amour et de la compassion envers ceux que nous évangélisons, parce qu’ils sont humains et créés à l’image de Dieu. Parfois nous avons tendance à leur donner une réponse toute faite en ce qui concerne le salut, sans considérer leurs circonstances, leur milieu et leur spécificité. 

La Bible nous offre un système complet et qui présente une unité de pensée de la Genèse à l’Apocalypse. C’est le seul système, si je puis m’exprimer ainsi, qui peut faire face aux défis lancés par notre ère moderne. Les systèmes dit philosophiques répondent à certaines questions mais en laissent beaucoup sans réponse. Seule la Bible fournit les réponses à toutes les questions cruciales.

  1. 2.       Quelles sont ces questions ?

Ce sont les questions qui se présentent à nous lorsque nous faisons face à la réalité de l’existence. Personne ne peut échapper à cette réalité, quel que soit leur système de pensée ou de croyance.

Cette réalité peut être recoupée en deux parties. Premièrement le fait que l’univers existe et a une forme, et deuxièmement ce que l’on peut appeler l’ « humanité » de l’Homme, son caractère unique dans la création.

Même le philosophe existentialiste français  Jean-Paul Sartre reconnaît qu’il y a quelque chose qui est là, quelque chose qui existe, une réalité. Albert Einstein reconnait que ce qu’il y a de plus remarquable au sujet de l’univers, c’est que nous pouvons le comprendre même si ce n’est qu’en partie, au moyen de la science. Tout le monde s’accorde sur une réalité que l’on peut analyser et étudier, même si on ne la saisit pas dans toute sa complexité. D’autre part, nous pouvons ajouter à cela que quoi qu’il dise, l’Homme est unique est créé à l’image de Dieu, et cette réalité nous la vivons tous les jours. Il est écrit que la création révèle Dieu, nous avons assez de preuves qui indiquent l’existence d’un créateur pour que nous le cherchions et inclinons nos cœurs vers lui.

Quelle que soit l’époque, la Bible nous donne suffisamment de réponses pour notre existence. Que ce soit il y a 2000 ans, ou de nos jours, et même si Jésus ne revenait pas avant 500 ans, elle reste un document valide car intemporel. Il est donc faux que de penser que la soi-disant modernité ferme complètement la porte à l’évangile, car les questions existentielles ne changent pas.

Lorsque les gens refusent la vérité biblique, ils renient la révélation de Dieu dans laquelle eux-mêmes existent et évoluent. Ils existent mais n’ont pas de réponse pour l’existence, ils ont des valeurs morales mais pas de base pour ces valeurs.

Lorsque l’on dit qu’une personne est en perdition, on pense logiquement d’un point de vue évangélique à savoir qu’ils sont perdus sans Christ, encore dans leurs péchés et condamnés à passer une éternité en Enfer, séparés de Dieu. Ce qu’il nous faut comprendre, c’est que la majorité de ces gens ne savent pas qu’ils sont perdus, et comment pourraient ils le savoir ? Ils ne croient pas qu’il y ait un juste ou un faux absolu, ils ne croient pas en Dieu, ils n’ont aucune raison apparente de se considérer pécheurs. Très peu croient encore à la culpabilité. Comment alors leur présenter Christ comme sauveur ? « Sauvé, sauvé de quoi ? » vous répondront-ils.

Mais pour comprendre notre génération il faut aussi se pencher sur le deuxième aspect de ce que l’on entend par perdition. Pour eux, cela veut dire ne pas trouver de sens à l’existence. Ils errent sans but, sans morale, sans fondement pour leurs lois, sans principes absolus, sans réponse finale pour quoi que ce soit. Dans un sens, ils savent qu’ils sont perdus.

La Bible ne commence pas avec «  accepte Jésus comme ton sauveur », elle commence avec « Au commencement Dieu créa le Ciel et la Terre ». Voilà la réponse pour notre 21e Siècle et son état de perdition. C’est seulement après avoir clarifié ce fondement que l’on peut expliquer la vraie perdition, conséquence de la Chute. Mais s’il n’y a pas de Création, il n’a pas de Chute et pas de péché, ce qui annule la pertinence d’un sauveur. De quoi donc Jésus est-il venu nous sauver si nous sommes sans péché ?

  1. 3.       La théorie de l’évolution

Permettez-moi à ce stade de faire une petite parenthèse pour aborder le thème de l’évolution. Si l’on se repose sur la croyance évolutionniste, alors le fondement même de la Foi chrétienne est détruit. Sans la vérité historique de la Genèse, le plan du Salut divin, comme nous l’avons vu, perd tout son sens. Je pense que cette théorie de l’évolution, qui trouve ses origines dans le naturalisme et le rationalisme représente dans nos sociétés occidentales l’une des barrières majeures à l’avancée de l’évangile. Comment prêcher Christ à un public qui ne croit même pas en la création, et encore moins en un Créateur ?

Derrière cette théorie se cachent bien sûr des forces spirituelles hostiles au Royaume de Dieu. C’est l’esprit de rébellion et d’autonomie, qui veut pouvoir vivre en se débarrassant d’un Dieu encombrant. C’est cet esprit de l’homme après la Chute, qui est hostile à Dieu et ne supporte pas d’avoir à lui rendre des comptes. De cette volonté d’indépendance ont germé les formes de pensée qui ont amené des théories telles que la théorie de l’évolution à apparaître.

Au cœur de la rébellion de Lucifer face à Dieu reposait le désir d’indépendance, d’autonomie. Accepter la foi chrétienne nous pousse à accepter le fait que nous ne sommes pas autonomes. Nous ne nous sommes pas créés nous-mêmes, nous devons accepter la réalité d’un créateur et d’un sauveur et mettre notre fierté de côté et admettre que nous n’avons rien à voir avec notre naissance et rien à voir non plus avec notre salut, le tout étant opéré par Dieu sans notre intervention. C’est quelque chose qui rencontre la résistance de notre nature corrompue par le péché et qui veut être son propre maître.

 

 

 

  1. 4.       Le Rationalisme

 

L’homme cherche donc à expliquer la Nature sans Dieu, et pour ce faire il part de lui-même et essaie d’expliquer l’existence. Un rationaliste est une personne qui pense que l’Homme peut commencer avec lui-même et sa raison, en plus de ce qu’il peut observer, sans information venant d’une autre source, et en venir à des conclusions en ce qui concerne la vérité, l’éthique et la réalité. La rationalité est quelque chose de différent, c’est ce qui exprime la validité de la pensée, la possibilité de raisonner.

Un rationaliste pense en termes d’antithèse. ( Vrai-faux, juste-injuste, être- non-être)

Cette structure antithétique a son origine dans la réalité même des choses, c’est aussi ainsi que notre intellect est constitué.

La première chose qui nous frappe, c’est la façon contemporaine de comprendre le concept de vérité. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, si vous demandiez à l’homme de la rue d’énoncer son idée du vrai et du faux, il vous répondait dans un contexte antithétique. Ce que je veux dire par là c’est qu’à l’époque l’on raisonnait en termes d’absolus, que ce soit dans la sphère de l’Etre (ou de la connaissance) ou de la Morale. Je m’explique :  s’il y a un vrai il y a un faux, s’il y a un juste il y a un injuste . Formule logique très simple « A est A » et « non-A » n’est pas « A ». Deux entités distinctes et opposées. Si l’on a des absolus, on a une antithèse. Sur cette base, il est possible de débattre des questions de Justice ou de moralité, en opposant les valeurs. Aujourd’hui, on ne peut plus affirmer une telle chose, dire ceci est bon, ceci est mauvais, ceci est juste ou injuste relève plus de l’opinion personnelle, on parle alors du relativisme des valeurs. Lorsqu’il n’y a pas d’absolu, les valeurs sont relatives.

Comment alors prêcher l’Evangile si celui qui prêche et celui qui écoute ne s’entendent pas sur les définitions des mots utilisées. Sur quelles bases s’appuyer si tous deux n’ont pas au moins au départ les mêmes présupposés ?

  1. 5.       Hegel, Kierkegaard et la ligne du désespoir

Francis Schaeffer dans son livre la démission de la Raison dont je m’inspire dans cette étude marque le commencement de ce renversement des valeurs avec Thomas d’Aquin au 13e Siècle. Il voit en la philosophie de Thomas D’Aquin la naissance de l’homme moderne. Nous n’aurons pas le temps ici de nous attarder sur ses thèses et nous feront un bond géant dans l’histoire pour nous intéresser à un philosophe qui nous est un peu plus contemporain en la personne de l’Allemand Hegel.

Hegel ( 1770 -1831) fut l’homme qui ouvrit la porte à ce que Francis Schaeffer nomme la ligne du désespoir. Avant lui, la vérité était comprise sous la forme de l’antithèse, mais Hegel opéra une révolution complète dans le domaine de la pensée qui aura des répercussions bien au-delà de la sphère des institutions d’élites intellectuelles mais affectera l’opinion populaire de ce que l’on appelle la « modernité ».

L’antithèse est liée à la loi de cause à effet, une réaction en chaîne à comprendre de façon linéaire. Avec Hegel tout a changé. A l’antithèse s’oppose la thèse, mais leur conclusion avec Hegel n’est plus une opposition entre les deux, mais une synthèse des deux, différente par sa nature. Cette idée allait ouvrir la voie à des formes de Philosophie telles que le Marxisme. Le résultat est qu’en lieu et place de l’opposition des valeurs, l’on a une synthèse qui nous donne une conclusion relativisée.

Cette synthèse selon Hegel pouvait être atteinte par la raison.

Que se passe t il alors à partir de là ? Et bien arrivent sur le devant de la scène des philosophes tels que Kierkegaard (1813-1855), que l’on appelle le père de la pensée moderne.

Kierkegaard arrive à la conclusion que l’on ne peut pas arriver à une synthèse par la raison ; c’est là la fin du schéma classique, c’est ce que Schaeffer appelle la démission de la raison, le moment où la raison abdique dans sa prétention à comprendre l’existence. Jusqu’ alors l’homme avait placé sa confiance dans la raison, le rationalisme que nous avons évoqué plus haut. Son espoir était de pouvoir comprendre et expliquer l’univers par la raison, sans faire entrer en jeu l’hypothèse d’un créateur. Avec Kierkegaard on franchit le point de non-retour, « la ligne du désespoir » comme l’écrit Schaeffer. Au lieu d’une conclusion logique par la raison, un pas de foi est requis pour comprendre l’existence. En apportant à la pensée moderne ce concept du pas de Foi requis pour comprendre l’existence, Kierkegaard crée un modèle de pensée qui est toujours en place de nos jours. Ce qu’il crée, c’est une séparation entre la sphère du rationnel et de la logique et la sphère de l’irrationnel et de l’illogique. Dans la première catégorie on trouve l’homme et toute la « création », dans ce cadre, l’homme est comme une machine, un organisme biologique. Dans la deuxième catégorie, on place l’expérience existentielle, la dimension « spirituelle » si l’on peut s’exprimer ainsi.

De ce fait, tout ce qui appartient à la sphère du divin, du spirituel, de l’invisible, n’est plus communicable. On a créé un fossé infranchissable entre la raison et tout ce qui a rapport à Dieu.

  1. 6.       Le fossé entre le rationnel et le spirituel

Cela explique pourquoi aujourd’hui, lorsqu’en tant que Chrétiens nous confrontons les scientifiques sur leurs théories, par exemple l’évolution ou le Big-Bang, il semble y avoir entre nous ce fossé infranchissable. Ils disent « laissez nous nous occuper de questions scientifiques et vous, occupez vous de questions religieuses, mais ne venez pas nous ennuyer avec votre obscurantisme et vos superstitions. » Il semblerait que la Foi reste acceptable, tant qu’elle reste une affaire d’opinion personnelle et de choix privé, sans répercussions sur la sphère publique. « Croyez en Dieu si vous le voulez et nous nous continuerons à faire avancer la Science ». L’existence ou la non-existence de Dieu est devenue une question si marginale qu’elle n’est même plus pertinente pour influencer la vie de nos contemporains, du reste c’est ce qu’ils croient.

D’un côté nous avons donc les « faits », comme phénomènes observables, comme les « faits » liés à l’évolution et au Big-Bang, et de l’autre nous avons la Foi, qui n’est guère plus qu’un choix personnel.

Nous l’avons expliqué, pour communiquer l’évangile à une génération complètement perdue, il nous faut attaquer leur système de croyance et remettre en question les fondements même de leurs présupposés. S’ils croient en l’évolution, pourquoi alors ne pas leur demander ce qu’ils pensent de la complexité de la cellule ? Du temps de Darwin, il aurait été encore excusable de croire en l’évolution, car pour nous la cellule primitive n’était guère plus qu’une sorte de gelée informe. Maintenant nous savons que même la cellule la plus primitive est plus complexe qu’un microprocesseur. En fait sa complexité pourrait seulement être comparée à la complexité d’une usine ou d’une métropole. Et nous n’avons même pas commencé à nous intéresser aux formes de vie plus complexes. Ce n’est qu’un exemple. Qu’en est-il du Big-Bang ? Une explosion originelle sans espace et sans temps ? Les observations scientifiques elles mêmes, pour nous qui ne sommes pas aveuglés, nous indiquent toutes la présence manifeste d’un créateur.

 

 

Conclusion

L’apologétique ne devrait pas être séparée de l’évangélisation. Au centre de notre message, il y a Jésus, sa mort et sa résurrection. Le fondement de ce message est le présupposé que le Monde a été créé par Dieu, que ce Dieu est lui-même non créé mais a toujours existé, et il est trinité. Il a créé toutes choses donc rien n’est indépendant de lui.

Nous avons vu l’importance de comprendre quel est le climat intellectuel de notre temps. Si nous le comprenons, nous pouvons le changer. Cela ne contredit en rien la vérité biblique selon laquelle l’évangile est la puissance de Dieu pour le Salut. Ce que nous voulons accomplir, par la prière, la Foi, la parole de Dieu qui est l’épée de l’esprit, c’est un changement de l’atmosphère intellectuelle de notre époque. Il y a des forteresses de la pensée sur nos Terres qui se dressent face à l’avancée du Royaume de Dieu. Nous voulons les détruire au moyen de nos armes spirituelles et préparer le sol, le labourer, pour que la semence qui est la Parole de Dieu puisse pénétrer les cœurs. Nous avons donc ici deux niveaux d’application. Pour chacun de nous en tant qu’individus, une meilleure stratégie pour gagner les âmes de nos voisins, et en tant que corps de Christ, une mission collective de réforme de notre société.

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